Deuxième ville de France, Marseille reste une immense scène de théâtre où les représentations se succèdent, sans temps morts. Pas de saison d’hiver ou d’été, pas de relâche, sauf en août peut-être.
Marseille est une ville étonnante dont les habitants ont des talents innés de comédiens et se moquent bien d’avoir des spectateurs complices, car ils jouent d’abord pour eux. Drames et comédies, en alternance, sur une scène à la taille digne d’une grande métropole, voire d’une mégalopole, qui aurait pourtant gardé l’esprit de province (et l’accent de Provence).
Dans ces conditions, rejetez les idées toutes faites sur Marseille, celles que vous aviez en tête avant le lever du rideau. On daignera oublier que vous avez vidé toute votre voiture au parking, en jetant des regards inquiets, après avoir pesté contre les embouteillages, regardé d’un air effaré, depuis l’autoroute, le paysage gâché par des blocs de béton, alors que vous pensiez arriver au « Pays du soleil »...
Un titre d’opérette marseillaise, de celles qui donnèrent à la France entière, dans les années 1930, l’accent de Fernandel, Raimu ou Sardou… L’opérette, la trilogie de Pagnol, les poissonnières… il ne manque plus que le pastis, la pétanque, le savon et la petite sieste, et nous voilà avec quelques-uns des clichés qui ont fait la réputation de Marseille.