Valparaiso, prenez l’ascenseur !

par Claude Hervé-Bazin
02 février 2009

Claude Hervé-Bazin
Marins, écrivains et voyageurs ont tous chanté la beauté de sa baie, sertie sur la côte centrale chilienne, faisant de Valparaiso un port de légende. Perchés en amphithéâtre au-dessus du bleu profond du Pacifique, ses 42 cerros (collines) secs, plantés de maisons colorées plus ou moins délabrées, entretiennent avec nostalgie le souvenir des heures glorieuses. Vers 1900, l’escale, au débouché du cap Horn, dominait le commerce continental. L’ensemble de la zone historique a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2003. Alors cap sur les hauteurs, en ascenseur !
Au pied des <i>cerros</i>, la cacophonie
Une ville au-dessus de la ville
Sus au Cerro Concepción
Sur les traces de Pierre Loti
Autres Montmartres porteños
Pablo Neruda et la Sebastiana
Fiche pratique
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Au pied des <i>cerros</i>, la cacophonie

Claude Hervé-Bazin
Au premier coup d’œil, le centre de Valparaiso (275 000 habitants) paraît typique de bien des grandes villes d'Amérique Latine avec ses grandes avenues où caracolent des bus poussifs crachant des volutes noirâtres, ses embouteillages et ses dépassements aléatoires, ses immeubles modernes et d'autres sans grand charme remontant aux années 20. Un lieu à l’apparence brouillonne, désordonnée et entraîné tout à la fois dans un tourbillon irrépressible d'activités marchandes.
Le mercado central (marché central) incarne bien cet état d’esprit. Ses étals occupant tout un pâté de maisons débordent de tomates bien rangées, de pastèques, de barriques d'olives à cœur ouvert. Le brouhaha animé des chalands défilant le long des rues fait écho aux appels trépidants des vendeurs et au ballet incessant des livreurs en blouses, poussant, en grimaçant souvent, des charrettes remplies au-delà de toute sagesse.
Plaza Victoria, la sérénité traditionnelle des parcs latinos reprend le dessus. Un bosquet de grands arbres ombrage une fontaine de bronze dégoulinant de fougères, autour de laquelle vrombissent les broum broum des enfants dans leurs voitures à pédales. Pour les entractes, un vendeur de churros (beignets) a judicieusement ouvert boutique. Plus qu'ailleurs encore, le centre-ville se serre ici en quelques rues à peine, coincé, comprimé entre un front de mer abandonné en majorité aux infrastructures portuaires et au chemin de fer, et le pied des premiers cerros (collines) rebondis.
Le mercado central (marché central) incarne bien cet état d’esprit. Ses étals occupant tout un pâté de maisons débordent de tomates bien rangées, de pastèques, de barriques d'olives à cœur ouvert. Le brouhaha animé des chalands défilant le long des rues fait écho aux appels trépidants des vendeurs et au ballet incessant des livreurs en blouses, poussant, en grimaçant souvent, des charrettes remplies au-delà de toute sagesse.
Plaza Victoria, la sérénité traditionnelle des parcs latinos reprend le dessus. Un bosquet de grands arbres ombrage une fontaine de bronze dégoulinant de fougères, autour de laquelle vrombissent les broum broum des enfants dans leurs voitures à pédales. Pour les entractes, un vendeur de churros (beignets) a judicieusement ouvert boutique. Plus qu'ailleurs encore, le centre-ville se serre ici en quelques rues à peine, coincé, comprimé entre un front de mer abandonné en majorité aux infrastructures portuaires et au chemin de fer, et le pied des premiers cerros (collines) rebondis.
Une ville au-dessus de la ville

