Les routes mythiques

27 mars 2020

La Route 66, la Panaméricaine, la Route de la Soie, les chemins de Katmandou ou ceux de Compostelle, la Great Ocean Road… Certaines routes, universellement connues, font rêver les voyageurs du monde entier.
Récentes ou anciennes, elles se sont distinguées parce qu’elles ont répondu à des besoins essentiels de l’homme : commercer, trouver fortune, accomplir un acte de foi, ou tout simplement voir du pays.
Toutes ont un point commun : que ce soit pour leur histoire, les paysages qu’elles traversent, les exploits auxquelles elles sont liées, elles appartiennent à la mythologie du voyage.
L’équipe du Routard vous souhaite d’en parcourir une ou plusieurs, pour entrer dans la légende... dès que l'on pourra reprendre la route !
Voir aussi notre dossier Routes mythiques de France
Routes mythiques : Amérique du Nord
La Route 66, la Panaméricaine, la Pacific Coast Highway... Tour d'horizon des routes entrées dans la légende du voyage en Amérique du Nord.
La Panaméricaine

Quelques routards peuvent se vanter d’avoir emprunté la Panaméricaine (ou Transaméricaine) sur toute sa longueur, soit 25 750 km. Elle ne représente pourtant pas de difficultés majeures. Tout véhicule motorisé peut s’y aventurer car la Pan-American Highway consiste en une succession de voies rapides et d’autoroutes qui prennent plusieurs noms selon ses tronçons.
Entre Fairbanks (Alaska) et Dawson Creek (Colombie britannique), on l’appelle la grande route d’Alaska. De Laredo (Texas) à Panama Ciudad, c’est l’Interaméricaine. À partir de là, il manque une portion d’une centaine de kilomètres pour faire la jonction entre le Panama et la Colombie.
De ce pays, on va prendre la grande route Simón Bolívar à partir du port vénézuélien de La Guaira, près de Caracas. On file ainsi jusqu’à Santiago du Chili après laquelle les volontaires pour l’aventure vont chercher la Carretera Austral à Puerto Montt qui mène à l’extrême sud du continent.
Itinéraire du nord au sud : Fairbanks (Alaska), Whitehorse (Yukon), Edmonton, Calgary (Alberta), Billings (Montana), Denver (Colorado), Albuquerque (Nouveau-Mexique), San Antonio (Texas), Monterrey (Mexique), Mexico, San Salvador, Panama (coupure entre Yaviza et Turbo), Cali (Colombie), Quito (Équateur), Lima (Pérou), Antofagasta, Valparaiso, Santiago du Chili, Puerto Montt (Chili).
Route 66 (États-Unis)

Cela paraît incroyable, mais la route 66 est considérée comme un chef-d’œuvre en péril. Cette voie de 3 943 km qui traverse les États-Unis de Chicago à Los Angeles est inscrite sur la liste des sites à sauver par le World Monuments Fund.
Elle a été construite de 1926 à 1938, avant et pendant la grande crise économique. C’est cette route qu’empruntent les misérables paysans du Middle West dans Les Raisins de la colère, roman de John Steinbeck devenu un film de John Ford. Ils prennent, comme des milliers d’Américains d’alors, la direction de la Californie. Cet axe surnommé « Mother Road » a ensuite symbolisé l’Amérique renaissante avec ses équipements modèles : motels, Holiday Inns, stations-service, McDonald’s (le premier a été ouvert à San Bernardino en Californie)…
Le trafic ne s’est jamais interrompu : en auto, en car, à moto, sur un chopper… Mais elle a progressivement perdu de son attrait, comme nos routes nationales, lorsque les autoroutes se sont développées. D’ailleurs, des portions de la 66 ont été avalées par ces nouvelles voies.
Menacée, bien que devenue Historic Route en 1985, elle est défendue par des passionnés réunis en associations. Et elle est toujours prisée des touristes qui trouvent grâce à elle sur leur chemin des vues splendides sur, par exemple, le Grand Canyon, les cratères de l’Arizona ou les villes fantômes de l’ancien Far West.
Ils viennent aussi en chantonnant Route 66, air de Bobby Troup popularisé par les Rolling Stones en se remémorant les films qui ont été tournés sur et autour de cette voie dont Easy Rider et Bagdad Café. Il y a eu aussi une série télé de 1960 à 1964, intitulée simplement Route 66.
États traversés d’est en ouest : Illinois (Chicago), Missouri (Saint-Louis), Kansas, Oklahoma (Tulsa, Oklahoma City), Texas (Amarillo), Nouveau-Mexique (Albuquerque), Arizona, Californie (Pasadena, Los Angeles).
Lire notre reportage sur la Route 66
La Route du Blues (États-Unis)

La route du blues a pour colonne vertébrale le fleuve Mississippi (3 780 km), voie le long de laquelle des générations d’Afro-américains ont cherché fortune, fuyant l’esclavage puis la ségrégation. Parmi eux figuraient d’innombrables musiciens de blues.
La route commence idéalement à New Orleans (Louisiane), terreau ultra fécond pour les artistes dès le 19e siècle, les lieux de loisirs et de plaisirs y abondant. Bourbon Street, dans le vieux Quartier Français, est une étape indispensable.
En remontant vers le nord et le mythique delta du Mississippi, vous pouvez faire des incursions dans des plantations de coton transformées en musées. Notez que c’est dans les environs de Clarksdale (Mississippi) que se situe le carrefour où, selon la légende, le génial Robert Johnson a vendu son âme au diable afin de devenir un virtuose de la guitare.
Memphis (Tennessee) est une autre grande capitale du blues. On va y faire un tour sur Beale Street, où se succèdent des clubs, dont celui de BB King. On passe ensuite dans le Missouri dont la capitale, Saint-Louis, abrite le National Museum of Blues.
On s’écarte du Mississippi et nous voici déjà dans l’Illinois où nous attend Chicago. La Mecque du Blues pour les passionnés.
Itinéraire : New Orleans, Memphis, Saint-Louis, Chicago.
Lire notre reportage sur la Route du Blues
Pacific Coast Highway 1 (Californie)

