Voici une île peuplée plutôt de bergers que de pêcheurs où, d'avril à octobre,
on peut goûter aux joies du tourisme balnéaire, et partir à la découverte de
son extraordinaire patrimoine naturel dans les régions de la Gallura, la Barbagia
et de l'Ogliastra.
Les plages de Sardaigne comptent parmi les plus belles de
la Méditerranée, et les plus calmes aussi, grâce à la faible présence humaine
sur ses 1 850 km de côtes. De plus, ses côtes sont cristallines et poissonneuses,
idéales pour la baignade et la plongée. Autrement dit, une nature intacte dont
peu de ses voisines de la grande bleue peuvent encore se vanter. Si elle est
moins boisée que la Corse, ses paysages sont tout de même moins secs qu'en Sicile
ou en Crète.
Le cœur de la Sardaigne est montagneux, à cause de l'érosion qui a modelé son
relief en créant des gorges, des falaises calcaires et des vallées, mais peu
de plaines et de hauts plateaux. La couleur dominante est le bleu ponctué de
rouge et de marron ; un gigantesque amas rocheux où les sommets granitiques
et le maquis semblent posés directement sur la mer. Et, à l'intérieur, d'énormes
forêts de chênes verts séculaires et de lentisques, des collines couvertes d'oliviers...
Plus haut encore, la puissance du vent fait plier les troncs des chênes-lièges,
les contraignant à une éternelle révérence.
Côté culture, l'île recèle des ruines archéologiques comme les nuraghes
(habitations primitives), des tombes des géants, des églises romanes et affiche
une longue tradition de fêtes religieuses et païennes. Ajoutez à ceci une petite
hôtellerie familiale et une gastronomie composée de saveurs locales et authentiques...
de quoi faire tarir tous les clichés qui font de la Sardaigne une destination
confidentielle réservée à la jet-set. Fuyez la Costa Smeralda et ses clones
balnéaires (Villasimius), choisissez n'importe quel mois sauf août et vous serez
sans doute conquis par les charmes de cette île si proche et pourtant si exotique.