Tours et détours en Sardaigne

La Gallura, un paysage biblique

La Gallura, un paysage biblique
Anne-Marie Minvielle

Nous regrettons qu’il ne fasse pas encore assez chaud pour se baigner en avril, comme le confirme le dicton… Depuis Stintino, la vision de l’île de l’Asinara, protégée sévèrement par un parc national, nous fait rêver à ses habitants privilégiés, des ânes albinos aux yeux bleus… Après la visite de la basilique romane de Porto Torres, tamaris et mimosas nous accompagnent le long d’une côte de plus en plus aménagée. Dans les marais salants, une tortue, comme il y en a tant sur l’île, traverse sagement notre chemin. Mer ou montagne ? Facile en Sardaigne.

Nous repartons donc vers les terres de la Gallura qui restera l’une de mes régions préférées. Surprise : la petite église romane de San Pietro di Simbranos (photo) dévoile tous ses charmes, au détour d’un virage. Les montagnes se font granitiques à Tempio Pausania où l’on nous indique un hôtel rural de rêve à 10 kilomètres de Luras, isolé dans les vignobles, face au lac de Liscia. De quoi se perdre dans la nature à la recherche d’oliviers millénaires, mais où — incroyable ! — une guérite et deux jeunes filles nous attendent malgré tout pour 2 €.

Tout proche, le bourg de Calangianus vit de l’exploitation du chêne-liège et du miel amer que l’on retrouve dans la confection de délicieux gâteaux, les seadas, fourrés au pecorino, au citron et frits dans l’huile. Le paysage biblique est le cadre d’une petite balade à ne pas manquer pour atteindre le tombeau de géant de Pascaredda, sous les chênes et les oliviers et… c’est gratuit ! À 5 kilomètres à l’ouest d’Arzachena, le tombeau du Coddu Vecchju, le plus beau de tous, vient d’ouvrir rien que pour nous.

Texte : Anne-Marie Minvielle

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