Japon : dans les rues de Tokyo

Anne-Marie Minvielle
par Anne-Marie Minvielle

18 février 2016

Avec 13 millions d’habitants (30 millions pour le grand Tokyo), Tokyo est la plus grande ville du monde. La capitale du Japon est une mégapole électrique et étincelante, à l'architecture anarchique et à la vitalité extraordinaire. Son décor de science-fiction fascine, intimide presque le voyageur à son arrivée. Comment apprivoiser ce monstre de 621 km2 (six fois Paris) ?

Sans doute en y allant pas à pas. Il faut visiter Tokyo quartier par quartier, et découvrir, entre des tours gigantesques qui dévorent le ciel, toute la diversité de cette ville qui se vit aussi dans la rue, à l’horizontale.

Tokyo ? Une ville semblable à nulle autre, où le zen conjugué au mignon kawaï adoucissent le chaos urbain. Voici quelques conseils pratiques pour s’y retrouver dans le labyrinthe tokyoïte, avec, au menu, un quartier par jour à partir de la gare centrale, qui porte bien son nom. Arrigato (merci) !   

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Marunouchi, le quartier impérial et Tsukiji : modernité et tradition

Tokyo
Anne-Marie Minvielle

Aux portes de la gigantesque gare centrale Tokyo Station, les rutilants gratte-ciel de Marunouchi annoncent la couleur. Celle du yen. Marunouchi est à la fois le quartier des affaires de Tokyo et la vitrine du shopping de luxe.

Pas vraiment votre tasse de thé ? Offrez-vous absolument une pause culturelle dans l’un des excellents musées du quartier : le musée Idemitsu avec ses collections traditionnelles (notamment les céramiques), les expositions du Mitsubishi Ichigokan et les collections occidentales (dont des impressionnistes) au musée Bridgestone  dans le quartier voisin de Nihombashi.

S’il fait beau, les jardins impériaux, à l’ouest, sont l’un des rares poumons verts de la ville. La sombre enceinte de l’ancien château Edo encercle des pins taillés en nuages, des bambous et des cerisiers en fleurs ou des érables rouges, suivant la saison. Ses allées rectilignes mènent au musée d’Art Moderne et au temple shintoïste Yasukuni Shrine.

Vers le sud, dépasser les boutiques de luxe de Ginza et leurs tentations pour atteindre le célèbre marché aux poissons de Tsukiji (photo). La visite du marché intérieur, le plus grand au monde avec 450 espèces différentes, se fait de 5 h à 6 h du matin, suite à votre enregistrement au Fish Information Center.

 

Ginza, shopping de luxe

Tokyo
Anne-Marie Minvielle

« Les Champs-Élysées du Japon, chef-d’œuvre du design » couronnent le quartier de Ginza de toutes ses gloires… Accessible à pied depuis la gare centrale, Ginza est un paradis pour les accrocs du shopping et les fans d’architecture.

Au carrefour Chuo-dori, levez la tête vers les façades repérées prudemment à l’avance sur le plan. C’est parti pour une superbe balade dans l’architecture moderne en tournant dans les rues à angle droit, devant les panneaux rouges de Ricardo Bofill sur le Shiseido, les damiers en verre du Yamaha, la cathédrale de verre du Hermès par Renzo Piano,  ou les fenêtres désordonnées du Mikimoto Pearl. Inutile de demander le prix du mètre carré immobilier ici…

Les autres – les plus riches – pourront s’engouffrer dans les grands magasins parmi les plus connus : Mitsukoshi, Waco, Hankyu et Matsuzakaya, sans compter le minimaliste Matsuya et le célèbre Muji. Il ne faut pas compter « faire des affaires », mais plutôt rechercher une mode aux lignes novatrices et aux couleurs intrigantes.

Peu de couleurs vives, mais plutôt des mélanges subtils. Les Japonaises adorent les chaussettes et les chapeaux. Ces derniers sont créatifs et abordables. N’oubliez pas les chaussettes Tabi à un doigt et les chaussures Geta qui vont avec. Succès garanti au retour ! L’alimentation règne dans les sous-sols et les restaurants à l’étage supérieur.

Ueno et Asakusa, quintessence tokyoïte

Tokyo
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Au nord, la ligne JR mène au parc d'Ueno et ses musées, pour une journée de transition. Un quartier hors du temps, aux gargottes démodées, où vous payez parfois le repas électroniquement avec votre pasmo du métro.

