Chypre, l'île d'Aphrodite

Elle les rend tous fous...

Elle les rend tous fous...
Anne-Marie Minvielle

« Je chanterai Kythéréiè née dans Kypros et qui fait de doux présents aux mortels. Son visage charmant sourit toujours, et elle porte la fleur aimable de la jeunesse. Salut, Déesse qui commande à Salamis bien bâtie et à Kypros entière ! » (Homère, Hymne à Aphrodite, traduit par Leconte de Lisle, 1868).

Trop de beauté provoque et Aphrodite, déesse de l’Amour, est au cœur de bien des drames. Aphrodite est mariée au très laid Héphaïstos (Vulcain), elle le trompe allègrement, entre autres, avec les dieux Arès (Mars) dont elle aura Éros (Cupidon), Dionysos, Hermès et Poséidon, plus Anchise et Adonis parmi les mortels. Désignée par la pomme d’or de Pâris comme la plus belle des femmes, elle fut à l’origine de la guerre de Troie.

Mais Aphrodite est aussi la déesse de la fécondité et fertilise les champs. Son culte fut si réputé à Chypre, au sanctuaire de Palea Pafos de Kouklia, que les bateaux affluaient au port de Pafos des quatre coins de la Méditerranée orientale. Les orgies nocturnes et « dionysiaques » étaient fort bien conçues : les hommes payaient pour déflorer de jeunes vestales, mais comme l’acte était sacré, elles pouvaient quand même se marier par la suite… Ces cérémonies avaient un succès retentissant, on le comprend. Le culte fut aboli par l’empereur byzantin Théodore et un tremblement de terre fit le reste au IVe siècle.

Texte : Anne-Marie Minvielle

Mise en ligne :

Chypre Les articles à lire

Services voyage