Elle est filmée quasiment sous toutes ses coutures pour des films et des séries hollywoodiennes. La Highway 1 ou California State Route 1, suit la côte Pacifique sur une longueur de 883 km.
Partant du sud, on quitte San Diego, importante agglomération située près de la frontière mexicaine. Les plages y sont innombrables, de même que chez ses voisines du nord, Huntington Beach, Los Angeles, autre mégalopole, et Santa Barbara.
La route passe ensuite à l’intérieur des terres pour joindre Santa Ynez, ses montagnes et sa vallée où l’on produit du vin. Après cela, on retrouve la côte et des cités balnéaires, telles que Cambria. Suit le Hearst Castle du milliardaire qui a inspiré le personnage de Citizen Kane à Orson Welles.
Poursuivant la route entre océan et forêt, on atteint Big Sur, succession de falaises dévalant vers la mer et de criques, suivie du littoral de la baie de Monterey où abondent des animaux marins.
Une fois passée Santa Cruz, on s’approche de San Francisco et de son Golden Gate Bridge, terme de cette route au long de laquelle règne un climat méditerranéen toujours très apprécié.
Itinéraire: San Diego, Los Angeles, Santa Barbara, Carmel, Monterey, Santa Cruz, San Francisco.
Consulter notre article Californie, sur la Route 1 et notre guide en ligne Californie
Lewis and Clark Trail

En 1804, les explorateurs Meriwether Lewis et William Clark partent pour une expédition qui va faire date. Thomas Jefferson, président des jeunes États-Unis, leur a confié une mission importante : reconnaître les vastes étendues qui se trouvent à l’ouest du fleuve Mississippi et ne sont pas encore colonisées.
Elle durera deux années et fera parcourir des milliers de kilomètres à leur équipe, qui remontera le cours du Missouri, traversera les montagnes Rocheuses, puis suivra le fleuve Columbia jusqu’au Pacifique. L’histoire de cette expédition, non agressive envers les populations autochtones, est encore très présente dans la culture états-unienne.
Chaque État traversé propose aux touristes des parcours permettant de suivre les pérégrinations de Lewis et Clark et de faire halte dans quantité de lieux de mémoire. Ils sont réunis en un trail de 6 000 km par le National Park Service. En suivant leur route, vous allez des grandes plaines jusqu’à l’océan, à travers les terres sublimement sauvages du nord-ouest des États-Unis.
Itinéraire : Illinois, Missouri, Kansas, Iowa, Nebraska, South Dakota, North Dakota, Montana, Idaho, Washington, Oregon.
Consulter notre guide Parcs nationaux de l’Ouest américain
Denali Highway (Alaska)

Un peu d’aventure ? La Denali Highway, route 8 de l’État d’Alaska, est en majeure partie non goudronnée. Elle demande beaucoup de vigilance dans sa conduite et de respecter scrupuleusement les limitations de vitesse.
Longue de 217 km, elle file vers le Denali National Park and Preserve où s’élève le sommet le plus haut d’Amérique du Nord, le Denali (6 190 m), et que fréquentent des grizzlis, des caribous, des élans, des loups ou des aigles royaux.
Située à l’ouest du Yukon canadien et au nord-est d’Anchorage, la Denali Highway longe une partie de la Chaîne de l’Alaska et offre de ce fait des points de vue sublimes sur des collines et des glaciers comme le mont Hayes (4 216 m) ou le mont Deborah (3 761 m).
En chemin défilent des étendues de toundra, des rivières, des lacs… et parfois des animaux sauvages. Les humains sont en revanche peu présents tout au long du trajet, lequel ne compte comme localités que ses points de départ et d’arrivée.
Itinéraire : Paxson, Cantwell.
Consulter notre guide en ligne Alaska
Lire notre reportage Road trip en Alaska
La Transcanadienne (Canada)

Traverser le Canada de l’océan Pacifique à l’Atlantique en droite ligne… Cette route est considérée comme la plus longue au monde, si l’on fait abstraction de parcours composites comme la Panaméricaine. Elle aligne ses 7 821 km au compteur. Il a fallu 20 ans pour la réaliser, entre 1950 et 1970.
Le kilomètre 0 se situe à Victoria, au sud de l'île de Vancouver. Dites au revoir au Pacifique et lancez-vous à travers des paysages constitués alternativement de grandes plaines, de forêts immenses, de toundra, de lacs de montagne, de glaciers… Et même de côtes, étant donné que les extrémités de la route se trouvent sur des îles.
Ce voyage au long cours se fait en auto ou à moto et offre des possibilités de faire des haltes dans de grandes villes ou en pleine nature. Y a-t-il un meilleur moyen de découvrir les beautés du Canada ?
Itinéraire : Victoria (Colombie britannique), Vancouver, Calgary, Edmonton, Regina, Saskatoon, Winnipeg, Ottawa, Montréal, Québec, Fredericton, Moncton, Charlottetown, St. John’s (Terre-Neuve et Labrador).
Plus d’infos sur www.transcanadahighway.com
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Icefields Parkway (Canada)