Iwanu ga hanna, « le silence est rempli de fleurs » dans le parc d’Ueno, créé par le premier des seigneurs shogun au 17e s.

Ueno est très couru pour les cerisiers en fleurs du printemps, qui symbolisent la précarité de la vie et du temps qui passe. L’ambiance austère du Musée national de Tokyo encadre les trésors de l’art japonais où les armures des samouraïs côtoient le raffinement des estampes et des céramiques. Si vous avez le temps, d’autres musées, dont celui de Shitamachi sur l’ancien Edo, animent le parc.

Faites un tour au marché coloré d’Ameya Yokocho avant de reprendre le JR pour Asakusa, un vieux quartier resté populaire.

Dès la sortie, vous êtes pris par les innombrables échoppes qui vont de la porte de Kaminarimon à la porte Hozomon, par la Nakamise-dori. Vous enregistrez d’un seul coup le rouge vermillon, couleur sacrée des temples, les fumées d’encens, les ex-votos, la foule et les innombrables souvenirs des bazars.

Commerces et croyances s’entremêlent joyeusement jusqu’à l’entrée monumentale du temple Senso-Ji, reconstruit après le bombardement de 1945. Geishas, lutteurs de sumo et acteurs du théâtre Kabuki ont participé à sa décoration. Les boîtes à oracle prédiront votre avenir et les vapeurs d’encens vous guériront… moyennant quelques yens.

 

 

Akihabara, la ville électrique

Tokyo
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Vers le nord-est, le quartier d’Akihabara est à visiter de nuit sous les néons démentiels des façades. Vous pourrez acheter le logiciel, le manga ou l’appareil électronique de vos rêves.

Pénétrer dans l’un de ces magasins-tours, c’est entrer dans un monde épuisant, bruyant et fou où les vendeurs, souriants et vaillants, vous guident à travers les étages dédiés aux mangas, appareils photos et électroménagers, jouets, robots, DVD, logiciels et, enfin, aux restaurants.

Rassurez-vous, quelques chaises sont prévues pour se reposer parmi les fans de ces tentations futuristes. Avant de devenir tout à fait sourd, poussez la porte d’un Pachinko pour ses écrans hypnotisants où les décibels dépassent largement la moyenne.

Spécifique à Akihabara, n’hésitez pas à entrer dans un Maid’café où s’exprime tout l’esprit japonais mignon – ou kawaï –, s’inspirant de l’univers Manga. Une expérience curieuse où des jeunes femmes se déguisent en petites filles, laissant voir leurs dessous blancs à froufrous.

En minijupe et tablier, ces serveuses, ou maids, aux mimiques de collégiennes, proposent le thé, à genoux et les cuisses nues, à quelques messieurs ou à des familles entières. Ce n’est pas bien méchant, c’est juste un peu troublant pour un Européen… mais on signe à l’entrée que l’on ne touchera à personne. Les amateurs de gentillesse paieront 6 yens à chaque verre, sourire bon enfant, devinette ou partie de carte. À voir au moins une fois, mais sans photographier.  

 

 

Shibuya, Harajuku, Shinjuku et les ados branchés

Tokyo
Anne-Marie Minvielle

Avec quelques vitamines, rendez-vous au sud-ouest, à la station Shibuya (Hachiko exit). Perdue dans ce carrefour populeux à observer depuis l’étage du Starbucks, la statue en bronze du fidèle chien Hachiko (photo) attire les photographes. Un hommage à la fidélité de ce chien qui attendit ici durant dix ans après le décès de son maître, en 1925.

En face, les rues du Center Gai explorent la mode excentrique des ados mambas et center guys. Il faut monter vers le district d’Udagawacho, pour l’architecture en folie du cinéma Rise et du Humax Building, avant d’atteindre les Love Hotels très kitsch de Dogenzaka. Nippons fripons ou dingues de fringues ?

Au nord, la station Harajuku débouche sur la Takeshita-dori, rue piétonnière démente où l’on croise les Cosplays aux looks les plus fous. On essaye une perruque punk, un froufrou kawaï, un sac fluo en épines de hérisson ou en monstre marin, des tenues zentaï invraisemblables... On croise des marquises poudrées, des héros de mangas ou des gothiques.

