Toulouse, « la ville rose », donne l’image d’une cité sportive où
le rugby est roi, d’un pôle estudiantin majeur et d’une agglomération dynamique
avec ses industries de pointe et sa douceur de vivre. Nougaro, dans son enthousiasme
poétique, nous avait déjà soulevé un coin du paysage et fait respirer l'air
de quelques quartiers. Alors c’est avec un énorme plaisir qu’on découvre cette
cité profondément humaine et agréable, avec un centre-ville quasi intact où
il fait bon découvrir, en de longues et romantiques promenades, la merveilleuse
architecture, les admirables églises et le riche patrimoine historique que la
ville n'a pas sacrifié à un modernisme forcené. À part quelques artères héritées
d’Haussmann, le centre nous livre des ruelles charmantes et des édifices somptueux.
Toulouse possède le record de France d'hôtels particuliers du XVIe siècle,
lesquels se cachent dans de jolies cours qu'il vous faudra surtout découvrir
le soir, quand le rose se transforme en or. Si l'on devait comparer Toulouse
à une autre ville, on se tournerait vers Barcelone, pour sa proximité culturelle
et affective. À Toulouse, on a tout compris aussi. C'est ici que se sont élevés,
d'un côté la galerie du Château-d'Eau, l'une des plus belles sur la photographie
en Europe, de l'autre le chant des partisans de Zebda qui font tomber les barrières
culturelles. Décidément, à Toulouse, si le rose est de mise, ce n'est pas seulement
à cause de la brique...