À l’ouest de Calgary, la Highway 93 se faufile au cœur des Montagnes Rocheuses canadiennes, dans l’Alberta. Elle est surnommée Icefields Parkway, autrement dit Promenade des Glaciers, tout simplement parce qu’elle est bordée de sommets d’une blancheur immaculée qui offrent un spectacle inoubliable.
On l’emprunte généralement par le sud, au niveau de Lake Louise. Elle file à partir de là sur 230 km en direction de Jasper, situé au nord. Ce faisant, elle traverse deux parcs nationaux, Banff et Jasper.
Les haltes sont nombreuses, afin d’admirer des pics, des champs de glace, des chutes d’eau, des rivières ou des lacs qui se découvrent souvent en empruntant des chemins de randonnée, des routes secondaires ou des téléphériques.
Itinéraire : Lake Louise, Jasper.
Lire notre reportage Les Rocheuses, de Banff à Jasper
Routes mythiques : Amérique du Sud
Des routes mythiques qui nous font parcourir toute la diversité du continent sud-américain, de l'Amazonie au fin fond de la Patagonie...
Carretera Austral (Chili)

Prendre la Carretera Austral (ou Camino Longitudinal Austral) à partir de Puerto Montt, là où s’arrête la Panaméricaine, c’est s’engager dans une descente nord-sud vertigineuse, entre océan Pacifique et Cordillère des Andes, de plus en plus loin des tropiques.
Cette route serpente sur 1 240 km en direction du village de Villa O’Higgins, à la frontière argentine. Adeptes du confort total, passez votre chemin. Par endroits goudronnée la route comporte des centaines de kilomètres de pistes caillouteuses ou terreuses, parsemées de trous. Parfois, elle ne fait que deux mètres de largeur… On recommande aux voyageurs d’emprunter un 4x4.
En chemin, on croise de nombreux parcs et réserves nationaux, ainsi que quelques bourgades. On traverse des forêts primitives, des vallées, des montagnes rocheuses surmontées de glaciers, des rivières, on longe des lacs, des fjords et des volcans.
L’idée de relier entièrement le nord et le sud du pays est vieux comme le Chili. C’est sous la dictature de Pinochet que le projet a été relancé dans les années 1970. La destination ultime devrait être Punta Arenas mais la route n'est toujours pas achevée.
Itinéraire du nord au sud : Puerto Montt, Caleta La Arena, Caleta Puelche, Contao, Caleta Manzano, Hornopirén, Quintepeu, Leptepu, Fiordo Reñihué, Caleta Gonzalo, Chaitén, Puerto Cárdenas, Villa Cerro Santa Lucía, La Junta, Puyuhuapi, Queulat, Cisnes Medio, Villa Ortega, Coyhaique, Villa Cerro Castillo, Valle de Murta, Puerto Tranquilo, Desagüe Lago General Carrera, El Maitén, Cochrane, Lago Vargas, Puerto Yungay, Villa O’Higgins.
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Ruta Nacional 40 (Argentine)

La route nationale 40 est phénoménale. Elle court sur plus de 5 200 km du sud au nord de l’Argentine, des terres de Patagonie à la frontière bolivienne.
De Cabo Vírgenes, au bord de l’Atlantique, elle s’élance vers l’ouest du pays pour flirter avec le sud sauvage du Chili (à hauteur de Puerto Natales). Elle remonte vers le nord à travers des steppes pour filer le long de la Cordillère des Andes en passant près de grands lacs.
Des salines, des vignobles tels que ceux de Cafayate, puis des villes coloniales comme Salta, des sites archéologiques amérindiens, des élevages de lamas ou le Train des Nuages font partie des beautés qui sont ensuite à découvrir en bord de route ou un peu à l’écart.
Notez que certaines parties de la Ruta Nacional 40 ne sont pas bitumées et qu’elle passe directement dans assez peu de grandes villes.
Itinéraire : Cabo Vírgenes, Río Gallegos, Río Turbio, Tres Lagos, Perito Moreno, Epuyén, Rio Vellegas, San Carlos de Bariloche, San Martin de los Andes, Zapala, Bardas Blancas, Tunuyan, Mendoza, San Juan, Nonogasta, Alpasinche, Belén, Cafayate, San Antonio de los Cobres, La Quiaca.
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La Transamazonienne (Brésil)

La Transamazonienne, alias BR-230, sera longue d’environ 5 000 km une fois terminée. Le projet, lancé en 1970, est de relier l’Atlantique aux réseaux routiers des Andes et d’Amérique centrale. Le but affiché par les militaires alors au pouvoir au Brésil était aussi de désenclaver des régions isolées qui se situent le long du fleuve Amazone.
Sa construction est contestée à cause de ses effets destructeurs : déforestation, surexploitation des bois et des sous-sols, grands élevages, urbanisation… Tout cela, pour beaucoup, menace l’écosystème et les populations locales.
L’opinion publique internationale a vraiment commencé à s’émouvoir des conséquences négatives de la Transamazonienne dans les années 1980, avec l’assassinat du syndicaliste paysan Chico Mendes et lors de campagnes au cours desquelles des délégués amérindiens ont plaidé leur cause à travers le monde.
La circulation sur la Rodovia Transamazônica est peu aisée et parfois dangereuse. Quelques tronçons seulement sont goudronnés. La saison des pluies, de décembre à mai, rend plus que décourageant le projet de parcourir cette route essentiellement terreuse qui file à travers la jungle vers un far west baroque.
Des services de bus la sillonnent cependant, de même que des courageux montés sur des motos ou installés dans d’inévitables 4x4. Ça ne roule pas vite sur cette voie où l’on croise plus de camions lourdement chargés que de cabriolets.
Itinéraire d’est en ouest : Cabedelo, João Pessoa, Campina Grande, Patos, (coupure), Picos, Floriano, Pastos Bons, Balsas, Estreito, Araguatins (coupure), Marabá (coupure), Altamira, Itaituba, Acareacanga, Humaitá, Lábrea (coupure), Benjamin Constant (frontière).
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La Translatina (Argentine, Chili)

