Turquie : la Lycie, terre de lumière

Antalya, une perle de culture

Antalya, une perle de culture
Eric Milet

Il est bien loin le temps où la végétation qui dégringolait des pentes escarpées du mont Taurus enserrait la petite ville d'Antalya (photo) dans un écrin de verdure. La ville, qui comptait 30 000 âmes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en totalise aujourd’hui près d’un million ! Désormais plaque tournante du commerce maritime, la perle de la riviera turque se targue d’un ensoleillement exceptionnel : 300 jours par an ! Si l’été est quelque peu étouffant, le printemps et l’automne offrent de belles plages de douceur. Kaleiçi, (la ville historique) perchée sur un promontoire rocheux surplombant la grande bleue, avec ses vieilles maisons ottomanes, ses balcons fleuris et ses ruelles pavées, témoigne encore aujourd’hui d’un certain art de vivre.

Kaleiçi semble délaissée par les autochtones, mais elle n’en demeure pas moins une excellente base pour un séjour à Antalya. Quelques petites pansiyon ou hôtels bon marché disputent aux établissements de charme la clientèle des voyageurs en escale. Passée la demi-heure du petit déjeuner servi sous forme de buffet avec tomates, saucisson de dinde, féta, olives et concombre - sans oublier le traditionnel yaourt (les laitages sont omniprésents dans la cuisine turque) -, la matinée commence par un bain.

La mer est accessible en plein centre. Il suffit pour ça de descendre sur l’un des appontements aménagés en bar de plage. Le tout payant, et pas forcément bon marché, mais comprenant transat, parasol et douche d’eau claire pour se rincer. La journée peut se passer là, à ne rien faire. Mais ce serait sans compter la richesse de la collection d’antiquités du musée archéologique, qui mérite le détour. La statuaire provient majoritairement du site de Pergé. Si elle mériterait d’être mieux mise en valeur, elle n’en demeure pas moins le témoin de sa superbe d’antan.

Enfin, les amateurs de shopping trouveront leur bonheur au gré des rues commerçantes qui enserrent la vieille ville. Certes, la mondialisation y dicte sa loi comme dans toutes les grandes villes. Au voyageur de faire le tri. Mis à part les sempiternelles boutiques de souvenirs, le vieux bazar, avec ses estaminets résonnant du claquement des dominos, recèle encore quelques belles tranches de saveurs orientales. La Turquie pittoresque est bien là, dans la manière de boire le thé rouge, le vrai, pas le « pipi de chat » à la pomme verte instauré par la junte touristique.

Texte : Eric Milet

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