Plages de sable fin, cratères et forêts alpines, champs de lave et déserts
: les sept îles de l’éternel printemps font bel et bien partie d’un même archipel,
mais ne se ressemblent guère. Il y a Lanzarote, l’île en noir et blanc, les
plages interminables de Fuerteventura, les dunes et le charme colonial de Las
Palmas de Gran Canaria, les vergers et dragonniers de Tenerife... Quant aux
plus petites îles, on s’émerveille des trésors écologiques que recèlent La Palma
et La Gomera, on se laisse charmer par une foule de légendes de la mystérieuse
et inaccessible El Hierro.
Mais alors, laquelle choisir à l’heure de faire ses valises ? Ceux qui s’y rendent
à la recherche du soleil reviendront émerveillés par la beauté des volcans.
Ceux qui cherchent le repos et la tranquillité loin des plages bondées constateront
que l’on peut associer randonnées et baignades dans des criques isolées. Mais
si, on vous le promet, elles existent encore ! L’essentiel du tourisme balnéaire
se regroupe dans quelques épicentres des îles principales, laissant aux Canariens
et aux plus aventuriers d’entre vous la possibilité de séjourner dans les recoins
les plus authentiques.
De nos jours, les intrépides navigateurs à la voile y font leur dernière escale
avant de se lancer dans l’Atlantique, réécrivant ainsi l’histoire de Christophe
Colomb à chacun de leurs passages. Certains y verront un avant-poste de l’Afrique
; d’autres, un trait d’union entre l’Europe et l’Amérique du Sud. Les Espagnols,
eux, les considèrent comme leurs tropiques. En tout cas, les Canaries ne cessent
de nous séduire par leurs paysages contrastés et par leur exotisme à la portée
de plus d’une bourse. Là, à trois heures des principales capitales européennes
et loin, bien loin des jungles en béton.