Comme la Transcanadienne, la Translatina traverse l’Amérique d’est en ouest. Longue de 2 000 km, elle relie le port chilien de Valparaíso, situé au bord de l’océan Pacifique, à Buenos Aires, capitale de l’Argentine ouverte sur le Rio de la Plata et l’Atlantique.
Après avoir visité Valparaíso, vous prenez la route 60 pour joindre Santiago, puis grimpez dans la Cordillère des Andes où s’élève l'Aconcagua (6 960 m).
Passé en Argentine, vous êtes sur la Nationale 7, laquelle ne vous mène pas sur la Côte d’Azur mais dans la vallée de Mendoza, région viticole renommée. Vous attend ensuite la pampa, vaste plaine où l’élevage de bovins est roi.
Pour vous récompenser de vos efforts, la Translatina vous offre Buenos Aires en guise de cadeau d’adieu. Au cours de vos flâneries dans cette belle ville, vous ne manquerez pas d’aller vous ressourcer à l’écoute d’orchestres de tango…
Itinéraire : Valparaíso, Santiago, Mendoza, San Luis, San José Del Morro, Villa Mercédes, Junin, Buenos Aires.
Routes mythiques : Europe
De la péninsule ibérique au grand Nord scandinave, voici des routes mythiques à parcourir inlassablement et intégralement !
Les chemins de Compostelle (France, Espagne)

Le succès des randonnées sur les chemins de Compostelle n’est plus à démontrer. On emprunte idéalement ces derniers à pied – tout ou partie –, mais aussi à cheval, à vélo, ou encore selon des moyens motorisés, ce qui a moins de charme. Car placer ses pas sur ceux des pèlerins du Moyen Âge vous fait découvrir des paysages naturels de la plus agréable des façons.
Au 9e siècle, l’Église affirme avoir mis au jour le tombeau de saint Jacques, l’un des apôtres de Jésus. De toute l’Europe vont peu à peu affluer des fidèles qui accomplissaient ainsi un acte de foi demandant beaucoup de courage. Les routes étaient alors peu sûres.
À partir de la Renaissance, ce pèlerinage décline pour reprendre au milieu du 20e siècle, époque où l’on détermina quatre grandes routes sur la foi d’un ouvrage médiéval qui indiquait les voies les mieux équipées du point de vue de l’accueil des marcheurs en France – elles se rejoignent au début du Camino Francés, en Espagne.
Elles sont aujourd’hui valorisées et sur leur tracé, vous trouverez aussi bien des hébergements que des sites remarquables liés à l’histoire du pèlerinage, en premier lieu des églises, évidemment. Ceux-ci, comme les panneaux figurant sur les chemins, arborent le symbole de la coquille Saint-Jacques comme signe distinctif.
Trajets principaux :
- Chemin de Tours ou Via Turonensis : Paris (tour Saint-Jacques), Orléans ou Chartres, Tours, Poitiers, Bordeaux, Ostabat, Saint-Jean-Pied-de-Port, col de Roncevaux, Puente la Reina.
- Chemin de Vézelay ou Via Lemovicensis : Vézelay, Nevers ou Bourges, Limoges, Périgueux, Ostabat, Saint-Jean-Pied-de-Port, col de Roncevaux, Puente la Reina.
- Chemin du Puy ou Via Podiensis (la plus fréquentée) : Le Puy-en-Velay, Conques, Cahors ou Rocamadour ou Villefranche-de-Rouergue, Condom, Arthez-de-Béarn, Ostabat, Saint-Jean-Pied-de-Port, col de Roncevaux, Puente la Reina.
- Chemin d'Arles ou Via Tolosana : Arles, Montpellier, Toulouse, Auch, Oloron, col du Somport, Jaca, Puente la Reina.
- Camino Francés : Saint-Jean-Pied-de-Port, Puente la Reina, Logroño, Burgos, León, Santiago de Compostela.
Nibelungen-Siegfried Strasse (Allemagne)

De la vallée du Rhin à la Bavière, en traversant les massifs de l'Odenwald et du Pfälzerwald, un circuit d’environ 300 km vous invite à plonger au plus près des racines de la culture germanique. Si vous êtes fan d’opéra, vous les connaissez bien car Richard Wagner en a tiré une fameuse tétralogie, Der Ring des Nibelungen. Le grand héros en est Siegfried, un chevalier qui combattit entre autres un dragon.
La Route de Siegfried et des Nibelungen part de Worms et se subdivise en deux tronçons après Lorsch et qui se rejoignent à Wurtzbourg. Ils forment donc ensemble une boucle.
C’est l’un des plus beaux coins d’Allemagne que l’on parcourt : des vignes, des châteaux, des villages et villes dont les rues sont ornées de maisons à colombages, des églises, ainsi que des forêts d’une profondeur telles qu’elles vous envoûtent…
Notez qu’on cultive particulièrement la mémoire du mythe des Nibelungen et de Siegfried à Worms (musée, festival…). Si l’on en croit la légende, un trésor a été jeté dans le fleuve qui passe par cette ville. Sachez que personne n’a encore trouvé l'or du Rhin…
Trajets
-Siegfriedstraße : Worms, Bürstadt, Lorsch, Fürth, Grasellenbach, Mossautal, Beerfelden, Hesseneck, Amorbach, Walldürn, Buchen, Tauberbischofsheim, Würzburg.
-Nibelungenstraße : Worms, Bürstadt, Lorsch, Bensheim, Lautertal, Lindenfels, Reichelsheim, Michelstadt, Erbach, Miltenberg, Freudenberg, Wertheim, Würzburg.
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Routes de l'Aigle et des Trolls (Norvège)

