Lyon est une perle rare, une ville émouvante, capitale des Gaules, de la gastronomie, de l’imprimerie, de la soie et des murs peints. Capitale régionale à n’en point douter, celle de la région Rhône-Alpes, des affaires genevoises aux portes de la Provence, en passant par les collines viticoles, les sommets enneigés et les bassins industriels.
La ville possède trois qualités qui peuvent sans conteste faire d’elle une capitale : elle est fière, elle est belle, elle est rebelle. Elle est fière car tous les Lyonnais se sentent investis d’une spécificité dont ils peuvent se vanter : ils sont Lyonnais !
Belle car depuis trente ans, elle vit une véritable renaissance. Des gens de talent ont redonné du rose aux joues aux façades du vieux Lyon, comme pour rapprocher la cité de la Méditerranée. Les vastes places rutilantes, qui bombent le torse, ont été merveilleusement réhabilitées, honorées par des fontaines. La ville Renaissance porte bien son nom. L’Unesco ne s’est pas trompé en inscrivant 500 hectares de la cité au Patrimoine mondial de l’humanité. Un record !
Rebelle, aussi, car Lyon ne se rend jamais. La ville n’a pas oublié Jean Moulin ou Klaus Barbie. Rebelle encore depuis les « traboulesques » et revendicatives descentes de canuts. Rebelle enfin comme Guignol qui amuse les enfants en raillant les bourgeois et en défiant le gendarme.
À Lyon, il faut se coucher tard ou se lever tôt. Et surtout, ne pas rater l’heure magique où la Saône scintille, où les façades brillent, où les fresques s’animent.