De retour en Namibie! Rencontres, découvertes et imprévus

Forum Namibie

Bonjour les voyageurs!
Les amoureux de la Namibie et les futurs…!

Je sors de ma torpeur pour vous raconter mon dernier voyage.
La 6e fois que je posais les pieds en Namibie, mais sûrement pas la dernière!
« Mais tu y es pas déjà allée? » Heu… si!
« Comment ça, t’as pas encore tout vu? » Heu, ben non!
« Ce doit être bien, alors? » Heu, ben oui!

Mais cette fois, ce fut un voyage facétieux, plein de surprises. Voilà, tu brodes tes 3 semaines au millimètre (ou presque!), et puis parfois le programme t’échappe et décide de te faire quelques blagues et de t’embarquer sur le chemin des écoliers…

Déjà la 1ère journée est un vrai happening.

Bon, d’accord. On est un peu joueurs, on a choisi Lufthansa/Discover (pour la 1e fois) : Toulouse- Frankfort- Windhoek, le plus rapide pour nous.

Sauf que… petit problème technique dans la cabine de l’avion Frankfort- Windhoek + réparation ayant duré 10 minutes de trop+ aéroport fermé à 23h, et pas de dérogation, niet!
Allez, tout le monde descend. Joie de parcourir un aéroport désert - expérience surréaliste!- puis de découvrir le superbe Hilton Garden à 10 minutes à pied, et le somptueux petit déjeuner du lendemain, à l’heure où nous aurions dû nous poser à Windhoek.
Si, si, c’était bien.
Les bagages étaient restés au frais dans l’avion, que l’on retrouve pour un départ prévu à 11h30.
Sauf que… les autorités ayant des doutes sur la sécurité des bagages restés une nuit sans surveillance, tous les bagages sont déchargés pour repasser au scanner. Et ça prend du temps!
Bref! Finalement nous décollerons vers 14h, avec presque 15h de retard.

Très beau vol, qui nous permit d’admirer

  1. les Alpes bavaroises

  2. la côte corse

  3. des étranges “ronds de sorcières” dans le Sahara, qui seraient en fait des zones agricoles irriguées!

Ah, tu vois, ils sont bien, chez Discover.

À l’arrivée à WINDHOEK (enfin), héhéhé! l’aéroport est fermé.
Bien sûr. Il est minuit et demi. Mais nous avons une dérogation pour nous poser.
Quelle chance.
Passage de l’immigration assez rapide pour les premiers (dont nous), un peu moins pour les autres. Avec 4 guichets ouverts pour environ 300 passagers (et 1 pour les résidents), pas de miracle, ni de sourire.
Et là, tu te pointes au tapis à bagages.
T’attends quoi? Tes bagages?
Ah non, faut pas rêver! Y’a AUCUN bagage. Ils sont restés à Frankfort.
Ils arriveront … quand ils pourront.
Revenez voir demain matin, y’a un avion qui arrivera.

Et là, je bénis le TransKalahari Inn, à 20 minutes de l’aéroport, dont la patronne, Hildegarde, prévenue par mail et par téléphone, nous accueille avec bienveillance à 1h20 du matin, nous offrant 2 boissons.
Elle nous enverra le lendemain avec son taxi (offert) pour aller aux nouvelles de nos sacs.

On reviendra. En plus, c’est calme et très sympa.

Dodo!

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Bonjour Patou,

Enfin, le voilà. :grinning:
Alors, j’embarque avec vous et boucle ma ceinture pour la suite de l’aventure.
Merci d’avance pour le temps passé pour nous faire partager tes aventures

Bonjour Aude,

Heureuse de te retrouver! :wink:

Ah oui, la ceinture! Nous avions un rituel idiot avec monsieur Patou : chaque fois que nous prenions la route en Namibie, on s’exclamait “ceintures et bretelles!” pour se souvenir qu’il fallait aussi allumer les feux de route pour ne pas risquer un pv.

Amicalement,
Patou

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Bon, on ne va pas s’éterniser à Windhoek, hein?

Alors on va speeder un peu ce matin, j’essaie de résumer :

À l’aéroport, seul mon sac était arrivé, celui de monsieur Patou étant resté à Frankfort
C’est fou comme Discover se démène pour pimenter votre voyage!

