Arizona : l'Ouest, le vrai !

01 mars 2012

C’est aussi dans cet État que se trouvent les splendeurs des vestiges Anasazis de Chelly Canyon (photo), l’histoire douloureuse mais vibrante des peuples Hopi et Navajo, le souvenir légendaire des pionniers et cowboys.
De la frontière mexicaine aux confins de l’Utah, en passant par Phoenix, Tucson, Bisbee ou encore Tombstone, de longs et hypnotiques trajets en voiture attendent le voyageur, mais aussi d’aventureuses randonnées dans des parcs naturels. En Arizona, la mythologie de l’Ouest a encore de beaux jours devant elle !



Sur l'Apache Trail

De Phoenix, cap sur l’Apache Trail (photo), pour la journée. Cette route historique de 170 km serpente au cœur d’une montagne plantée de cactus et piquée de pitons rocheux découpant l’azur. Elle fut tracée en 1903 pour la construction et l’approvisionnement du Roosevelt Dam, le plus grand barrage en maçonnerie du monde. Les Indiens Apaches, à l’extrémité est, et les Pimas, à l’ouest, servirent de main d’œuvre.
Tortilla Flat, pittoresque étape de l’Apache Trail, semble sorti d’un western. Ancien relais de diligence, aujourd’hui repaire de bikers, ce minuscule hameau doit son nom à l’inondation de 1867. À l’époque, seule la réserve de farine fut épargnée, ce qui permit de tenir en mangeant des tortillas (galettes plates et souples). Le musée local rapporte que Clark Gable passait par ici quand il partait pêcher au lac Roosevelt.
Même si c’est un peu l’usine le midi, un break s’impose pour une taco salad arrosée de bière fraîche au Superstition Saloon : murs tapissés de dollars, tête de bison empaillée, flamboyant jukebox et sièges de bar en selles western. Dans le patio, concert de country rock pour parfaire l’ambiance. Quelques miles après Tortilla Flat, sur la gauche, un petit chemin descend vers un cours d’eau bordé de sable : l’endroit idéal pour une sieste.
Taliesin, Arcosanti : laboratoires urbains

Adepte des angles non droits et des structures géométriques, Wright a créé une maison « organique », s’intégrant au site et aux conditions désertiques, mais aussi une école. Des étudiants triés sur le volet, viennent y plancher aujourd’hui encore sur les quatre fondamentaux selon Wright : le milieu, les méthodes, le matériau et « la destruction de la boîte ».
L’héritage de Wright est au centre d’un autre projet étonnant au cœur du désert : Arcosanti (photo), à 65 miles au nord de Phoenix, près de Cordes Junction. Ce prototype de ville nouvelle a été pensé par Paolo Soleri, ancien élève à Taliesin, selon le concept d’« arcology » ou architecture écologique, pour optimiser l’espace et l’énergie.
Effaré par l’urbanisation à l’américaine, qui rend la voiture indispensable et isole les individus, Soleri a rassemblé dès les années 70 une communauté d’étudiants pour expérimenter un développement urbain à échelle humaine, anti-individualiste et respectueux de la nature (chambres en alvéoles, agora communautaire, serres bio…).
Planté au pied d’une falaise de basalte et rafraîchi de verdure « comestible » (oliviers, amandiers, abricotiers…), Arcosanti n’est habité que par une communauté d’une centaine de personnes. Le site s’autofinance à moitié grâce à la vente de wind bells (cloches à vent) en bronze créées par Soleri. Leur tintement incessant crée une atmosphère particulière.
Tucson la cool et la « Colombe blanche »

À dix miles de Tucson, la petite église de San Xavier Del Bac (photo) surgit dans le paysage désertique comme une Vierge immaculée, gardée à l’entrée par un saguaro (cactus) immense mais fatigué. Édifiée par les Jésuites à la fin du 17e siècle, aujourd’hui sous l’aile de pères franciscains, cette sublime Mission espagnole appelée « la Colombe blanche » est située sur la réserve indienne des Tohonos O’odham.
Sa façade de pierre ouvragée d’arabesques florales et les anges à la peau cuivrée (des Indiens ?) sur les murs de la nef expriment le syncrétisme entre la religion chrétienne et la culture native américaine. Un héritage de la colonisation de l’Ouest, dont le petit musée local raconte l’histoire douloureuse. À l’intérieur de la Mission, une étonnante statue représente une Mohawk, la première Native-Américaine béatifiée.
À la sortie, si l’on veut manger sur le pouce avant de s’aventurer dans le Saguaro National Park, des Indiens Tohonos font cuire du fry bread dans une marmite d’huile, sous une guérite de branchages.
Tombstone et Bisbee : Wild West

