Villes fantômes
Ville fantôme d'Antonito-Claude Hervé-Bazin

Le passage du Brand-Allison Act, en 1878, scelle le destin de l’Ouest : l’étalon-argent s’ajoute à l’étalon-or pour garantir les réserves monétaires du pays. La demande – et les cours – explosent. Les mines se multiplient, au point de conduire à une dévaluation de la valeur de l’argent métal…

Retour de bâton en 1893 : la loi change à nouveau pour ne conserver que l’étalon-or. Au Colorado, la panique s’installe. Les filons sont abandonnés et les grandes fortunes de l’époque se retrouvent sur le carreau.

Dans les montagnes, les machines s’arrêtent de tourner. Les mineurs, mis à la porte, font leurs balluchons. L’une après l’autre, les villes minières meurent ou se reconvertissent. On estime qu’elles sont près de 1 500, dans tout l’État, à avoir été abandonnées !

Leurs noms mêmes rappellent l’espoir qu’elles ont un temps suscité : Eureka, Gold Park, Last Chance… Moins de la moitié ont – partiellement au moins – survécu aux outrages du temps, aux avalanches et au froid glacial des hivers des Rocheuses.

 Certaines connaissent aujourd’hui une timide renaissance grâce au tourisme, comme Ashcroft, Pitkin et St. Elmo. Ici, un vieux general store a rouvert, là un B & B s’est installé dans un ancien bordel. Plus loin, plus haut, suspendues entre vallées, cols et gorges, s’accrochent Independence, Tomboy, Animas Forks

Texte : Claude Hervé-Bazin

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