Une nature préservée
Anne-Marie Minvielle

Côté domestique, la petite vache de Jersey, couleur caramel, vous regarde de ses gros yeux bruns et globuleux. Côté sauvage, les innombrables passereaux qui s’abritent dans les haies et les oiseaux migrateurs font l’objet de birdwatchings sur toute l’île (liste auprès du Jersey Tourism). Parmi les espèces protégées, on compte l’’écureuil roux dans le bois de Ste Catherine, ou le lézard vert et la grenouille agile de Jersey dans le site de l’Ouaisné Common.

Jersey abrite aussi la fondation Gerald Durrell. Cette extraordinaire expérience fut menée par un couple qui s’engagea, il y a tout juste 50 ans, à sauvegarder des animaux en voie d’extinction. Dans un cadre naturel à l’apparence d’une jungle, on part à la rencontre de Big Daddy — gorille philosophe et majestueux de 222 kilos — et de sa famille, du cousin du Dodo — disparu au XVIIe siècle —, des chauves-souris géantes des Comores, mais aussi des derniers grands singes de notre planète.

Une île britannique sans fleurs, ça n’existe pas… De magnifiques jardins privés débordent des cottages et manoirs, tel Samares Manor à St-Clement. Si l’on respire la lavande à St-Brelade et les collections d’orchidées d’Eric Young à Victoria Village, la flore sauvage n’est pas en reste. Le long des chemins, on pourra distinguer, sans les cueillir, l’ail à trois angles le long des haies, l’épinard de mer vers Archirondel, l’anogramme à feuilles minces sur les talus ou encore l’orchis bouffon à Portelet Common. Et en rentrant, vous irez planter la fameuse Jersey Lily rose — Amaryllis Belladonna —, dans votre jardin….

Texte : Anne-Marie Minvielle

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