Le bus est un moyen de transport très utilisé en Turquie. Du coup, pour les trajets grandes distances, mieux vaut réserver son billet dès que possible. Le service est assuré sur tout le territoire par des compagnies privées et s'avère relativement économique : grosso modo, compter environ 7-8 TL par heure de voyage.
Certains bus s'arrêtent quand on leur fait signe, s'il reste de la place. Pour les grandes distances, ils roulent souvent de nuit. Les haltes sur les longs trajets sont fréquentes. Inutile d'emporter de la nourriture.
Pour les trajets courts, on prend les dolmuş (minibus).
Dans les grandes villes, les gares routières (otogar) rassemblent les différentes compagnies. Dans la grande majorité des cas, ces otogar sont excentrées. Les compagnies ont alors un service de navettes avec le centre-ville (là où se trouve une agence de la compagnie) dans les deux sens.
Les otogar sont ouvertes toute la nuit. On y trouve généralement de quoi se ravitailler.
Le confort varie d'uned'une compagnie à l'autre.l'autre. Le sérieux aussi.
De manière générale, il vaut mieux faire confiance à la compagnie originaire de la région où l'on se trouve. Par exemple, pour la côte ouest, au sud d'Izmir, les compagnies Pamukkale ou Özkaymak ; pour la Cappadoce, les compagnies Süha et Nevşehirliler.
À l'ouest de l'axe Ankara-Adana, la compagnie Varan est très bien ; plus chère que les autres, mais c'est le grand luxe. Très sérieuse aussi et moins chère : la compagnie Kâmil Koç.
Attention aux rabatteurs qui vous promettent que telle ligne est directe alors qu'il faut changer. N'hésitez pas à vérifier l'information.
Le train en Turquie est idéal pour les fauchés, les amateurs de vie pittoresque et, surtout les « pas pressés » : très lent, il faut compter jusqu'à h pour parcourir 200 km. La liaison Istanbul-Ankara est intéressante, car il existe des trains rapides (5-6 h) ou des trains qui permettent d'économiser une nuit d'hôtel. Il existe des couchettes (kuşet) et des wagons-lits pour 2, avec service de grande classe évoquant les fastes de l'Orient-Express.
Voici quelques conseils :
- chercher le bilgisayar gişeleri pour acheter le billet. En haute saison, mieux vaut réserver vos billets à l'avance ;
- éviter les trains yolcu, plus que lents ;
- à Istanbul, les trains en partance pour l'Asie se prennent à la gare d'Haydaspaşa. Ceux pour l'Europe partent de la gare de Sirkeci, près du pont de Galata ;
- possibilité de réservation de billets sur le site du réseau ferroviaire.
Les dolmuş, minibus collectifs, desservent les villes intra-muros mais aussi leurs environs, et les relient même parfois entre elles comme de véritables bus. Ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins, d'où leur nom (dolmuş signifie « remplis »). Le prix (en général affiché dans le véhicule à l'avant) et les itinéraires sont fixes. Sur le parcours, ils s'arrêtent n'importe où, sur demande. Ils circulent en général jusqu'à 18-19h.
En ville, prendre un taxi avec taximètre (taksimetre) et vérifier que le compteur est bien mis. Il n'y a pas de tarif de jour et de nuit. Gardez en tête que le prix du carburant augmente rapidement.
S'il doit être pratiqué avec prudence dans l'Est, c'est une solution courante chez les Turcs eux-mêmes, en particulier entre les villes mal desservies par les dolmuş. Recommandation de correction : pour un couple, il vaut mieux que le garçon soit devant. Afin d'éviter toute équivoque, si on vous le demande, dites que vous êtes mariés. Filles seules ou en groupe, s'abstenir impérativement.
Il arrive que le chauffeur demande une participation financière équivalente au prix du dolmus.
Intéressant sur certaines lignes intérieures, si l'on prend en compte le temps mis par les bus pour effectuer la même distance. D'autant plus que grâce à l'apparition de petites compagnies comme Onur Air, Atlas Jet, Sun Express ou Pegasus, les tarifs ont baissé depuis quelque temps.
C'est la meilleure solution pour visiter le pays mais pas la moins chère. De nombreux voyagistes français proposent des forfaits avion + voiture. En été, prévoir souvent 48h d'attente pour la location de modèles économiques.
- Faire très attention aux contrats d'assurance. Ils couvrent en général la voiture mais rarement les conducteurs ou du moins, de manière limitée. Du coup, des assurances optionnelles sont souvent proposées en plus. Vérifiez que vous n'êtes pas déjà couvert par ailleurs (par votre carte de paiement, par exemple) ou prenez une assurance rapatriement avant votre départ.
- Les prix, dégressifs selon la durée, sont aussi élevés qu'en Europe. Compter environ 80-120 TL par jour pour une voiture moyenne.
- Les grandes compagnies permettent de restituer le véhicule dans une ville différente de celle où on l'a pris (drop off) mais le supplément est en général conséquent.
- Pour pouvoir emprunter les autoroutes, demandez à votre loueur si la voiture dispose d'une carte HGS kartı, utile pour régler les péages. Certaines grandes compagnies fournissent une carte créditée d'un petit montant qu'elles vous demandent de régler en sus de la facture de location du véhicule. D'autres compagnies équipent leur véhicule d'un OGS, un système de télépéage qui permet un passage automatique aux guichets ; vous payez alors le montant utilisé lorsque vous restituez la voiture.
- Les contrats de location n’autorisent pas de se rendre dans un pays voisin. Impossible donc de prendre le ferry avec un véhicule de location pour rejoindre une île grecque.
Le réseau est correct et assez bien entretenu. Ce qui ne veut pas dire que les routes soient sans danger ! Il est conseillé de faire très attention, surtout la nuit.
La plupart des autoroutes sont payantes (peu chères). Il en est de même pour les deux ponts qui enjambent le Bosphore à Istanbul. Mais attention, on ne peut pas régler en espèces. On paie à l'aide d'une carte magnétique KGS kartı, que l'on présente à la barrière de péage (aux guichets HGS).
Pour ceux qui ont leur propre véhicule, cette carte s'achète dans certaines stations-service (compter un peu moins de 5 TL). La première fois, il faut la créditer d’un montant minimal de 50 TL.
Le code de la route est international, et le port de la ceinture obligatoire à l'avant comme à l'arrière (amende en cas d'infraction). L'une des grandes difficultés est l'entrée des grandes villes : les voies se multiplient, mais le marquage au sol est parfois inexistant. Il est rare que l'on utilise le clignotant pour tourner, et les dépassements se font un peu n'importe où.
Quelques conseils :
- éviter de rouler de nuit ;
- à la campagne, charrettes, troupeaux de moutons et tracteurs peuvent débouler ;
- attention aux camions devant vous. Dans les côtes, ils dépassent rarement les 20 km/h ;
- en théorie, la priorité est comme chez nous, mais restez vigilant. Au niveau des ronds-points, on laisse la priorité à droite ! Enfin, la priorité semble proportionnelle à la taille du véhicule : les bus sont rois.
- La vitesse est limitée à 50 km/h dans les agglomérations, à 90 km/h sur route et à 100 km/h sur autoroute. La police est équipée de radars et effectue de nombreux contrôles.
Mauvaise nouvelle, elle est environ 25 à 30 % plus chère qu’en Europe.
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