Les majestueux paysages de l’ouest norvégien vous en mettent plein la vue le long des 106 km de la route nationale 63. Suivant un axe sud-nord, vous partez du lac Langvatnet pour entamer un parcours à travers des montagnes.
La Route de l'Aigle est sa première partie : attention ça grimpe ! Les points de vue sont époustouflants, notamment sur le fjord Geiranger, le mont Dalsnibba et la spectaculaire cascade des Sept Sœurs – il y aura d’autres chutes d’eau sur votre chemin... À Eidsdal, vous traversez le fjord de Norddal à bord d’un ferry qui vous mène à Linge.
Également raide, la Route des Trolls vous attend avec ses montagnes escarpées portant des noms évocateurs : Kongen (le Roi), Dronningen (la Reine), Bispen (l'Évêque)…
Le trajet s’arrête à Åndalsnes, où la rivière Rauma se jette dans le fjord Romsdal. Près de cette localité s’élève le Trollveggen, une paroi rocheuse dont l’à-pic est de 1 100 m. C’est le plus haut d’Europe.
Trajet : Langvatnet, Geiranger, Eidsdal, Linge, Valldal, Åndalsnes.
Pour en savoir plus : www.nasjonaleturistveger.no/en/routes/geiranger-trollstigen
Lire notre reportage sur la région du Geirangerfjord
La Kystriksveien (Norvège)

Passer le Cercle polaire en suivant une route aux paysages constamment puissants, c’est ce qu’offre la route nationale 17 (Rv 17) lorsque vous pénétrez dans la région du Helgeland. Courant le long de la côte, elle vous fait traverser d’innombrables fjords à l’ombre de hauts sommets.
Surnommée Kystriksveien – route nationale côtière –, comptabilisant 630 km, la Rv 17 va, dans le sens sud-nord, de Steinkjer (Nord-Trøndelag), près de Trondheim, à Bodø (Nordland). Longtemps axe vital pour les contrées septentrionales de Norvège, elle est maintenant essentiellement empruntée par des touristes en auto ou à vélo – une voie plus rapide, la E6, traverse le pays par l’intérieur des terres.
Notez qu’elle vous amène à prendre une demi-douzaine de ferrys sur la totalité de son tracé. C’est d’ailleurs à bord de l’un d’eux, entre Kilboghamn et Jektvik, que vous franchissez le cercle arctique.
Arrivé à Bodø, ne manquez pas d’aller pêcher de beaux frissons dans les eaux tourbillonnantes du Saltstraumen, lequel est le maelström le plus puissant du monde.
Trajet : Steinkjer, Namsos, Rørvik, Brønnøysund, Sandnessjøen, Mo i Rana, Bodø.
Plus d’infos : www.kystriksveien.no
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Hringvegur, Route 1 (Islande)

La route 1, dite circulaire, fait un tour complet de l’île d’Islande. Longue de 1 340 km, elle dessert la plupart des sites à voir dans ce pays en passant par des paysages sauvages formés par son activité volcanique.
Reykjavík est son point de départ. Depuis cette capitale, on part découvrir les fjords de l’ouest et de la vallée de Borgarfjörður (villages de pêcheurs, réserves naturelles riches en oiseaux).
On atteint ensuite les vallées et montagnes du nord ou d’autres fjords comme le Eyjafjörður. C’est une terre de randonnée sur les côtes de laquelle on voit des phoques et des baleines.
La route permet de découvrir des fjords et des glaciers comme le Vatnajökull, puis au sud, les deux volcans les plus actifs du pays, le Hekla et le Katla, ainsi que le site de Geysir, le geyser emblématique de l’Islande. Des thermes à l’air libre y sont nombreux.
Trajet : Reykjavik, Borgarnes, Blönduós, Akureyri, Egilsstaðir, Höfn, Selfoss, Reykjavik.
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Routes mythiques : Afrique et Moyen-Orient
Garden Route ou pélerinage de La Mecque, des itinéraires exceptionnels pour tous les types de voyageurs. En voiture !
Garden Route (Afrique du Sud)

Officiellement appelée Nationale 2, elle offre des paysages naturels de toute beauté, d’où son surnom. La Garden Route file dans la partie méridionale de l’Afrique du Sud, entre Le Cap et Port Elizabeth.
Sa portion la plus renommée sinue le long de l’Océan Indien, allant de Mossel Bay à Stormsrivier (200 km). Celle-ci abrite un triple parc national (Tsitsikamma, Knysna, Wilderness) à la flore et la faune exceptionnelles. Étant donné le succès de cette route, les équipements touristiques abondent. Il y règne un climat agréable toute l’année.
D’un côté vous avez des plages, des côtes rocheuses, de petites baies, de l’autre des montagnes (monts Outeniqua et Tsitsikamma).
On s’aventure avec bonheur dans la forêt primaire de Tsitsikamma ou le fynbos (maquis côtier de type méditerranéen), on admire les hautes falaises et le lagon de Knysna, les plages de sable blanc de Plettenberg Bay, la réserve naturelle et maritime de la péninsule Robberg, la route des Lacs (Lakes Road) qui offre des panoramas époustouflants (à partir de Wilderness)...
Itinéraire : Le Cap, Heidelberg, Albertina, Mossel Bay, George, Knysna, Plettenberg Bay, Stormsrivier, Port Elizabeth.
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La route du sel (Niger)

