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Montagnes et traditions en Barbagia

Montagnes et traditions en Barbagia
Anne-Marie Minvielle

L’esprit reposé par ce paradis, la tentation nous vient de descendre de nos montagnes pour jeter un coup d’œil au luxe de la côte d’Émeraude, au diable quoi… Ce sera pour apprécier malgré tout, l’architecture ocre et rouge discrètement sarde de Porto Cervo et de Porto Rotondo, rendez-vous de la jet-set internationale. Hors saison, les gros yachts semblent comme assoupis dans les marinas. Sans pouvoir malheureusement visiter l’archipel de la Maddalena, réputé pour ses paysages, notre descente de la côte Est débute par la traversée d’Olbia. Ayant quelque peu une indigestion archéologique, nous rejoignons Nuoro et le massif montagneux du Gennargentu, dont les cimes sont encore enneigées à 1 834 mètres.

Nuoro, au cœur de la Barbagia, garde ses coutumes. Dans cette ville de montagne, étrangement vallonnée autour d’un ravin dépotoir où paissent vaches et moutons, le musée des Traditions sardes passionne par la reconstitution du très curieux carnaval des Mamuthones (photo) à Mamoiada. Une épaisse cape en poils d’animaux et d’énormes cloches pesant jusqu’à 50 kilos recouvrent des hommes aux masques noirs réalisés par des artisans locaux. Ils avancent en dansant lentement, en une sorte de rite païen, pour affronter les fouets des Issocadores aux masques blancs, sorte de chasseurs divins. Inutile de préciser qu’il vaut mieux retenir son hôtel à l’avance.

À Nuoro, ce seront des gnocchis sardes malloreddus à la farine de son et des tripes rôties, sa cordedda avec un verre de nepente, le vin préféré du poète d’Annunzio, qui nous réconforteront d’un temps incertain.

Texte : Anne-Marie Minvielle

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