Barahona, la côte sauvage
Catherine Bardon

Le sud-ouest de la République dominicaine reste boudé par les touristes en raison du manque d’infrastructures et de la difficulté d’accès. Heureux ceux qui s’aventureront dans cette région encore intacte : au rendez-vous, une biodiversité extraordinaire, une nature sauvage, des plages désertes, des villages oubliés, un rêve d’écotourisme !

De Barahona, la capitale régionale, aux paysages désertiques de la lagune d’Oviedo (photo), en passant par Bahoruco et Paraiso (le bien-nommé), un fin lacet suspendu entre mer et montagne longe la côte, accroché au flanc des contreforts de la luxuriante Sierra de Bahoruco.

Au pied des falaises abruptes, les vagues claquent sur les promontoires rocheux. Quelques plages de galets, prisées des surfeurs, sont devenues des lieux de compétition. La baignade est sujette à précaution. On parcourt les reliefs abrupts de la sierra à cheval dans la touffeur d’une forêt tropicale, ponctuée de plantations de café et de cascades qui forment des balnearios, dans lesquels on s’ébroue avec plaisir.

À l’intérieur des terres, le lac salé Enriquillo, le plus grand lac des Antilles, classé Réserve de Biosphère par l’Unesco, est un écosystème en sursis. Une traversée en barque et vous voilà sur l’îlot Cabritos : un sanctuaire de faune avec ses flamants roses et ses iguanes endémiques, où quelques crocodiles américains luttent pour la survie de leur espèce sous les rayons implacables du soleil.

À la pointe sud du pays, au cœur du Parc National de Jaragua, la lagune d’Oviedo nous livre son immensité désolée et ses multitudes d’oiseaux migrateurs. Non loin de là, la Baía de las Aguilas est une des plus belles plages du pays. La route finit sa course à Pedernales, ultime bourgade assoupie avant la frontière haïtienne.

Texte : Catherine Bardon

Mise en ligne :

République dominicaine Les articles à lire

Bons Plans Voyage

Services voyage