Colorado, la porte de l’Ouest américain

La grande barrière des Rocheuses

La grande barrière des Rocheuses
Colorado Springs. Red Rock Canyon - Claude Hervé-Bazin

Dès la sortie de l’aéroport de Denver, le regard se perd dans le vague de la steppe, pour venir butter sur une herse enneigée massive. Rares sont les endroits où le passage du plat au vertical est si marqué : ici, l’interminable grande plaine centrale américaine ; là, la face orientale des montagnes Rocheuses, comme surgie du néant.

Les statistiques sont formelles : 78 des 100 plus hautes montagnes des Rocheuses se trouvent dans le Colorado, dont 57 dépassent les 4 000 m d’altitude ! Prenez une carte, froissez-la, jetez-la au sol : voilà à peu près ce à quoi ressemble la topographie de l’État…

Les locaux, eux, aiment à parler de fourteeners, les sommets de plus de 14 000 pieds (4 276 m). Plus d’un alpiniste et d’un skieur de freestyle rêvent de les accrocher au palmarès de leur life long list.

Oubliées les roches rouges de l’Arizona et de l’Utah. Le Colorado est une terre aux relents alpins, aux sommets de roche assis sur des bases massives et des forêts de résineux. Les aiguilles aériennes sont rares, mais les dimensions impressionnent, comme dans le Rocky Mountains National Park, situé à moins de 2 h de Denver.

La route reliant ses parties ouest et est par l'Iceberg Pass tutoie la toundra alpine et les nuages, parvenant à 3 713 m avant de redescendre dans la vallée : un record américain. À cette altitude, il n’est pas rare d’avoir la tête qui tourne – manque d’oxygène aidant – et de voir des flocons tomber en plein été. D’ailleurs, la neige s’y accroche jusqu’à juin, au moins, et revient dès octobre.

Texte : Claude Hervé-Bazin

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