Le "Bagage claim » est géré par la société Paragon : vous scannez un QR code et vous remplissez un formulaire qui vous délivrera un numéro. Ensuite, hum! L’aventure continue. Nous finirons par retrouver le sac orphelin 4 jours plus tard, à Tsumkwe, apporté par un chauffeur en pleine nuit, après 12 heures de route. Mais il aura fallu de nombreux échanges et un gros coup de colère de la propriétaire du lodge.
Heureusement, nous avons toujours un dépannage de 48h dans nos sacs cabine. J’achète quand même un T-shirt en vitesse!

Le kiosque MTC, à côté des tapis bagages, vous tend les bras : on opte pour une carte e-sim avec 20 gigas + com locales pour 30 jours, installée en un clin d’oeil (800 + 60 nad).
Puis l’ATM vous attend à droite avant la sortie de l’aéroport.

De l’aéroport, nous filons en taxi au centre ville chez notre loueur, Savanna Car hire, où nous récupérons notre 4x4. Rapide et sympa, l’équipe. Cette fois-ci, ce sera un Ford Ranger. Pile ou Face, on a perdu (on verra pourquoi!).
Pas très loin, le Lifestyle du Maerua : ma liste de courses est prête, y’a plus qu’à cocher les cases, on y rajoute un rasoir jetable et sa mousse. Ne pas oublier les boissons!

Allez, zou! On part (13h).
On fait le plein du Ranger (Gros doute : il contient combien, ce double tank : 140 ou 160L?), picnic rapide, et on file vers Gobabis, par la B6.
Tiens? Des travaux? Bientôt on aura une portion d’autoroute jusqu’à l’aéroport, bizarre, elle s’appelle aussi A1!

Gobabis, c’est le pays du bétail, on a même vu une statue de vache!
Encore 100km jusqu’à Harnas, C22 puis C44.
Il fait gris, puis quelques gouttes se transforment en orage. Fort mais bref.

Ah! Au fait! Vous ai-je dit notre itinéraire?
Atypique, c’est son nom : cette fois nous avons eu envie de commencer notre boucle par l’Est.
Avec l’envie de passer du temps chez les San (Bushmen) et de caresser le désert du Kalahari, puis de prendre le temps de retrouver des régions que nous aimons (Etosha, le Damaraland, les monts Erongo), mais en découvrant quelques hébergements à forte personnalité, parfois assez originaux, certains déjà réputés, d’autres encore secrets…

17h : Enfin l’arrivée à Harnas Wildlife Foundation! Depuis 10 ans que Tanit m’en parlait, il fallait venir voir!

Longue piste d’accès (10 km?) au coeur de l’immense réserve…

Et nous voici arrivés dans un petit paradis de verdure.
Accueil de charme par une très jolie San nommée Anastasia…

Tout de suite on croise un oryx handicapé, un blessbok (antilope à face blanche) et une dame koudou qui s’invite à notre table d’apéro.
On adore!

Harnas, c’est une fondation pour la protection de la vie sauvage, qui fut créée en 1978 par Marieta van der Merwe et son mari.

Harnas a pour but de recueillir et de soigner la faune sauvage blessée, handicapée et/ou orpheline, qui ne saurait survivre seule dans la nature. Ils ont d’ailleurs un centre vétérinaire. La fondation accueille des bénévoles, et 90% des employés sont des San. Il y a même une école sur place!
Les animaux non dangereux se promènent en liberté, tandis que les autres vivent dans d’immenses enclos en pleine nature.

Nous avons réservé un « stone chalet », construit tout en cailloux, extérieur austère mais chambre très chaleureuse et confortable.

Sur la terrasse, des chats qui squattent les fauteuils, et des petites mangoustes rayées qui viennent boire et piquer les croquettes des chats.

Excellent dîner. Début de nuit ponctué par un violent orage, et … Ouf! Notre toiture est étanche.

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Coucou Patou,

Je vous accompagne sur ce voyage. J’attends vraiment ton avis sur Harnas de A à Z.

Bonne soirée
Annick

Bonsoir Patou,

trop content de pouvoir moi aussi grimper dans votre 4x4. :smiley:
Je te préviens, on va être nombreux :wink:

Au plaisir de lire la suite de vos aventures.

Bonne soirée.

François

Coucou Annick,
Merci pour ta présence!
OK, je vais détailler Harnas, on a beaucoup aimé, mais on ne peut pas tout voir en 2 nuits!

Bonne journée,
Patou

Bonjour François,
Bienvenue à bord.