Claude Hervé-Bazin
Là-haut, sur les cerros, s'ouvre un autre monde. Un monde de petits quartiers tranquilles, un par butte, riches ou pauvres en voisins, où la courbe remplace sans coup férir la ligne droite et où partout s'impose le fil de la pente. Dans la ville haute, on vit loin de l'agitation, au milieu des chiens jaunes sans maître et des fossés sans voirie, dans des maisons souvent un peu usées, mais dont certaines affirment un caractère bien trempé – celui des armateurs et des capitaines qui les firent édifier à l’âge d’or, entre les années 1850 et 1914, lorsque l’ouverture du canal de Panama sonna le glas du voyage du cap Horn.
Durant cette courte période, trois générations à peine, le port franc, cosmopolite, figura une sorte d’eldorado des commerçants, exportant d’abord par navires entiers le blé chilien pour nourrir la ruée vers l’or californienne, puis tout ce que le pays voulut bien produire, du nitrate du désert de l’Atacama aux vigoureux baleiniers. Les bouges interlopes résonnaient alors des chants des marins et des cris des filles de joie. En un demi-siècle, la population décupla, puis doubla encore dans les 30 années qui suivirent...
À la fin du XIXe siècle, pour desservir les différents quartiers poussés comme des champignons sur les hauteurs et éviter à leurs résidants d’incessants allers et retours sur d'interminables volées de marches, compagnies privées et municipalité entreprirent d'ouvrir des lignes de funiculaires. On en comptait une trentaine à la veille de la Première Guerre mondiale, dont 15 (cinq municipales, les autres privées) fonctionnent encore. Souvent déficitaires et mal entretenues, parfois victimes d’incendies, elles sont néanmoins indissociables de la ville et de son histoire.
Durant cette courte période, trois générations à peine, le port franc, cosmopolite, figura une sorte d’eldorado des commerçants, exportant d’abord par navires entiers le blé chilien pour nourrir la ruée vers l’or californienne, puis tout ce que le pays voulut bien produire, du nitrate du désert de l’Atacama aux vigoureux baleiniers. Les bouges interlopes résonnaient alors des chants des marins et des cris des filles de joie. En un demi-siècle, la population décupla, puis doubla encore dans les 30 années qui suivirent...
À la fin du XIXe siècle, pour desservir les différents quartiers poussés comme des champignons sur les hauteurs et éviter à leurs résidants d’incessants allers et retours sur d'interminables volées de marches, compagnies privées et municipalité entreprirent d'ouvrir des lignes de funiculaires. On en comptait une trentaine à la veille de la Première Guerre mondiale, dont 15 (cinq municipales, les autres privées) fonctionnent encore. Souvent déficitaires et mal entretenues, parfois victimes d’incendies, elles sont néanmoins indissociables de la ville et de son histoire.
Sus au Cerro Concepción

Claude Hervé-Bazin
Le premier ascensor, inauguré en 1883, fut celui du cerro Concepción, dressé juste au-dessus du centre. Conçu à l’initiative des colons anglais et allemands installés sur la colline, il fonctionna d’abord grâce à un système de contrepoids d’eau actionné par une machine à vapeur. Comme tous les survivants de cette époque, il est désormais électrique. Ce détail mis à part, peu de choses ont changé. Deux cabines brinquebalantes à souhait (aujourd’hui en tôle, elles étaient à l’origine en bois), montent et descendent concomitamment, accrochées à un câble et une crémaillère. Sept personnes, pas une de plus, sont autorisées à monter à bord.
Poussez la porte, glissez 150 $ (18 centimes d’euro) à la guichetière, franchissez le tourniquet et installez-vous en silence sur les bancs de bois dur. Quelques instants plus tard, un clong sonore signale le départ. Grinçant, cliquetant, couinant comme un chariot de mine, la nacelle s’élève tandis que le cable oscille et la tôle vibre. Moins d’une minute plus tard et 47 mètres plus haut, le vertige guette tandis que les immeubles laissent entrevoir leurs toits.
Croisée en un instant fugace, l’autre cabine a déjà plongé vers le bas de la pente. Les portes s’ouvrent et le murmure montant d’El Plan, la ville basse, ressurgit déjà, entrecoupé de coups de klaxon et d’accélérateurs légèrement étouffés. Une sirène de bateau résonne, sourde. Paseo Gervasoni, les touristes se pressent vers le mirador, déambulant entre les stands de souvenirs, d’aquarelles et les músicos de rue. En contrebas, le port vit sa vie, bateaux de pêche minuscules, navires de croisière et cargos géants accolés, en cours de chargement ou de déchargement.
Poussez la porte, glissez 150 $ (18 centimes d’euro) à la guichetière, franchissez le tourniquet et installez-vous en silence sur les bancs de bois dur. Quelques instants plus tard, un clong sonore signale le départ. Grinçant, cliquetant, couinant comme un chariot de mine, la nacelle s’élève tandis que le cable oscille et la tôle vibre. Moins d’une minute plus tard et 47 mètres plus haut, le vertige guette tandis que les immeubles laissent entrevoir leurs toits.
Croisée en un instant fugace, l’autre cabine a déjà plongé vers le bas de la pente. Les portes s’ouvrent et le murmure montant d’El Plan, la ville basse, ressurgit déjà, entrecoupé de coups de klaxon et d’accélérateurs légèrement étouffés. Une sirène de bateau résonne, sourde. Paseo Gervasoni, les touristes se pressent vers le mirador, déambulant entre les stands de souvenirs, d’aquarelles et les músicos de rue. En contrebas, le port vit sa vie, bateaux de pêche minuscules, navires de croisière et cargos géants accolés, en cours de chargement ou de déchargement.
Sur les traces de Pierre Loti