À première vue, tout paraît un peu trop clean pour être authentique, mais beaucoup de maisons sont d’époque. Un petit détour dans les ruelles jouxtant l’allée principale permet d’échapper aux boutiques pour remonter le temps, sans forcément assister aux déambulations des faux cow-boys. Ne pas repartir sans un godet de bière fraîche au Big Nose’s Kate’s Saloon, qui repasse en boucle des films sur OK Corral. Avec un peu de chance, un concert de country est prévu le soir même.
Un peu plus à l’est, Bisbee a évolué bien différemment. Lovée dans les Mules Mountains, cette ville du cuivre – elle fut la plus grande cité entre St Louis et San Francisco – exhale un charme désuet : architecture victorienne, façades colorées, rues étroites et vallonnées, boutiques d’antiquités et de bijoux, friperies sympas où de la marchandise se troque contre du bois de chauffage, cafés et restaurants raffinés…
Refusant de devenir une ville fantôme à la fermeture des mines, Bisbee a décidé de revivre en accueillant de nombreux artistes – et des Américains du Nord s’y installent en hiver –, d’où une ambiance bourgeois-bohème, peace and love, assez sympathique. On s’y balade avec plaisir avant de (bien) dîner au Copper Queen Hotel, une institution locale.
Sedona, curiosité « new age »

À 30 miles au sud de Flagstaff, caressée d’un climat idéal tout au long de l’année sous un ciel pur de jour comme de nuit, Sedona (photo) a été sacrée « Number One Most Beautiful Place in America » par le magazine USA Weekend. Un site naturel magnifique entoure la ville, labyrinthe inépuisable de randonnées et aventures en tous genres.
La ville ne mérite pas tant d’égards… à moins d’être branché « new age », hypnose ou méditation transcendantale. La région est, depuis des millénaires, un centre de convergence d’énergies et de magnétismes (un vortex) pour les Indiens. Cette croyance s’est convertie en fonds de commerce omniprésent, particulièrement dans l’étourdissant dédale commercial de Tlaquepaque, construit comme un village mexicain de Disneyland.
Heureusement, si on ne supporte pas cette ambiance de « Mystic Supermarket », il est facile de s’échapper de Sedona. En voiture, à pied, à cheval, à vélo, en rafting ou en hélico et montgolfière (pour les plus fous et fortunés), mille et un chemins de rando conduisent au cœur de la Coconino National Forest – on y croise même des cervidés.
Sublime Grand Canyon

Il règne dans le canyon une biodiversité unique au monde. Du fait de sa profondeur, cinq des sept grands systèmes climatiques y sont concentrés : du subtropical sec, au fond de la gorge, jusqu’au climat continental, sur la rive nord du canyon, où l’on trouve une forêt de résineux. Quelque 1 500 espèces de plantes, 300 sortes d’oiseaux et 75 types de mammifères sont répertoriés dans la zone du Grand Canyon.
Pour visiter le canyon, si vous ne pouvez pas vous payer un vol en avion ou hélicoptère (un must très cher), essayez de descendre à pied l’un des versants, afin de fuir les foules qui se pressent sur les belvédères d’observation. Les points de vue sont nombreux, mais il vaut mieux avoir une bonne forme physique.
Pour observer le canyon, nous vous conseillons la Hermits Rest Route (accessible seulement par navette) et la Kaibab Trail Route, ouverte aux particuliers, avec l’incontournable Yaki Point. On peut également faire une randonnée dans le lit du canyon, tout au fond, en prévoyant de passer une nuit sur place. Cette rando inoubliable doit se préparer (et être réservée) longtemps à l’avance auprès du Visitor Center.
Dernier détail important : si vous voulez loger à l’intérieur du site, il faut s’y prendre plusieurs mois à l’avance en haute saison. Et oui, il y a foule dans ce lieu mondialement connu !
La vie secrète des Hopi