Vers le nord et les tours de la mairie de Tokyo (243 m) par Tange Kenzo, le JR s’arrête à Shinjuku, où vous finirez la soirée dans le quartier chaud de Tokyo, le Kabuchi-Cho, avec ses bars à hôtesses, ses clubs érotiques et ses boîtes de nuit croulant sous les enseignes multicolores étincelantes.

Un taxi mènera aux ruelles poétiques du Golden Gai, bordées de dizaines de minuscules bars pour initiés. Une atmosphère étonnante, près du paisible sanctuaire Hanazono où l’on s’offre le plaisir de prier le renard Inari, même la nuit, pour réussir en affaires. 

Roppongi, le modernisme à l'occidentale

Tokyo
Anne-Marie Minvielle

Au centre-ouest de Tokyo, voici Roppongi avec ses centres commerciaux et ses ensembles résidentiels mégalos qui s’étendent entre le Tokyo Midtown et Roppongi Hills.

De jour, les espaces verts se prêtent à des balades tranquilles et au lèche-vitrines de luxe (enseignes occidentales pour la plupart). Au nord, le récent Tokyo Midtown, avec sa tour de 248 m, abrite de nombreux magasins de luxe, le Suntory Museum et le 21-21 Design Sight aux expositions d’avant-garde. Le magnifique bâtiment de verre du National Art Center par Kisho Kurokawa, détient la brasserie Paul Bocuse. Non loin, les cent mille tombes du cimetière d’Aoyama et le Hinokicho Park sont des lieux de méditation verte.

Vers le sud, le gigantesque ensemble de Roppongi Hills et l’élégante Mori Tower (338 m) rivalisent avec des commerces raffinés, tel l’Atelier Paul Robuchon, et le Mori Art Museum. À ses pieds, rendez-vous est pris devant les pattes métalliques géantes de l’araignée Maman, par la Française Louise Bourgeois.

Plus loin, la Tokyo Tower, rouge et blanche, inspirée de notre Tour Eiffel, dresse ses 333 m (avec antenne). Un conseil, pour ne pas rester dans les nuages et ne rien voir, choisissez bien votre moment pour monter à l’observatoire de la Tokyo Tower (250 m) ou à celui de la Mori Tower (238 m) et avoir un panorama à 360° sur Tokyo et – peut-être – le mont Fuji (3 776 m).

La nuit, comme pour rivaliser avec les tonnes d’acier, de verre et le luxe du ciel, voit sortir les noctambules les plus nantis, dans un style très cosmopolitain.

 

Odaiba, la ville du futur

Tokyo
Anne-Marie Minvielle

Accrochez vos ceintures et prenez le métro automatique aérien sur pneus du Yurikamone (15 km), si possible en wagon de tête, de Simbashi à Ariake. Saviez-vous que Yurikamone est le nom de la mouette rieuse de la baie de Tokyo ? Vous comprendrez pourquoi en fonçant à toute vitesse sur le grand pont suspendu du Rainbow Bridge et en virant à trois quarts de tour dans un décor à perdre le souffle.

Odaiba est construit sur l’île artificielle de Rainbow Town, avec un bord de mer habitable. Sous le signe d’une totale modernité, hôtels, commerces, attractions, musées et bureaux constituent cette forteresse (odaiba en japonais) du 21e siècle, visant les Jeux Olympiques de 2020.

Et toujours un maximum de commerces : chinois sur les docks de Tokyo Beach, avec des attractions à Tokyo Joypolis, agrémentés de cinémas à Aqua City Odaiba, loisirs encore à Palette Town avec sa grande roue, culturels au Musée national des Sciences nouvelles et des Innovations.

Le retour, en boucle, plonge dans un univers de béton grandiose ou angoissant d’où surgissent, comme une apparition, un téléphone géant ou une scie rouge dans les rares espaces libres. Un espace de béton et de verre où la touche verte de quelques arbustes sauvages n’apparaît que sur les zones de chantier. Impressionnant !