Claude Hervé-Bazin
Voici venu le moment de se perdre, direction l’ascensor Reina Victoria, autour duquel s’installèrent jadis nombre de sujets de Sa très gracieuse Majesté, ou l’ascensor El Peral – tous deux de 1902. À chacun son paseo et son panorama. En retrait, les rues pavées, le long desquelles s’entremêlent mille fils électriques, débouchent sur des placettes fatiguées, où se dressent des églises souvent lépreuses et de petits marchés accueillants. De loin en loin, se dévoilent de vénérables demeures, en bois ou à revêtement de zinc. Certaines ont résisté au grand séisme de 1906, qui fit environ 6 000 morts, mais la plupart furent reconstruites ensuite. C’est alors que le bois, plus résistant aux séismes que la pierre, fut privilégié.
Dans un passage, un nom témoigne d’un voyage aux antipodes : Pierre Loti. Celui qui ne s’appelle encore que Julien Viaud, âgé de 22 ans, est aspirant à bord de l’aviso Vaudreuil lorsque le navire relâche à Valparaiso en octobre 1871. Il passe près de deux mois sur place avant de rembarquer sur La Flore, une frégate à voiles qui fait route vers l’île de Pâques et Tahiti – où il trouvera la matière de son premier succès littéraire.
Dans un passage, un nom témoigne d’un voyage aux antipodes : Pierre Loti. Celui qui ne s’appelle encore que Julien Viaud, âgé de 22 ans, est aspirant à bord de l’aviso Vaudreuil lorsque le navire relâche à Valparaiso en octobre 1871. Il passe près de deux mois sur place avant de rembarquer sur La Flore, une frégate à voiles qui fait route vers l’île de Pâques et Tahiti – où il trouvera la matière de son premier succès littéraire.
Autres Montmartres porteños

Claude Hervé-Bazin
La balade tient un peu du hasard et beaucoup du degré de la pente. Invariablement, les calles finissent par glisser d’un cerro pour rebondir sur un autre, escaliers ou virages à la clef. Du cerro Alegre au cerro Cárcel (« prison »), du cerro Cárcel au Florida, du Florida au Bellavista, la visite prend des allures de montagnes russes, la vitesse en moins. Sur ce dernier, au-dessus de l’ascensor Espíritu Santo, les tags et les graffitis habituels cèdent le pas aux vraies peintures du Museo a Cielo Abierto, réalisées par les professeurs et étudiants d’un institut d’art local.
À l’est, tout à l’est, l’ascensor du très populaire Cerro Polanco, auquel on accède par un long tunnel, joue les originaux. Battu l’exploit technique du cerro Artilleria, où la pente du funiculaire atteint 63,5 % ! Ici, on peut véritablement parler d’ascenseur, grimpant verticalement sur 60 mètres de haut jusqu’au sommet d’une grande tour jaune, son sommet relié au plancher des vaches par un pont suspendu métallique... De là, la marée de toits de tôle rouillés et rapiécés atteste d’un niveau de vie bien différent de celui des fresas (jeunes friqués) installés juste au-dessus du centre-ville.
De l’autre côté de la baie, l'Ascensor Artillería, en livrée jaune et bleue délavée, trace son chemin vers le plus vaste panorama de Valparaiso, livré au regard depuis le Paseo 21 de Mayo, ombragé par un unique palmier. Il fut construit en 1893 pour permettre aux élèves de l’école militaire navale voisine de ne pas arriver en retard aux cours...
À l’est, tout à l’est, l’ascensor du très populaire Cerro Polanco, auquel on accède par un long tunnel, joue les originaux. Battu l’exploit technique du cerro Artilleria, où la pente du funiculaire atteint 63,5 % ! Ici, on peut véritablement parler d’ascenseur, grimpant verticalement sur 60 mètres de haut jusqu’au sommet d’une grande tour jaune, son sommet relié au plancher des vaches par un pont suspendu métallique... De là, la marée de toits de tôle rouillés et rapiécés atteste d’un niveau de vie bien différent de celui des fresas (jeunes friqués) installés juste au-dessus du centre-ville.
De l’autre côté de la baie, l'Ascensor Artillería, en livrée jaune et bleue délavée, trace son chemin vers le plus vaste panorama de Valparaiso, livré au regard depuis le Paseo 21 de Mayo, ombragé par un unique palmier. Il fut construit en 1893 pour permettre aux élèves de l’école militaire navale voisine de ne pas arriver en retard aux cours...
Pablo Neruda et la Sebastiana

