Chypre, l'île d'Aphrodite

Chypre, belle et convoitée

Chypre, belle et convoitée
Anne-Marie Minvielle

Troisième île de la Méditerranée, entre la Turquie, la Syrie, l’Égypte et la Grèce, Chypre doit sans doute son nom à ses mines de cuivre, kypros. Convoitée, souvent vendue, Chypre fut occupée tour à tour par les Grecs, les Romains, les Byzantins, les Français au XIIIe et XVe siècles, les Vénitiens, les Ottomans puis les Anglais. Elle devint République indépendante de Chypre en 1960 avec monseigneur Makarios, président et primat de l’église orthodoxe.

Une constitution impossible à appliquer provoqua l’occupation de l’île par les Turcs en 1974 sur près de 36,7 % de sa surface nord. Date critique qui perturbe toujours Chypre, coupée à sa capitale, par un mur qui la sépare de l’armée turque du nord. Seule la République indépendante de Chypre a intégré l’Union européenne en 2004, malgré des essais de réunification.

Relevant le défi des perturbations engendrées par cette amputation, cette république culturelle s’il en est, a privilégié l’accueil et le tourisme. Sous un climat toujours ensoleillé, elle cumule les sites archéologiques sur son littoral, les églises byzantines à fresques autour des monts Troodos (1 951 mètres), les vestiges des Croisés et des Templiers, les forteresses françaises des Lusignan, et encore des églises gothiques, des monastères et des mosquées. Montagne et baignade, vins, bonne chère et danses, on comprend pourquoi la belle Aphrodite y a séjourné !

Texte : Anne-Marie Minvielle

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