Difficile de comprendre comment les Hopis ont pu vivre, et vivent encore, dans ce paysage si désolé. Agriculteurs sédentaires depuis toujours – les Navajos étaient longtemps chasseurs nomades –, les Hopis ont développé des techniques pointues pour amadouer ce sol aride et craquelé, survolé par les corbeaux.
Un étroit chemin mène au village de Walpi (photo), posé au bord du précipice. Sur le seuil de leurs maisons, les hommes sculptent des Katsinas dans une racine d’arbre à coton. Ces poupées de bois colorées, mi-homme mi-animal, sont les symboles des divinités et des messagers spirituels hopis. Elles permettent de transmettre la religion aux enfants.
À part les célèbres Katsinas, la culture hopie reste jalousement préservée : les cérémonies et fêtes célébrées dans les salles en sous-sol, les kivas, sont interdites aux étrangers. Idem pour la prise d’images photo ou vidéo, de son et de notes lors des visites guidées. La langue hopie, très majoritairement parlée, fait perdurer les traditions orales – les Hopis descendent des Anasazis.
Au Hopi Cultural Center sur Second Mesa, on peut goûter à un élément sacré et unique à la culture hopie : le piki bread, une très fine galette de maïs bleu. Le musée est étroit mais passionnant. Il porte notamment sur l’histoire complexe et conflictuelle entre Hopis et Navajos sur fond d’expropriations par l’État américain.
Monument Valley, cœur de la Nation Navajo

Depuis 2010, un circuit en voiture sur une piste caillouteuse permet de serpenter parmi ces géants d’un ocre flamboyant au crépuscule, mauves ou bleutés à l’aube. Mais la balade offre le plus de sensations sur le dos d’un petit cheval qui se fraye un chemin à flanc de butte, guide navajo devant et chiens derrière.
On se sent d’ailleurs transporté au temps des westerns de John Ford, qui y tourna une dizaine de films. C’est d’ailleurs La Chevauchée fantastique, dès 1939, qui popularise Monument Valley, devenue depuis un lieu de tournage aussi mythique que récurrent, de La Sanction à Thelma et Louise en passant par Easy Rider.
Monument Valley reste d’abord le cœur sacré de la Nation Navajo (prononcer « navaho »). Établie en 1868, c’est aujourd’hui la plus grande réserve indienne des États-Unis, embrassant le nord-est de l’Arizona et mordant sur les frontières de l’Utah et du Nouveau Mexique. On peut passer la nuit dans un hogan, domicile traditionnel et sacré depuis la sédentarisation des Navajos.
Sous un dôme d’argile tenu par une structure en bois, le hogan de Agnes B&B accueille une dizaine de personnes sur des matelas répartis autour d’un poêle dont la fumée s’échappe par un orifice central. La forme circulaire et arrondie du hogan évoque une certaine conception du monde chez les Navajos, dont l’importance de la femme (enceinte) dans cette culture matrilinéaire.
Canyon de Chelly et la Forêt pétrifiée

La White House Trail, une balade à pied d’environ deux heures, accessible sans guide navajo, aboutit aux vestiges fort bien conservés d’un village d’adobe accroché à la falaise, striée par l’érosion. De l’autre côté de la rivière, vivent des familles navajos d’aujourd’hui, installées sur un lopin de terre, dans un certain dénuement. Autour, des chevaux paissent en semi-liberté.
Après le Canyon de Chelly, cap vers le Sud, la Petrified Forest National Park et le Painted Desert. Deux univers géologiques somptueux et insolites, sur lesquels une force surnaturelle semble avoir jeté un sort. Dans un décor lunaire de roches finement striées d’un dégradé d’ocres et pastels, on déambule parmi une incroyable concentration de troncs d’arbres fossilisés, vieux d’environ 200 millions d’années.
Au Visitor Center, ne pas rater le film expliquant comment, au temps des dinosaures, les arbres de cette plaine, autrefois richement boisée, tombèrent dans la rivière. Ils furent engloutis par les sédiments, infiltrés de silice, puis transformés en quartz sans s’être jamais décomposés. Attention à quiconque voudrait ramener bout de roche, grains de sable ou brindilles : les rangers veillent et ne plaisantent pas avec ce délit fédéral chèrement puni.
Fiche pratique

Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Etats-Unis.
Office du tourisme de l’Arizona
Comment y aller ?
Phoenix Sky Harbor International est la porte d’entrée pour un séjour en Arizona. Il est desservi par la plupart des compagnies américaines (United, Delta, American…). Aucun vol direct depuis la France.
Il est conseillé de louer une voiture pour se déplacer. La plupart des loueurs de voitures sont présents à l’extérieur de l’aéroport.
Où dormir ?
À Bisbee
Calumet & Arizona Guest House : chez John & Joy Timbers, 608 Powell St. Bisbee. Tél. :(1) 520 432 4815. Pas facile à trouver mais ça vaut le détour : très kitsch (bibelots, napperons, maisons de poupées) autour d’un patio ensoleillé où ronronne un chat. L’hôtesse a la rudesse du far west avec un soupçon de Vieille Angleterre. Les pancakes du matin sont épais comme les édredons.
Phoenix et environs
Arcosanti, tél. : (1) 928 –632 7135. Pour expérimenter, le temps d’une ou plusieurs nuits, le laboratoire urbanistique conçu par Paolo Soleri et ses disciples (voir « à faire »). Réserver à partir de 3 mois à l’avance. Prévoir une lampe torche ou frontale. Entre 30$ et 65$ la nuit. La cafeteria est 100% bio.
À Sedona
Plusieurs campings dans la Coconino National Forest (Cave Springs, Bootlegger, Manzanita…) Ouverts d’avril à octobre. Tél. : 00 1 (877) 928 444 6777. 20$ l’emplacement.
À Tucson
Road Runner Hostel, 346 E 12th Street. Tél. : 00 1 (520) 628 47 09. Ambiance auberge de jeunesse cool et communautaire, sauf dans le hall d’entrée où l’écran plasma géant et le wifi ne facilitent pas les échanges. 20$ le lit en dortoir, petit déjeuner compris.
À Monument Valley en terre Navajo
Agnes Gray Bed & Breakfast : nuit en Hogan traditionnel : sous un dôme de bois recouvert d’argile, matelas posés sur un sol de terre battue, un poêle et une table à dîner au centre. Toilettes sèches à l’extérieur. Originalité, authenticité et calme olympien. 1,5 miles avant l’entrée du parc de Monument Valley, sur la gauche en venant de Kayenta. Tél. : 928 309 8834, 30$ par personne.
En terre Hopi
Hopi Cultural Center (Restaurant & Inn): PO Box 67, Second Mesa. Tél. : 00 1 928 734 2401 Environ 75$ par personne + 6$ par personne supplémentaire.
Trouver un hôtel aux Etats-Unis.
Où manger ou boire un verre ?
Sur l’Apache Trail
Tortilla Flat : pour la déco à l’intérieur et le concert de country rock dans le patio. 18 miles au nord-est de l’Apache Junction sur la Highway 88.
À Bisbee
Copper Queen Restaurant & Hotel :11 Howell Avenue. Ouvert depuis 1802, le plus vieil hôtel en activité d’Arizona. Très bonne cuisine dans cette institution locale de Bisbee. Pour les moins de 21 ans voulant boire de l’alcool, prévoir une pièce d’identité.
À Sedona
Ken’s Creekside American Bistro : 251 Highway 179. Pour un énorme petit déjeuner de « Blue Corn Pancakes », « Eggs Benedict » ou « All American » sur le balcon ensoleillé.
À Tombstone
Big Nose Kate’s Saloon : 417 E Allen Street. Pour une pinte de bière bien fraîche. Ouvert tous les jours de 10h à minuit.
À Tucson
Cup Cafe – Hotel Congress : sur Congress Street, dans le vieux Tucson. Surtout pour l’ambiance alternative des concerts le soir sur la terrasse envahie d’étudiants.
À faire
À Phoenix et aux alentours
- Heard Museum : 2301 N. Central Ave., Phoenix, AZ 85004. Passionnant musée dédié aux Indiens d’Amériques d’hier et d’aujourd’hui, extrêmement riche et pédagogique.
- Taliesin West : 12621 Frank Lloyd Wright Blvd, Scottsdale. Tél. :(1) 480 860-2700. Avec un GPS, indiquer : 12345 Taliesin Drive, Scottsdale. De septembre à mai. Visites quotidiennes d’1h30 de 9h à 16h : 32$ par adulte, 28$ pour étudiants, militaires et seniors, 17$ pour moins de 12 ans.
