L'île de Jersey, un jardin dans la Manche

Jersey, un État à part entière

Jersey, un État à part entière
Anne-Marie Minvielle

« Nous sommes d’abord des Normands et désormais les sujets britanniques de notre duc de Normandie, la reine Elisabeth II d’Angleterre », déclarent fièrement les Jersiais en 1204. Victor Hugo, lui, traitait ces îles de « morceaux de France tombés à la mer et ramassés par l’Angleterre ». Pas étonnant qu’il fut sommé de quitter l’île pour Guernesey, avec tous ses amis proscrits et plutôt dérangeants !

Un bref historique de Jersey, au sud de Guernesey et de Sercq, rappelle que cette île, reliée par terre à la France aux temps préhistoriques, fut conquise par le viking danois Rollon. Elle faisait partie de la couronne d’Angleterre de Guillaume le Conquérant dès 1066 et choisit de rester fidèle à Jean Sans Terre en 1204, en échange de son indépendance.

La Seconde Guerre mondiale verra Jersey plier sous le joug allemand, menant les habitants au bord de la famine. Depuis, l’île a retrouvé la paix et la prospérité grâce à une économie florissante et au tourisme. Fière d’être un État avec un parlement et une monnaie qui lui sont propres, Jersey s’étend sur douze paroisses à connaître pour s’orienter sur cette île où il ne faut guère s’étonner de rencontrer des connétables, des seigneurs, voire des centeniers agents de police… même féminins. Une île qui recouvre, d’est en ouest sur 14,5 kilomètres par 8 kilomètres, les paroisses de St-Ouen, St-Peter, St-Brelade, St-Mary, St-Brelade, St-Lawrence, St-Helier, Trinity, St-Saviour, St-Martin, Grouville et St-Clement.

Texte : Anne-Marie Minvielle

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