Nouveau-Mexique, au pays des Indiens pueblos

De Chimayo à Taos, par le chemin des écoliers

De Chimayo à Taos, par le chemin des écoliers
Sanctuaire de Chimayo - Claude Hervé-Bazin

Sinuant au pied des monts Sangre de Cristo, la High Road rejoint Chimayo : une bourgade baignée de poussière où, le Vendredi Saint, convergent des dizaines de milliers de pèlerins. Chimayo est un peu le Lourdes de l’Ouest américain. On y vénère le Christ d’Esquipulas (guatémaltèque !), dont le culte parvint jusque-là à l’époque coloniale.

L’église, remontant à 1816, adopte des lignes pueblos patinées par le temps. Dans la chapelle latérale, se creuse le pocito, un petit trou empli de sable aux vertus réputées miraculeuses. Chacun y prélève son dû, indifférent au panneau indiquant que les prêtres remplissent eux-mêmes l’orifice chaque jour…

Vient Las Trampas, ses 125 habitants et sa belle église de mission fortifiée. Son plancher de guingois répond à de lourdes poutres aux gros corbeaux sculptés. Aux murs, une imagerie gentiment naïve, menée par saint Jacques le Matamore dans sa mortelle cavalcade.

Enfin, voici Taos, nichée au pied des montagnes, avec sa plaza, ses maisons en adobe, ses musées d’art et ses souvenirs de l’école de peinture de Taos – la première à avoir sublimé les couleurs intenses de la région et la vie de ses habitants. Un Santa Fe bis, en version réduite, qui s’épanche dans une campagne verte peuplée de saules et de ranchs.

Là, derrière de hauts murs, l’hacienda de los Martinez (1804), devenue musée, ramène en un temps où les grandes propriétés abritaient tous les corps de métier : forges, ateliers de tissage, cuisines, sans oublier une chapelle privée et des chambres d’une rare sévérité.

Texte : Claude Hervé-Bazin

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