- Shopping discount à l’Outlets de Anthem : 4250 West Anthem Way, Phoenix, AZ. Avec des marques telles Calvin Klein, Levi’s, Polo Ralph Lauren, Columbia Sportswear… mais moins cher. Du lundi au samedi de 10h à 20h. Le dimanche de 10h à 19h.
Entre Phoenix et Sedona
- Visite du laboratoire urbanistique d’Arcosanti : Arcosanti, HC 74, Box 4136, Mayer, AZ 86333. Interstate (autoroute) I-17, Exit 262 à Cordes Junction. Puis suivre la piste sur 3 miles vers le nord-est. Ouvert tous les jours, de 9h à 17h, sauf pendant certaines vacances. Visites guidées entre 10h et 16h, sauf midi. 10$ par personne. Postuler pour des ateliers : workshop@arcosanti.org
À Tucson et aux alentours
- Arizona State Museum : petit musée des cultures des indiens du Sud Ouest américain. Bien fait, complet mais digeste. Ouvert du lundi au samedi de 10h à 17h. Fermé le dimanche et les vacances. 5$ par adulte, gratuit pour les étudiants et moins de 18 ans.
- Arizona Historical Society, tél. : (520) 628-5774. L’histoire de l’Arizona de façon ludique, de la conquête espagnole à nos jours. Ludique, bien fait, très riche, beaucoup d’installations, de maquettes, de reconstitutions. Bien pour les enfants. Magnifiques objets d’époque. Anecdotes. Ouvert tous les jours sauf dimanche de 10h à 16h. 5$ par personne, gratuit le premier samedi du mois. 949 E 2nd street.
- Saguaro National Park : plaine désertique doucement vallonnée, parsemée de cactus parfois garnis de fines fleurs rouges ou jaune vif ; de mai à juin. Randonnée pédestre facile sur chemins balisés. 10$ par véhicule ou 5$ par piéton.
- Mission San Xavier Del Bac : À une quinzaine de kilomètres de Tucson. Église ouverte tous les jours de 7h à 17h, vacances comprises. Musée ouvert de 8h30 à 16h30.
À Bisbee
- Cachet : 25 Main Street, Old Bisbee. Tél. :(520) 432-2054. Bijoux locaux, bottes de cowboys, robes mexicaines et chinoises ou années 30, vieux films… la boutique de Leila Blair est une véritable caverne d’Ali Baba sympa, où certaines marchandises se troquent contre du bois de chauffage.
La ville (re)vit au rythme de plusieurs festivals tout au long de l’année : du chocolat en février, du blues en septembre, du vin en octobre… et en avril a lieu une course à vélo. Bisbee Visitor Center
Autour de Chelly Canyon
- Petrified Forest National Park : ouvert tous les jours de 8h à 17h. Tél. (928) 524-6228
Au Grand Canyon
- Visitor Center : à 2 mn à pied de Mather Point. De nombreuses infos dans The Guide disponible en français
Cinéma
Règlements de comptes à O.K. Corral, de John Sturges (1957). Western culte inspiré de la célèbre fusillade de Tombstone, avec Burt Lancaster et Kirk Douglas.
Une dizaine de westerns de John Ford, avec, presque toujours, John Wayne : La Chevauchée fantastique (1939), qui popularisa Monument Valley, puis Le Massacre de Fort Apache (1948), La Charge héroïque (1949), La Prisonnière du désert (1956). Mais aussi Henry Fonda dans La Poursuite infernale (1946) et Les Cheyennes (1964) avec Richard Widmark.
Plus récemment, Arizona Dream, d’Emir Kusturica (1992) avec Johnny Depp, Jerry Lewis et Faye Dunaway et Wind talkers, les messagers du vent, de John Woo (2002) sur le Navajo Code Talkers, avec Nicolas Cage et Christian Slater.
À lire
Les polars en terre navajo de Tony Hillerman. La plupart de ses romans se passent dans la région des « Four corners » (les quatre coins) à la frontière du Nouveau Mexique et de l’Arizona. Les protagonistes en sont Joe Leaphorn et Jim Chee de la police tribale Navajo : L’Homme squelette, Porteurs-de-peau, Coyote attend, Femme qui écoute… Hillerman est le seul non Amérindien membre (honoraire) de la Nation Navajo.
Phoenix, Arizona de Sherman Alexie. Un recueil de nouvelles dans lesquelles Victor, un Indien de la réserve de Wellpinit, revient constamment à différentes époques de sa vie.
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