Turquie : la Lycie, terre de lumière

Les monts du Taurus : en route pour Arycanda

Les monts du Taurus : en route pour Arycanda
Eric Milet

Les monts du Taurus (photo) font partie de la branche occidentale de la grande chaîne de montagnes qui traverse toute l’Asie. Un pays escarpé de pics et de vallées isolées, de colosses de calcaires rugueux, âpres, qui parfois plongent abruptement dans la mer. Cet aspect tourmenté a depuis toujours influencé l’évolution culturelle de ses habitants. Depuis des temps immémoriaux les peuples nomades ou semi-nomades se sont annuellement déplacés, abandonnant les piémonts ensoleillés où ils paissaient l’hiver pour conduire dès les premières chaleurs leurs troupeaux vers les alpages frais et verdoyants.

Mentionnés dans les textes hittites et proche-orientaux, les Lukkas habitaient jadis cette région. On ne sait pas grand-chose de ce peuple mystérieux qui vivait ici au IIe millénaire ; les géographes de l’Antiquité, Hérodote en tête - qui mélangeaient allègrement mythe et réalité -, écrivaient à peu près ce qu’ils voulaient des faits et mœurs des peuples de cette époque. Les Lyciens du 1er millénaire sont sans doute leurs descendants. Alliés des Troyens dans l’Iliade, ils paraissent s’être regroupés dans la vallée fertile baignée par le fleuve Xanthe, mais ce n’est qu’à partir du milieu du VIe siècle avant J.-C. qu’ils entrent véritablement dans l’histoire.

Aujourd’hui la région regorge de ces villes oubliées : Patara, Xanthos, Létôon, Tlas, Pinara pour ne citer que les plus visitées. Arycanda fait partie de ces sites mystérieux où résonne avec force l’âme d’un peuple à jamais disparu.

Texte : Eric Milet

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