Claude Hervé-Bazin
Pablo Neruda était, lui, déjà bien installé dans la vie lorsqu’il élut domicile à La Sebastiana, sur les hauteurs de Valparaiso. Le chantre de la poésie chilienne et du communisme international, futur prix Nobel de Littérature, avait 58 ans et d’innombrables années d’exil à son actif lorsqu’il succomba au charme du cerro Bellavista, de sa vue sur l’océan, les toits et le clocher de la cathédrale.
C’est à son ami le docteur Francisco Velasco et son épouse Marie qu’il confia la lourde tâche de dénicher la maison idéale, avant de les enjoindre de la partager avec lui. Leur trouvaille : une étrange bâtisse abandonnée au cœur d’un jardin en terrasse, tout en hauteur et en rondeur, offrant à chacun de ses quatre niveaux, à travers des baies vitrées en demi-lune, une vue splendide sur le Pacifique au-dessus duquel planent les pélicans. « Solitaire et néanmoins proche du centre », « originale mais confortable », comme l’avait souhaité le maître.
Après des années de travaux, Neruda, la tête dans les étoiles, planta ses pénates aux 3e et 4e étages, installant son bureau, ses verres colorés, ses estampes japonaises, ses splendides cartes anciennes et ses innombrables objets de marine dans le périscope de la tour sommitale. Drôle de bastion, d’où il assistait chaque Nouvel An au grand feu d’artifice qui embrase le ciel au-dessus de la baie – et d’où il affirmait à ses amis surveiller les séances de bronzage intégral d’une mystérieuse ingénue !
C’est à son ami le docteur Francisco Velasco et son épouse Marie qu’il confia la lourde tâche de dénicher la maison idéale, avant de les enjoindre de la partager avec lui. Leur trouvaille : une étrange bâtisse abandonnée au cœur d’un jardin en terrasse, tout en hauteur et en rondeur, offrant à chacun de ses quatre niveaux, à travers des baies vitrées en demi-lune, une vue splendide sur le Pacifique au-dessus duquel planent les pélicans. « Solitaire et néanmoins proche du centre », « originale mais confortable », comme l’avait souhaité le maître.
Après des années de travaux, Neruda, la tête dans les étoiles, planta ses pénates aux 3e et 4e étages, installant son bureau, ses verres colorés, ses estampes japonaises, ses splendides cartes anciennes et ses innombrables objets de marine dans le périscope de la tour sommitale. Drôle de bastion, d’où il assistait chaque Nouvel An au grand feu d’artifice qui embrase le ciel au-dessus de la baie – et d’où il affirmait à ses amis surveiller les séances de bronzage intégral d’une mystérieuse ingénue !
Fiche pratique

