Tours et détours en Sardaigne

Chevaux sardes et églises en trachyte

Chevaux sardes et églises en trachyte
Anne-Marie Minvielle

Droit vers les montagnes du centre, nous arrivons sur les pentes du Monte Urtigu (1 060 mètres). Dès le matin, le brouillard se lève sur un paysage de plateaux sauvages où s’ébattent d’élégants pur-sang sardes. La région de Santu Lussurgiu est réputée pour cet élevage racé, ce qui explique bonne table et bonne chère ! Montaigne y serait venu prendre les eaux au XVIe siècle. Notre hôtesse nous indique quelques nuraghi faciles à trouver, que l’on rejoint à travers de magnifiques estives bordés de murets. Près de la S 131, le puits sacré de Santa Cristina à Paulilatino, ne laisse pas d’étonner. Sorte de trou aztèque, le puits est illuminé deux fois l’an, par le solstice.

Il est temps de reprendre vers le Nord et Macomer où les étranges menhirs féminins ou bétyles de Tamuli (photo), se dressent sur l’arrière-plateau. Quelques églises romanes et rayées en trachyte, calcaire et granite, évoquent leurs voisines corses et changent de notre ordinaire. La magnifique église de Santa Trinita di Saccargia et ses fresques, à 10 kilomètres au sud-ouest de Sassari, et à côté, celle de San Michele di Salvènero à Ploaghe en sont les plus beaux exemples.

À Sassari, le musée archéologique est fermé le lundi — ô déception ! Nous nous contenterons d’admirer la façade baroque espagnole du Duomo San Nicola. La mer est toute proche et nous invite à remonter vers le cap de Falcone, réputé pour ses eaux turquoise translucides. Seules les tours pétrolières de Porto Torres font tache sur cette côte où s’enchaînent les plages blanches de sable fin… Un rêve pour les opérations immobilières touristiques.

Texte : Anne-Marie Minvielle

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