Les fantômes de Jersey
Anne-Marie Minvielle

Visitée par de nombreux pirates, envahisseurs et réfugiés, battue par les vents, l’île de Jersey ne compte plus ses naufrages. Les soirs d’hiver ou au pub, on ne se lasse pas de parler des fantômes… en se réconfortant avec quelques pintes.

Les randonnées Ghost Walks, se parcourent avec un guide durant les nuits estivales de St-Helier. Brrr… on frissonne au détour d’un réverbère près de West Park où vivait récemment une sorcière qui jetait des mauvais sorts. Ou encore devant ce magasin de Beresford Street où l’on trouva, en 1981, des traces de magie noire lors de la réfection des murs… Les sorcières étaient nombreuses sur l’île, comme en témoigne le curieux Witches Rock de Pontorson Lane, à Grouville. Et ne vous étonnez pas devant l’enseigne terrifiante du chien de Bouley, annonceur de tempêtes, ou encore le fantôme qui hante peut-être encore la rue à la Pendue à St-Ouen…

De l’époque des Normands, subsiste la coutume de la Clameur de Haro. Lorsqu’un Jersiais souhaite arrêter un agresseur, il se met à genoux et crie : « Haro ! Haro ! Haro ! À l’aide, mon prince, on me fait tort ». Et tout doit s’arrêter. Essayez pour voir… Le droit de perquage, lui, était accordé au criminel qui voulait échapper à la justice en se réfugiant dans une église. Il pouvait quitter celle-ci en courant par le chemin étroit menant au proche rivage où devait l’attendre un ami en bateau, à condition de ne pas sortir du chemin et de ne jamais revenir. Le dernier sentier de perquage est indiqué dans le cimetière de la chapelle des Pêcheurs à St-Brelade.

Texte : Anne-Marie Minvielle

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