République dominicaine : le trésor des Caraïbes

Samaná : une péninsule au naturel

Samaná : une péninsule au naturel
Catherine Bardon

Difficile de résister aux charmes de la péninsule de Samaná, plantée comme une griffe dans l’océan, à l’est du pays. Luxuriance et poésie. Telles des peintures naïves, les lomas (collines) de la Cordillère Orientale, épine dorsale de la péninsule, piquetées de cocotiers et ponctuées de cases en bois de palme aux couleurs pimpantes, ondulent à l’horizon. Des cascades fougueuses dévalent des collines. Des plages magnifiques, cernées de récifs coralliens ou ouvertes sur l’océan, ourlent le littoral.

En toile de fond de la baie de Samaná se dessinent les mogotes du parc national des Haitises, territoire de la mangrove et des oiseaux. Ses grottes ornées de pictogrammes taïnos témoignent de la civilisation des Amérindiens qui accueillirent Colomb.

Chaque hiver, de décembre à février, les baleines à bosse (photo) sont plusieurs centaines à venir convoler et enfanter dans les eaux de Samaná. Leur observation est désormais réglementée et le spectacle est inoubliable. Quant aux tortues, elles ont choisi de pondre sur les plages de Cosón et del Valle, où l’on se mobilise pour les protéger. À pied, à cheval ou en quad, l’intérieur de la péninsule offre aux randonneurs ses paysages bucoliques.

Haute de 60 mètres, la cascade del Limón a créé un balneario (baignoire) adossé à la luxuriance de la forêt tropicale. De nombreuses plages ne sont accessibles qu’en bateau ou au terme d’une randonnée éreintante. Madame, Fronton, Rincón comptent parmi les plus prisées.

La péninsule des cocotiers est une région en sursis qui a, pour l’heure, échappé aux sirènes du tout inclus. Mais pour combien de temps ? Profitez vite de ce paradis du tourisme individuel avant que les grands noms des clubs de vacances ne s’y installent.

Texte : Catherine Bardon

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