Turquie : la Lycie, terre de lumière

Kaş, plaisirs aquatiques

Kaş, plaisirs aquatiques
Eric Milet

Kaş a su garder le charme du petit port de pêche d’antan. Même si le béton part à l’assaut de la montagne, il y règne encore la douce ambiance des cités balnéaires à dimension humaine. Ici, les pansiyon hébergent le plus souvent les amateurs de sports en plein air. Le mythe du grand bleu est plus perceptible qu’ailleurs. La petite cité lycienne se vante d’ailleurs d’être devenue la Mecque de la plongée. Tous les matins vers 10h, de nombreux bateaux quittent le port en quête du meilleur mouillage pour leurs clients. Le cadre est idéal pour l’initiation, mais les mordus ne seront pas en reste : on leur a coulé quelques épaves afin qu’ils puissent jouer les chercheurs d’Atlantide.

Kaş est bien desservie par les services de bus en provenance des aéroports d’Antalya ou de Dalaman (à environ trois heures de route). La fréquentation touristique bat son plein en juillet et août. Il vaut mieux s’y rendre au printemps et en automne. Les prix des pensions dégringolent sérieusement et les plages, bondées au plus fort de l’été, offrent hors saison de véritables petits îlots de tranquillité.

La plage dans la ville se résume à quelques appontements devant les bars ou les restaurants situés à l’est du port. Les plagistes patentés préfèreront les services de la coopérative des marins qui, pour une dizaine de livres turques (environ 5 €), les conduiront pour la journée sur l’une des plages aménagées de Liman Ağzı, à quelques encablures à l’est du village, au fond d’une baie tranquille. Sur place, quelques « paillottes » proposent une cuisine locale. L’occasion de savourer les traditionnelles gözleme (les crêpes fourrées), en sirotant un thé, ou une Efès, la bière locale. L’ambiance est délicieusement familiale. On est loin des étalages régis par la loi des transats alignés comme des places de parking que l’on trouve du côté de Kemer ou sur la côte égéenne. Ici, la mer est encore sauvage.

À partir de 7 ou 8 personnes (maximum 12) et pour environ 25 € par personne, il est possible d’affréter un caïque pour visiter le petit archipel d’îlots désertiques au large. En général, le capitaine organise les temps forts de la journée. Il fournit masque et tuba et prépare les repas où le poisson a toujours une place de choix. Il est également possible de louer ce type d’embarcation pour 2 ou 3 jours et pousser un peu plus loin le long de la côte, vers le golfe de Fethiye.

Texte : Eric Milet

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