Des goûts et des couleurs

Tokyo
Anne-Marie Minvielle

« On ne grossit pas au Japon, même avec les gâteaux… » « Il faut aimer les soupes… » « On ne sait pas ce que l’on mange… ». Que de phrases déjà entendues ! On le sait, le Français a du mal à s’adapter. Ne parlons même pas des baguettes et du rituel à table…

À vous de faire un effort, cela peut être très bon à découvrir. Ne pensez plus aux fromages, au café-croissant, au beurre et au pain, même si vous trouvez quelques boulangeries françaises (mais à la mode japonaise). Il n’y a pas de petites épiceries, peu de marchés en plein air, mais des magasins ouverts 24/24 h 7 jours sur 7. Ici, on travaille !

Préférez les bentos peu coûteux avec leur plateau de soupe et de sushis au riz vinaigré, ou les tako yaki pour leurs beignets de poulpe. Sinon, il existe plus d’une dizaine de sortes de restaurants dans la gamme de vos finances.

Le saké se conjugue à tous les degrés pour le repas ou en digestif. La bière japonaise est délicieuse. L’eau glacée est servie en guise d’accueil et le thé vert et âpre accompagne bien la cuisine. La variété des plats s’enrichit des différentes origines asiatiques.

La cuisine japonaise est une affaire de culture. La présentation et le rituel de la table sont primordiaux, comme le démontre pleinement la cérémonie du thé. Le contenu est sain.

Un conseil, au retour, ne croyez pas réaliser facilement les sushis, sashimis, ramens et autres plats avec un peu de wasabi vert au raifort et des algues séchées, encore moins des gâteaux à base de châtaignes… Cela nécessite un bon tour de main !

Conseils shopping

Tokyo
Anne-Marie Minvielle

Un commerce tentateur à chaque pas, mais un pouvoir d’achat local nettement supérieur. Le visage du touriste perd son sourire après la petite gymnastique du change qui avait allumé ses prunelles.

- Antiquités : pour les masques, armures de samouraïs, bouddhas, chinez plutôt en France. Les produits de l’artisanat restent intéressants pour le papier japonais, les peaux en cuir, les brosses et les objets asiatiques.

- Bazar : on s’y perd, on s’y complaît, on croit faire une découverte. Le panda et le chat porte-bonheur Maneki-neko saluent sous toutes les formes. Les théières, les baguettes, les bols ? On finit par craquer pour retrouver les mêmes moins chers au retour. Chacun y trouve ce qu’il porte dans sa tête. Un bazar, quoi !   

- Électronique : la tentation perpétuelle. Les DVD peuvent être interdits à l’exportation. L’électronique n’est pas toujours réparable en France, sans compter la prise électrique différente… 

- Kimonos : le mythe du kimono tient bon. Les moins chers sont vendus dans les temples ou les magasins vintage. Les plus beaux sont coûteux et attendent le touriste… Mieux vaut acheter le tissu pour en faire soi-même.

- Mangas et pop culture : l’une des principales fascinations pour les jeunes et les moins jeunes à travers le monde. Il y a des sujets uniques, que l’on ne trouve que là-bas. Sans compter Hello Kitty, les Pokémon, et de magnifiques photos à faire sur les mangas tagués en écoutant quelques clips J-pop complètement délirants.

- Mode : chemise blanche et cravate pour les hommes, costume sombre, parapluie blanc pour tous, masques protecteurs, la foule est surréaliste. Les créations Pleats Pleats d’Issey Miyake et les cachemires de Chine restent intéressants.

Fiche pratique

Tokyo
Anne-Marie Minvielle

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Comment y aller ?

Vols directs vers Tokyo au départ de Paris CDG avec Air France, Japan Airlines ou All Nippon Airways.

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Adresses utiles

À Paris :

. Office de tourisme du Japon   

. Maison de la Culture du Japon à Paris, pour des concerts des films et des cours adaptés aux différents arts nippons.

. Magasins et restaurants autour de la rue Sainte-Anne, 2e arr. à Paris.

À Tokyo :

. Office du tourisme de Tokyo

. Sightseeing à la sortie de Tokyo Station, intéressant mais trajets restreints. Précisez bien votre langue à la réservation.

. Ghibli Museum (accès JR Mitaka), domaine de l’imaginaire des studios Ghibli, banlieue ouest de Tokyo.

Change : 1 € = 130 yens env.

Se déplacer

Prendre le maximum de documentation (cartes, plans, guides) en français avant de partir. Lors de la réservation de l’hébergement, précisez le type à l’européenne ou à la japonaise, et la surface de la chambre (20 m2 étant déjà un certain luxe). Chaussures de marche, petit sac à dos et plan en français recommandés pour un quartier par jour au maximum.

