Tours et détours en Sardaigne

Romains, argent et carnaval

Romains, argent et carnaval
Anne-Marie Minvielle

La route en lacets S 126 nous mène, à 15 kilomètres au nord d’Iglesias, au magnifique temple romain d’Antas : le guide sous nos yeux… Difficile de concilier kilomètres et horaires en pleine nature, sur des routes souvent mal indiquées, où manque le kilométrage ! Une foire artisanale à Fluminimaggiore permettra de voir paniers, châles et masques en bois sous une fresque murale racontant les grèves des mineurs.

La descente vers la Costa Verde et le petit port de Portixeddu se fait sous les palmiers et les roches rouges. Mer, puis montagne : toujours en pays minier, traversant de fortes pentes de pinèdes et de chênes-lièges, notre S 126 rentre dans les terres. L’ancienne mine de Montevecchio (photo), à Guspini, vaut le détour pour son ampleur. Traversant les cultures de safran de la plaine du Campidano, nous arrivons à Oristano pendant la sieste. Seuls des masques gravés dans la pierre évoquent le fameux carnaval, la Sartiglia, sorte de cavalcade dirigée par un chevalier masqué, le Compoidori.

Toute proche, la péninsule de Sinis nous attire, comme elle a séduit Honoré de Balzac en 1838. Il vint y acheter une mine d’argent pour refaire sa fortune, sans succès, et se contenta d’observer le pillage en règle des tombes romaines de Tharros. Dans une brume toute marine, les ruines dominent le paysage, non loin de l’île du Mal de Ventre. Un repas de spaghetti à la Bottarga, œufs de mulet pressés et fumés, nous fera connaître encore une spécialité tipico, avant de visiter le site d’Is Cirquittus, petit Stonehenge sarde.

Texte : Anne-Marie Minvielle

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