Attention, les voyages au Niger sont actuellement déconseillés pour des raisons de sécurité !
Des routes du sel, il s’en est tracé partout dans le monde. Nécessaire du point de vue physiologique pour les hommes, cet ingrédient permettant la conservation des aliments a fait l’objet de commerce depuis la nuit des temps. Au Niger, des caravanes traversent chaque année le Ténéré d'Agadez à Bilma. Elles ont pour nom taghlamt.
D’Agadez, important carrefour marchand et culturel du Sahara, arrive du mil du pays haoussa, aliment de base, et d’autres denrées, telles que piment, fromage, blé, oignons et également des tissus… Parvenues à Bilma, les caravanes chargent des ballots de sel. Cette ville est bâtie autour d’une oasis dont l’eau permet la culture de dattes (autre marchandise prisée des caravaniers), elle est environnée de plusieurs salines qui font sa richesse.
Ce cycle d’échange est effectué par des tribus touarègues durant les périodes les moins chaudes, de septembre à janvier. Elles voyagent principalement la nuit pour profiter de la fraîcheur et afin de se repérer par rapport aux étoiles. Le trajet fait environ 500 km. Même si les camions remplacent aujourd’hui de plus en plus les dromadaires comme mode de transport des marchandises, le trafic annuel des caravanes reste vivace.
Itinéraire d’est en ouest : Agadez, Fachi, Bilma.
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Le pèlerinage de La Mecque (Arabie Saoudite)

Aller en pèlerinage à La Mecque est l’une des obligations que doit remplir tout musulman une fois dans sa vie – c’est le cinquième pilier de l’Islam. Selon la tradition, c’est là qu’Ibrahim, alias Abraham, a installé Hajar, une de ses épouses, et son fils Ismaël. C’est à La Mecque que, grâce à Dieu, ces derniers trouvèrent de l’eau et la partagèrent avec des caravaniers, lesquels fondèrent peu à peu la ville. Afin d’y vouer un culte à Dieu, père et fils y construisirent la Kaaba, le fameux bâtiment en forme de cube qui contient une pierre noire offerte par l’ange Gabriel. Le prophète Mahomet reçut ensuite la parole divine dans la vallée environnante.
Les musulmans prennent chaque année la route de La Mecque. Ils ont eux seuls le droit de s’y rendre, à condition d’être sain d’esprit et de corps, d’être majeur (mais les enfants peuvent accompagner les parents) et de disposer des moyens suffisants pour ne pas ruiner leur famille. Différents rites sont accomplis pendant les premières journées du Dhou al Hijja, le douzième mois du calendrier musulman durant lequel se déroule ce haj (pèlerinage).
Plusieurs chemins mènent à La Mecque, l’une des deux villes saintes de l’Arabie saoudite avec Médine, autre lieu de pèlerinage où Mahomet a reçu le Message – il y est enterré. Partout dans le monde des agences de voyage organisent transport et hébergement. À la veille du pèlerinage, le port et l’aéroport de Jeddah reçoivent deux millions de personnes, dont environ trente mille viennent de France.
Routes mythiques : Asie
La Route de la Soie, bien sûr, mais aussi d'autres itinéraires qui font rêver les voyageurs du monde entier. Partons sur les routes d'Asie !
La route de la Soie

La route de la Soie a été nommée ainsi au 19e siècle par le géographe allemand Ferdinand von Richthofen. De l’Antiquité à la fin du Moyen Âge occidental, elle a permis que se tisse un puissant lien commercial entre l’Extrême-Orient et l’Europe.
Si l’appellation « route de la Soie » a été bien admise, c’est parce qu’effectivement, la précieuse étoffe fabriquée en Chine était le produit le plus prestigieux que transportaient les caravanes qui l’empruntaient. D’autres denrées prenaient ce chemin : épices, bijoux, ambre, verre… ainsi que des idées.
Toutes les religions pratiquées des deux côtés du monde se sont croisées sur cette route qui s’est avérée particulièrement bénéfique pour la propagation de l’islam et du bouddhisme. C’était également un chemin emprunté par des diplomates, des espions, et par des brigands attirés par un flot continu de convois chargés de richesses.
À vrai dire, il faut parler de plusieurs routes de la Soie. L’un des principaux points de départ était Chang'an, l’actuelle X’ian, alors capitale de la Chine. Les caravanes se dirigeaient vers le corridor du Gansu, puis le Xinjiang, régions situées entre le Tibet et la Mongolie. Parvenues dans les steppes et déserts d’Asie centrale, elles faisaient de longues haltes dans des oasis, villes et caravansérails où arrivaient d’autres colonnes de marchands venues d’Iran et du monde arabe.
De plus, des branches annexes de ce réseau principal partaient vers l’Inde ou la Russie. Enfin, des routes maritimes étaient également empruntées – Marco Polo fit ses longs voyages par les deux voies. C’est d’ailleurs le développement de ces dernières, entrepris par les Européens, qui fit perdre beaucoup de son intérêt pour la route de la Soie en Occident.
Depuis la fin du 20e siècle, avec l’aide de l’Unesco, des pays situés sur son tracé favorisent la création de circuits touristiques. Ceux-ci font renaître, du moins symboliquement, l’antique piste marchande.
Itinéraire d’est en ouest : Chine, Xi’an (province du Shaanxi), province du Xinjiang, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran, Irak, Syrie, Turquie, Europe.
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Les chemins de Kathmandu et autres routes hippies

