La capitale de l’Europe est une cité à taille humaine, pétrie de contrastes. L’ancienne et vénérable Grand-Place ne se trouve qu’à quelques encablures de la ville moderne, fille de la révolution industrielle du XIXe siècle. Ici, vous empruntez une rue médiévale et vous butez sur une voie rapide. Un méli-mélo chaotique que Bruxelles doit à la spéculation immobilière dont elle fut la victime dans les années 1960.
Des îlots entiers furent détruits, ce qui défigura certains quartiers. Cette pratique peu glorieuse porte d’ailleurs le nom de « bruxellisation ». Mais une première impression n’est pas forcément juste… En effet, Bruxelles a beau être brouillonne et anarchique, elle n’en demeure pas moins terriblement attachante.
Métropole de la région flamande, Bruxelles est habitée à plus de 80 % par des francophones et abrite 25 % d’étrangers. Cette ville est un véritable melting-pot, mais aussi un passionnant laboratoire de la mixité en dépit des bisbilles entre Flamands et Wallons. Vous l’aurez compris, Bruxelles est à l’image de la Belgique avant d’être la capitale du Vieux Continent.
Évidemment, il y a la Grand-Place, « le plus beau théâtre du monde » selon Cocteau, et aussi le Manneken-Pis. Mais il faut s’aventurer au-delà de la carte postale : musarder dans les ruelles du centre, explorer Ixelles pour admirer les façades Art nouveau de Victor Horta ou se balader aux Marolles le dimanche matin.
Sans oublier de pousser la porte d’un estaminet pour goûter aux trésors locaux : les bières, et en particulier la Gueuze, que l’on brasse encore comme il y a six mille ans. N’oubliez pas de trinquer avec les Bruxellois, qui ont un sens de l’humour et une gouaille bonhomme des plus réjouissantes : la « zwanze » !