On va se serrer un peu… mais bientôt il faudra installer une galerie sur le toit!
:rofl:

Bonne journée,
Patou

Salut PAtou,

Tu me fais une petite place, je me cale dans un coin !
J’adore tes carnets de voyage … :slight_smile:

Hello Chantal!
Merci :smiling_face_with_three_hearts:
Je t’attendais pour redémarrer…

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@annick
Ah, j’ai oublié la sdb!

Notre cottage porte le nom d’un lion qu’ils ont beaucoup aimé : Sian. Son portrait fait partie de la déco.

Alors Harnas côté hébergements, il y a le choix entre les stone chalets (le top, dans une zone très calme, dans la direction de l’école et des écuries), les “igloos” (chalets avec toit de chaume), les lion bungalows, les différents “family units”, et le camping.
Tout est sur leur site.
On peut y aller à pied depuis le restau.
Le bar en terrasse, et le salon/restaurant, très accueillant. Excellente cuisine, breakfast d’enfer! Petite piscine à côté de la terrasse.
Personnel adorable.

Ils accueillent des bénévoles, qui viennent travailler en hôtes payants (logés, nourris, chauffés - heu… je veux dire blanchis!-) pour des séjours de 10 jours à plusieurs semaines ou mois (environ 1200€ les 2 semaines).

A suivre…

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Nous avons réservé un Morning Drive, qui permet de faire le tour de la réserve (ou presque!) en allant nourrir une grande partie des pensionnaires.

Il y a 24 lions, nous en verrons 10 (les autres sont nourris l’après-midi), dans des immenses enclos différents selon les “familles”. Ce sont tous des sauvetages, bébés orphelins récupérés dans le Wild, ou nés ici d’une mère blessée et décédée à Harnas. Tous ces animaux qui ont été en contact avec les humains n’ont pas été éduqués par leur meute et ne peuvent pas être remis en liberté.

Alors nous partons avec notre guide/soigneur, surnommé “small boy” (son patronyme San est bien sûr imprononçable, fou-rire collectif garanti!), et nous sommes seuls avec lui! Le pied.

Commençons par les crocodiles…

C’est toujours la même histoire : t’as un fermier qui en a trouvé 2 petits, abandonnés du côté de l’Okavango, et qui te les apporte… Et comme c’était un couple, et bien au bout de quelques années tu as une colonie! Bonjour la consanguinité! Si le nombre double chaque année on est mal, sauf si les crocs, mauvais parents on le sait, mangent leurs petits… Mais on s’égare! :sweat_smile:

Au passage, on a vu le petit cimetière des animaux qui ont marqué l’histoire de la fondation. Tous ont un nom, certains même un portrait. Ils ont été aimés, ce sera d’ailleurs un ressenti tout le long de notre visite.

Moment de charme (pour nous!) : la rencontre avec les guépards. Ils sont 4, orphelins, nés à Harnas d’une mère sauvée blessée. Ils ont une vaste zone de bush rien que pour eux. Ils nous attendent, ils connaissent l’heure.

Small boy les appelle par leur nom. On leur dit qu’on les aime et on repart…

Un petit coucou aux singes vervets qui dégustent leurs fruits …

Dans un autre secteur, quelle surprise de découvrir une petite chapelle, et à côté, les débris d’un petit avion. Les passagers avaient survécu in-extremis!

Un peu plus loin, le “quartier” des bénévoles :

Impatient de manger, pas très sympa, le caracal! Il faut dire qu’il est au régime, étant arrivé obèse, ancien animal de compagnie (si, si!) d’une vieille dame sud-af. Recueilli après son décès, il n’est même pas capable de courir et de monter aux arbres, on comprend sa mauvaise humeur!

Et puis nous voici chez les lions!
Un grand moment. Un lion, ça laboure la terre quand ça a faim, à défaut de pouvoir dévorer le soigneur.

Il y a des lions “classiques”, et puis des lions du Kalahari, plus gros, et avec une belle crinière noire.

Certains mâles sont au régime, en raison de problèmes rénaux : au lieu d’avoir de la viande rouge, ils ont droit à des poulets (3 par jour) dans lesquels sont glissés les médicaments. Certains râlent. Le suivi est assuré par le véto de la fondation.

Une pause café au passage, comme on en aimerait tous les jours!

Côté labourage, les filles ne sont pas en reste!

Elle, c’est Shiloh, même nom que la fille d’Angelina Jolie, grande amie de Marieta, qui a payé toutes les clôtures de Harnas. Même caractère?

Du côté des léopards, nous avons un handicapé (atteinte congénitale du train arrière) qui arrive en clopinant. Poulet et médocs pour lui aussi. Il s’appelle Cabanna.