Le guide du Routard Japon est indispensable. On le sort cent fois de la poche, pour éviter de se perdre dans ce labyrinthe, prendre le bon bus ou la bonne ligne de métro. Il revint tout corné et usé, c’est dire !

. Métro et train : comptez quelques heures à « essayer » le métro aux lignes circulaires. Jusqu’à présent, il fallait deux cartes, pour les lignes publiques et privées, un vrai casse-tête ! Ainsi, la Suica verte couvre certaines lignes et pas d’autres. Ne vous affolez pas.
Le Pasmo est la carte idéale pour le métro et le bus si vous restez quelques jours. Achetée sur les distributeurs Pasmo du métro pour 500 yens, vous la chargez après par coup de 1 000 yens ou plus. Cela vous évite de payer à l’aller et à la sortie.
Attention, la dépense monte rapidement vu la rapidité du métro et les distances. Mais ça vaut le coup pour le confort. En cas de problème, n’hésitez pas à vous adresser aux nombreux contrôleurs aux gants blancs, aimables, qui vous feront passer, vu la difficulté à se comprendre…

En revanche, le train Shinkansen, la ligne périphérique de Tokyo Yamanote et le Yurikamone d’Odaiba sont couverts par le JPR Japan Rail Pass.

Pour ce dernier, calculez bien le prix de son rendement avant de l’acheter en France comme il est conseillé dans bien des guides et agences. Cela dépend vraiment de votre séjour et de vos déplacements au Japon.

. Taxis : tout le contraire de la France. Il ne faut pas hésiter à les prendre pour de courtes distances (métro-monument, métro-hôtel, etc.), leur tarif est prévu en conséquence, soit 7 € pour les premières minutes, mais après ça grimpe… Ils sont verts lorsqu’ils sont occupés et rouges quand ils sont libres. Là aussi, sourire, gants blancs et dentelles. Gardez bien la carte de votre hôtel pour vous faire comprendre.

. Renseignements : préparez votre tournée à l’avance pour éviter d’avoir à demander votre chemin. L’anglais est peu pratiqué, le français pas du tout, et vous ne lisez probablement pas le japonais. Votre interlocuteur ne comprendra ni votre question en anglais, ni votre plan écrit en français…

Dormir

Asakusa est un quartier sympa pour dormir, avec pas mal d’AJ bon marché et des ryokan de charme bon marché. Quelques belles adresses aussi à Ueno-Yanaka (Ryokan Katsutaro, Yamanaka Ryokan)

Trouvez votre hôtel à Tokyo 

Quelques adresses

- Morimoto : Hamanoue Bldg, 2-7-4 Dogenzaka, Shibuya-ku. Tél. : 3464-5233. Tlj sf dim et jours fériés 16 h 30-22 h. Compter 2 000 yens (20 €) pour un repas. Depuis 1948, le meilleur resto izakaya de Shibuya, souvent classé dans le Top 10 de Tokyo. Il sert les meilleures brochettes de viande et de légumes de ce quartier emblématique.

- Echikatsu : 2-31-23 Yushima, Bunkyo-ku. Tél. : 3811-5293. Ouv. 17 h-21 h 30, sf dim. et jours fériés et sam en août. Une institution du quartier d’Ueno depuis 1872, réputé pour ses sukiyaki (fondue japonaise).

- La Jetée : 1-1-8 Kabukicho, Shinjuku-ku, Tokyo. Ouvert le soir, sf le dim. Ce bar, une institution du quartier de Golden Gai, tire son nom (en VF, s’il vous plaît) d’un film culte de Chris Marker. Le patron, qui parle français, est d’ailleurs un fanatique des films de la Nouvelle Vague. Superbe sélection de musiques de films et très bonne ambiance.

- Blue Note : Raika Bldg 6-3-16 Minami-Aoyama, Minato-ku. Tél. : 5485-0088. Le plus célèbre club de jazz de Tokyo, on l’on peut écouter les grosses pointures du genre made in Japan.

- Sound Museum Vision : Shintaiso Bldg BF, Dogenzaka, Shibuya-ku. Une boîte exceptionnelle, au cœur de Shibuya. Quatre pistes de danse et des DJ internationaux.

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