Né dans les années 1960 aux États-Unis, le mouvement de contre-culture hippie a fait rapidement des émules ailleurs dans le monde, surtout en Europe. S’inspirant de précurseurs comme les beatniks, les hippies ont hérité de ceux-ci le goût du voyage aventureux, permettant d’ouvrir son esprit à la rencontre de l’Autre. Ces premiers routards ont notamment eu pour destination San Francisco (Californie), Ibiza (Baléares), le Maroc ou encore Amsterdam (Pays-Bas).
Mais la route majeure reste sans doute le hippie trail, lequel consistait à se rendre le plus loin possible en Orient, en général en usant de moyens de transport modestes : auto-stop, bus, train, moto, voitures quasi tout terrain comme la 2CV, minivans…
Première étape obligée : Istanbul en Turquie. De là, certains se rendaient en Afghanistan, d’autres à Katmandou au Népal et d’autres encore à Goa, au sud de l’Inde. Les 3K (Katmandou, Khao San Road, Kuta) étaient des points de ralliement mythiques.
Le trip pouvait durer longtemps, voire ne pas connaître de fin. Ici ou là, on rencontre encore aujourd’hui des hippies historiques qui ont complètement coupé les ponts avec leur pays d’origine. Quant au hippie trail, l’histoire et la géopolitique l’ont désormais rendu impraticable…
La route Mandarine (Vietnam)

Le Vietnam est traversé du nord au sud par la route nationale n° 1, alias Quốc lộ 1A (2 300 km). Son kilomètre 0 se trouve à la frontière chinoise, au pied de la porte de l’Amitié (Hữu Nghị Quan), près de Lang Son, et se termine à Cà Mau, dans le delta du Mékong.
Elle a été surnommée Mandarine car c’était la voie principale par laquelle les mandarins et autres personnalités allaient d’un point à un autre du pays. Carrossée à partir de l’époque coloniale française, elle est toujours très utilisée. Sachez aussi qu’elle n’est pas toujours en bon état.
Longeant fréquemment la côte, elle passe en effet non seulement par les plus grandes villes, mais aussi à proximité de sites merveilleux comme la baie d’Ha Long – laquelle, immanquable, nécessite cependant un décrochage à la hauteur d’Hanoï, la capitale.
À voir encore : le parc naturel national de Cuc Phuong, la grotte de Phong Nha, les monuments de l’ancienne capitale impériale Hué, la vieille ville de Hội An d’inspiration chinoise et japonaise – superbe pont-pagode –, la ville coloniale française de Dalat-Bao – qui nécessite un petit détour –, les plages de Nha Trang, la grande Hô-Chi-Minh-Ville, ex-Saigon…
Et partout des rizières, des villages où faire halte, des pagodes, des balades en bateau sur des rivières ou dans la mer…
Itinéraire : Lạng Sơn, Hanoï, Thanh Hóa, Hà Tịnh, Hué, Ðà Nẵng, Qui Nhơn, Nha Trang, Hô-Chi-Minh-Ville, Cà Mau.
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La Transhimalayenne (Inde, Tibet, Népal)

La Transhimalayenne est un ensemble de routes qui serpentent en altitude entre l’Inde et le Tibet, en passant par le Népal. La suivre dans son entier est une épreuve réservée aux aventuriers qui n’ont pas peur de vivre des situations extrêmes ! C’est pour cette raison que nombre de voyageurs se contentent d’arpenter à pied, à vélo, à moto ou en auto avec chauffeur des portions plus ou moins longues de ce parcours.
Diverses structures spécialisées vous proposent des circuits de groupe en se chargeant d’organiser votre séjour. À moins d’être un routard chevronné, c’est sans doute la meilleure solution de s’envoyer dans l’air de l’Himalaya en limitant les risques.
Attention : vous dépassez en certains endroits les 5 000 m d’altitude, les chaussées flirtent souvent avec le vide, vous ne trouverez pas partout de quoi boire et manger, etc. Au programme : glaciers, torrents, lacs, villages agricoles et monastères égayant des étendues de roches désertiques… Sublime, forcément…
L’un des tronçons les plus fréquentés est le Leh-Manali Highway qui traverse le Ladakh (480 km) entre Manali, centre touristique montagnard de l’État indien du Himachal Pradesh, et Leh (État du Jammu-et-Cachemire) d’où l’on part visiter des monastères.
D’autres morceaux de Transhimalayenne sont à déguster au Népal, à partir de Katmandou. Lorsque la géopolitique le permet, il est possible de filer en direction de Lhassa, au Tibet. Cette partie de la Transhimalayenne est surnommée la « route de l’Amitié » (900 km).
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Golden Route (Japon)

