Tours et détours en Sardaigne

À l’ouest, le pays minier

À l’ouest, le pays minier
Anne-Marie Minvielle

Décidant de remonter vers le Nord par la côte ouest (photo) pour faire le tour de l’île en auto, nous partons par la SS 195 vers Pula. Les flamants roses, surnommés ici les « barons rouges », nous regardent passer, impassibles depuis les étangs à anguilles qui environnent Cagliari. La route panoramique monte par la tour de Chia et la mer. Le jaune domine, entre les mimosas, les genêts de Corse en fleurs, le fenouil et les astérisques maritimes ou Odontospermum, sorte de marguerites jaunes. Les innombrables asphodèles, si répandues qu’elles servent de blason à un club de foot sarde, attendent quelques ânes gloutons.

Le sable blanc explique le succès des plages de Sardaigne qui attirent chaque année les adorateurs du soleil et de la plongée sous-marine. Trois parcs nationaux, plus d’une dizaine de parcs et réserves régionaux, un littoral inconstructible par endroits, des villas basses et cachées dans une végétation luxuriante préservent le capital naturel, véritable richesse de la Sardaigne. Il y a peu de villages, l’habitat est éparpillé et l’architecture rurale décevante. Mais les paysages nous comblent et nous écouterons même le chant de la petite fauvette sarde, sylvia sarda, grise et noire sous les pinèdes.

Dépassant la zone archéologique de Montessu, nous atteignons le pays minier d’Iglesias. Le Conseil de l’Europe a bon dos pour restaurer les innombrables mines de fer, de plomb et d’argent de la région et en faire une attraction touristique qui nous laisse un peu déçus.

Texte : Anne-Marie Minvielle

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