Nouveau-Mexique, au pays des Indiens pueblos

Santa Fe, fille de l’Église

Santa Fe, fille de l’Église
Eglise San Miguel - Claude Hervé-Bazin

C’est à l’ombre de la croix que grandit le Nouveau-Mexique espagnol. Les franciscains baptisent à tour de bras (14 000 convertis en 1617), de gré ou de force. Une première église de mission, San Miguel, fut consacrée l’année même de la fondation de Santa Fe.

Un siècle plus tard, elle est reconstruite dans un style pueblo typique, en adobe, avec un autel aux jolies tonalités de vert toujours en place. À l’entrée, sommeille la plus vieille cloche d’Amérique, fondue en Espagne en 1356.

En 1625, la statue de La Conquistadora débarque à son tour d’Espagne pour orner l’autel de la modeste église de Saint-François d’Assise – aujourd’hui cathédrale. Le sanctuaire, rebâti dans un style néogothique par un archevêque auvergnat au 19e siècle (!), conserve encore en son sein cette Vierge vénérée, évacuée durant la révolte pueblo et ramenée après la reconquête.

Depuis 1712, son retour est célébré chaque 16 septembre lors d’une fiesta marquée par la reconstitution de l’entrée en ville de Don Diego de Vargas. La procession escortée par des simili conquistadores au casque en plastique et un défilé-carnaval sur fond de big bands (fanfares)…

Juste à côté, la chapelle de Loretto évoque pour beaucoup une forme de miracle : son sublime escalier à vis en bois a été édifié en 1877, sans l’aide d’un seul clou. Mais personne ne connaît le nom du charpentier qui réalisa ce prodige…

Texte : Claude Hervé-Bazin

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