Emprunter la Golden Route, c’est suivre symboliquement une voie très ancienne, nommée Tōkaidō, qui reliait les grandes villes de l’île Honshū, principalement sur son littoral sud. Elle se constitue de la route nationale 1 et d’autoroutes, ainsi que de lignes de chemin de fer.
Longue de plus de 500 km, elle part de Tokyo, la capitale du pays. Faut-il présenter cette mégalopole qui, pour être ultra moderne n’en entretient pas moins son patrimoine architectural et culturel ?
Relativement proche, Hakone est un site très apprécié. Situé au bord du lac Ashi et dans un environnement montagneux, l’endroit est réputé pour ses sources chaudes. Plusieurs onsen (bains publics) se trouvent ici. Et puis il y a la vue sur le mythique Mont Fuji, le plus haut sommet du Japon (3 776 m).
La grande étape suivante est l’agglomération de Kyoto, ancienne capitale impériale, où abondent des palais, sanctuaires ou temples anciens, dont le Pavillon d’Or.
Osaka est la dernière étape de la Golden Route. Cette grande ville est réputée pour ses quartiers très animés, voire « désordonnés » (selon les critères japonais), riches en lieux de loisirs, restaurants ou boutiques.
Itinéraire : Tokyo, Hakone, Nagoya, Kyoto, Osaka.
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Routes mythiques : Océanie
Des routes du bout du monde à parcourir dans les grands espaces australiens ou le long des lagons du Pacifique. Enchanteur !
Great Ocean Road (Australie)
Des plages, des côtes sculptées par la mer, une forêt luxuriante… Partant vers l’ouest depuis Torquay, près de Melbourne (capitale de l’État de Victoria), la Great Ocean Road donne à voir des paysages à grand spectacle durant environ 250 km, le long de l’Océan Indien.
Torquay est l’un des spots les plus réputés chez les surfeurs du monde entier, lesquels se pressent sur Bells Beach. Suivent une succession de cités balnéaires où se manifeste la cool attitude à l’australienne. Un arrêt pour dire bonjour aux koalas de la réserve de Kenett River, entre Lorne et Apollo Bay, est obligatoire !
Arrivé à Appolo Bay, on pénètre dans le Great Otway National Park, où s’élèvent des arbres géants dans une forêt humide parsemée de chutes d’eau. Côté océan, on voit maintenant des falaises, lesquelles offrent des points de vue fantastiques. Des postes d’observation de baleines sont aussi au programme.
Bientôt, dans le Port Campbell National Park, apparaissent les Douze Apôtres, de hauts rochers plantés dans la mer et façonnés par l’érosion. Faites vos comptes, ils ne sont plus que huit. La vie est cruelle pour les chefs-d’œuvre de la nature !
D’autres sites du même ordre sont à découvrir jusqu’à Warrnambool. De là, vous pouvez retourner sur vos pas ou revenir à Melbourne par l’intérieur des terres. Sachez encore que la Great Ocean Road se parcourt aussi bien en auto, à vélo qu’à pied.
Itinéraire : Torquay, Lorne, Appolo Bay, Port Campbell, Warrnambool.
Lire notre reportage sur la Great Ocean Road
Stuart Highway (Australie)

Allant du sud au nord de l’île par son centre, la Stuart Highway donne à voir ses différents types d’environnement sur 2 800 km. Portant le nom de l’explorateur John McDouall Stuart, qui fit le premier ce trajet au milieu du 19e siècle, elle se compose de deux routes nationales successives, la 87 et la 1.
Elle démarre au-dessus d’Adélaïde, au bord de l’Océan Indien, dans une région au climat tempéré où l’on mène des activités agricoles. Des lacs salés et des mines ponctuent le paysage quand celui-ci prend la forme du bush, typique de l’Outback, vaste zone plutôt aride qui est dominée par la terre rouge.
À hauteur de Erldunda, il est convenu de faire un écart à l’ouest pour découvrir Uluru, cet hallucinant rocher rouge haut de 350 m et considéré comme sacré par les Aborigènes. Arrive ensuite Alice Springs et la chaîne des monts MacDonnell.
Lorsqu’on se rapproche du terme de la route, le changement de décor est manifeste. Des parcs naturels permettent de se plonger dans une végétation tropicale (Elsey, Nitmiluk, Litchfield…) qui s’étend sur des reliefs avec rivières et chutes d’eau. Darwin se trouve au terme de la Stuart Highway, où l’on retrouve l’océan et ses plages.
Si quelques villes se trouvent sur son trajet, notez que des roadhouses sont parfois les seuls points où l’on trouve du carburant, de la nourriture, des hébergements…
Itinéraire : Port Augusta, Coober Pedy, Erldunda, Alice Springs, Ti Tree, Tennant Creek, Mataranka, Katherine, Darwin.
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La Route du Monoï (Polynésie française)

Huile parfumée conçue à partir de fleurs et de coprah, le monoï est le produit phare de Tahiti. Les professionnels de cette filière ont conçu un parcours touristique constitué d’étapes variées : jardins botaniques, laboratoires, ateliers de fabrication, spas…
Vous n’avez pas besoin d’être spécialement intéressé par le monoï pour emprunter cette route longue de 121 km. Elle fait en effet le tour de l’île (à l’exception de l’extrémité de sa partie sud-est), de même que celui de sa voisine Moorea. Voilà un plaisir qui ne se refuse pas !
Ce qui vous attend au long de ce parcours : lagons, plages, spots de surf et de plongée sous-marine… Vous avez aussi des sites comme la Pointe Vénus et ses étendues de sable noir, le trou du souffleur (une grotte où les vagues s’engouffrent et font ressortir l’eau en un souffle puissant), la cascade de la vallée de la Fautaua, le musée Paul Gauguin (qui montre des œuvres originales) ou encore les marae, anciens lieux de culte polynésiens...
Et libre à vous d’emprunter les voies qui s’enfoncent à l’intérieur de cette perle du Pacifique Sud qu’est Tahiti.
Itinéraire : Papeari, Mataiea, Puna’auia, Faaa, Papeete, Mahina, Papenoo, Mahaena, Hitiaa, Faaone, Taravao, Vaira’o, Teahupoo / Taravao, Nutae Pueu, Tautira.
Pour en savoir plus www.monoiaddict.com
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