Une vie de Sarde
Anne-Marie Minvielle

Après 2 000 kilomètres par les friches, les quelques vignobles et les mines abandonnées, constatant le peu de bateaux de pêches dans les ports et une industrie bien modeste, les questions fusent au bar du coin quand on trouve quelqu’un parlant le français — et il y en a beaucoup ! Oui, de quoi vivent-ils ?

« Nous sommes peu nombreux», répondent-ils en souriant. Seulement 68 habitants au kilomètre carré. Ils vivent essentiellement de l’élevage, des brebis qui paissent en toute liberté, des cochons et des chèvres sauvages, de ces élégants chevaux de race sarde dans le centre, du chêne-liège vers l’est, de la culture des arbres fruitiers, des oliviers et des artichauts, mais surtout et avant tout du tourisme !

L’arrivée financière du Consorzio Costa Esmeralda fondé par le prince Aga Khan en 1962 sur la côte nord-est et l’aide du Conseil de l’Europe, notamment pour des routes en parfait état, apportent beaucoup au développement touristique essentiellement côtier. La malaria a été éradiquée au début du XXe siècle, même si les zanzare, moustiques en italien, sont présents près des étangs. Mais le niveau de vie, surtout dans les montagnes sujettes à l’émigration, reste encore bas. Un bon moyen pour s’en sortir est d’ouvrir un hôtel, un restaurant ou quelques chambres d’hôtes : les agriturismi, sortes de fermes-auberges, sont à recommander à tout point de vue.

Mon meilleur souvenir de ce bref survol de la Sardaigne ? Un arrêt avec des pâtisseries sardes et un verre de myrte, au pied d’un tombeau de géant, près d’un olivier centenaire et d’une chèvre, face à la mer turquoise et au sable blanc… Pas mal, non ?

Texte : Anne-Marie Minvielle

Mise en ligne :

Sardaigne Les articles à lire

Voyage Sardaigne

Bons Plans Voyage

Services voyage