Claude Hervé-Bazin
Pour préparer votre voyage, consultez notre fiche Chili.
Climat
L'été austral, s'étendant de novembre à mars, est assez chaud dans la journée avec des soirées plus fraîches. L'automne est également très agréable. Avis aux baigneurs : l'eau de mer plafonne à 18 °C en février.
Y aller ?
Situés à 120 km de Santiago, Valparaiso et la station balnéaire voisine de Viña del Mar sont reliés à la capitale par une véritable noria de bus. Départs toutes les 10 à 20 minutes, de 6 h à 23 h environ. Du terminal Rodoviario, on rejoint le centre en micro (minibus) ou à pied, en 15 minutes.
Depuis la France, vols directs vers Santiago avec Air France et avec escales avec Iberia, Lan, Delta … Tarifs aller-retour à partir de 835 € TTC.
Où dormir ?
Casa Aventura : Cerro Concepción. Tél. : 275-59-63. www.casaventura.cl Dortoirs ou petites chambres privées super limpias avec sanitaires partagés, dans une vieille maison tenue par un couple germano-chilien très accueillant.
La Bicyclette : Cerro Alegre. Tél. : 222-24-15. www.bicyclette.cl.tc Tenu par Gilles, un Français toujours prêt à aider, l’hostal dispose de petites chambres bien tenues et d’un jardin où l’on peut planter la tente. Salle de bains partagée.
B & B Harrington : Cerro Alegre. Tél. : 212-13-38. www.harrington.cl Aussi tenu par des Français très accueillants, le B & B, relativement chic, propose des chambres confortables et lumineuses, plutôt design. Un sans-faute.
Hotel Manoir Atkinson : Paseo Atkinson 165, Cerro Concepcion Tél : 235 1313 www.hotelatkinson.cl Les routards qui ont du goût – et qui ne sont pas fauchés – pourront choisir ce très bel hôtel boutique pour le charme des chambres et le formidable panorama sur la baie de Valparaiso depuis la terrasse.
Liens
Site officiel (en espagnol et anglais) de la ville de Valparaiso, proposant informations culturelles et touristiques. www.ciudaddevalparaiso.cl
Histoire, bonnes adresses, balades guidées à travers la ville (anglais et espagnol). www.rutavalparaiso.cl La vie et l’œuvre de Pablo Neruda, avec une incursion dans ses différentes demeures chiliennes (en espagnol et anglais). www.fundacionneruda.org
Pages personnelles (en français), bien illustrées, consacrées à Valparaiso, son histoire et son port dans le sillage des grands voiliers. http://pamir.chez-alice.fr/Voiliers/Classe_A/Pamir/Harbors/Valparwf.htm
Climat
L'été austral, s'étendant de novembre à mars, est assez chaud dans la journée avec des soirées plus fraîches. L'automne est également très agréable. Avis aux baigneurs : l'eau de mer plafonne à 18 °C en février.
Y aller ?
Situés à 120 km de Santiago, Valparaiso et la station balnéaire voisine de Viña del Mar sont reliés à la capitale par une véritable noria de bus. Départs toutes les 10 à 20 minutes, de 6 h à 23 h environ. Du terminal Rodoviario, on rejoint le centre en micro (minibus) ou à pied, en 15 minutes.
Depuis la France, vols directs vers Santiago avec Air France et avec escales avec Iberia, Lan, Delta … Tarifs aller-retour à partir de 835 € TTC.
Où dormir ?
Casa Aventura : Cerro Concepción. Tél. : 275-59-63. www.casaventura.cl Dortoirs ou petites chambres privées super limpias avec sanitaires partagés, dans une vieille maison tenue par un couple germano-chilien très accueillant.
La Bicyclette : Cerro Alegre. Tél. : 222-24-15. www.bicyclette.cl.tc Tenu par Gilles, un Français toujours prêt à aider, l’hostal dispose de petites chambres bien tenues et d’un jardin où l’on peut planter la tente. Salle de bains partagée.
B & B Harrington : Cerro Alegre. Tél. : 212-13-38. www.harrington.cl Aussi tenu par des Français très accueillants, le B & B, relativement chic, propose des chambres confortables et lumineuses, plutôt design. Un sans-faute.
Hotel Manoir Atkinson : Paseo Atkinson 165, Cerro Concepcion Tél : 235 1313 www.hotelatkinson.cl Les routards qui ont du goût – et qui ne sont pas fauchés – pourront choisir ce très bel hôtel boutique pour le charme des chambres et le formidable panorama sur la baie de Valparaiso depuis la terrasse.
Liens
Site officiel (en espagnol et anglais) de la ville de Valparaiso, proposant informations culturelles et touristiques. www.ciudaddevalparaiso.cl
Histoire, bonnes adresses, balades guidées à travers la ville (anglais et espagnol). www.rutavalparaiso.cl La vie et l’œuvre de Pablo Neruda, avec une incursion dans ses différentes demeures chiliennes (en espagnol et anglais). www.fundacionneruda.org
Pages personnelles (en français), bien illustrées, consacrées à Valparaiso, son histoire et son port dans le sillage des grands voiliers. http://pamir.chez-alice.fr/Voiliers/Classe_A/Pamir/Harbors/Valparwf.htm
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