Nouveau-Mexique, au pays des Indiens pueblos

Santa Fe, capitale de l’art contemporain

Santa Fe, capitale de l’art contemporain
Claude Hervé-Bazin

Le temps a passé et Santa Fe est entrée dans une ère nouvelle, marquée par une forme plus actuelle de sacré : la quête du beau et de l’authentique.

Découverte par les peintres de l’entre-deux-guerres (dont la célèbre Georgia O’Keeffe), la ville est popularisée par les hippies dans les années 1960. Depuis, elle est envahie par tout ce que la Californie et l’Ouest comptent d’artistes, d’artisans, d’adeptes du New Age, d’illuminés authentiques et de partisans du retour à une vie simple.

Résultat ? Autant de psys et de manucures que d’églises dans les pages jaunes et deux fois plus d’acupuncteurs ! Sans oublier plus de 200 galeries, pour beaucoup alignées sur Canyon Road, qui font de Santa Fe l’une des Mecques américaines de l’art contemporain.

Malgré la marchandisation, la vieille ville séduit avec sa plaza centrale façon zocalo mexicain et son architecture. D’une rue à l’autre, maisons anciennes, résidences modernes et hôtels déclinent les mêmes lignes arrondies aux murs d’adobe, les mêmes toits plats reposant sur des vigas (poutres). Partout, des guirlandes de petits piments rouges ou de poivrons séchés égayent les tonalités de terre.

Les musées eux-mêmes adoptent souvent ce style. Les plus beaux, en marge du centre, au Museum Hill, célèbrent l’héritage amérindien (Museum of Indian Arts and Culture, Wheelwright Museum of the American Indian). L’occasion de découvrir mille ans de traditions et des bijoux en turquoise lourds de plusieurs kilos.

Texte : Claude Hervé-Bazin

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