Il y a aussi ses 2 soeurs, dans deux autres enclos, mais l’une d’elles ne veut pas se montrer, Docie se cache dans le bush, elle a pris peur de la présence d’ouvriers venus réparer un portail.

Small Boy l’appelle vainement : “Com! Com! Com!..”

L’autre n’a pas peur, Lostie est une petite femelle très jolie.

Bref! Nous sommes sur un petit nuage…

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Oui. Il y en a d’autres.
Et nous n’allons pas à Chobe cette fois.
Je te suggère de faire un carnet?

Le site près de Windhoek, j’avais choisi de ne pas en parler, parce que ce n’est pas tout à fait la même chose.

Harnas est historique, Marieta est née et a grandi dans la ferme familiale près de Gobabis et c’est là qu’est née sa fondation.

Je ne vais pas non plus détailler toutes les propriétés rachetées par Naankusé!

Harnas, cela fait 10 ans que Tanit m’en parle et me raconte ses souvenirs ici avec ses petits enfants.
Encore un grand merci, Tanit!

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Bon, ne nous égarons pas et restons à Harnas.

Après un déjeuner léger (le breakfast était vraiment pantagruélique, se terminant par des muffins juste sortis du four et des croissants chauds le lendemain!!!), balades sur les sentiers du côté du chalet.
L’occasion d’apercevoir l’école (on aurait pu visiter, mais nous n’avons pas prévenu!).

Et puis, tea time sur la terrasse. Avec une invitée imprévue!!!

Elle voudrait des rusks! Obligée de repousser son museau loin de la table.
Non mais! On rentre la boîte de biscuits.
Et elle veut rentrer elle aussi, en plus! Ah non!!! :rofl: :rofl:

Devant notre refus, elle repart. C’est grand, un koudou!

Soirée paisible, sans orage.
J’achète un T-shirt à monsieur, qui double ainsi sa garde-robe.

En bavardant avec Small boy le matin, nous avons mentionné la suite de notre voyage : et bien figurez-vous que Small boy a un frangin, guide (paraît-il) à Tsumkwe, qui peut nous emmener dans un village San.
Why not? Coordonnées… et voilà!

J’ajoute juste un mot pour dire la grande bienveillance et l’immense respect envers les animaux que nous avons pu constater à tout moment. Il n’a jamais été question de caresser la faune sauvage ni de marcher avec tels ou tels animaux, comme on a pu lire parfois.

Par ailleurs, d’autres activités sont possibles, du sundowner drive aux activités avec les San. Ce ne fut pas notre choix, car nous allons les rencontrer chez eux.

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Bonjour Patou,
Comme vos bagages… Je suis un peu en retard ! Mais j’embarque avec vous et s’il n’y a plus de place dedans, je me mets sur le toit :slight_smile: Jai tant de plaisir à vous lire !
Merciiiiiiiiiiii encore de ce partage
Virginie

Bonjour @patoutaille ,
Merci pour ce récit de vos aventures.
Tu éveilles mon intérêt avec la fondation Harnas. Pourras-tu me préciser combien de temps dure le Morning Feeding ? Penses tu que cela vaille le coup d’y passer uniquement 1 nuit ? Merci
Anne

@veka
Merci Virginie! Bienvenue! Allez, on se pousse un peu (je fais rajouter 1 rang de sièges?).
Tu seras chargée de surveiller le bétail qui risque de traverser la route, OK?

@agbzh
Bienvenue aussi, Anne!
Le Morning drive/Feeding démarre vers 8h et il dure environ 3 heures, mais il peut faire 3h30. Il se termine quand tous les animaux prévus dans le circuit ont été nourris.

Venir pour 1 nuit seulement?
Il y a environ 4 heures de route depuis Windhoek centre : donc ça dépend du reste de ton circuit, d’où tu arrives et où tu pars ensuite?
Si tu viens juste pour une matinée, ça fait beaucoup de route.

Moi j’avais failli venir pour 1 nuit il y a 2 ans, mais en faisant une étape en route vers le Botswana. Cette année nous prenons notre temps!

A+,
Patou

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Je vais ouvrir grand les yeux :eyes: :eyes: :eyes:

@patoutaille Merci beaucoup pour ces informations. Nous arriverions de Otjiwarongo par la C22 pour rejoindre ensuite directement l’aéroport.
Aurais tu l’information sur le tarif du Morning feeding de Harnans ? (Je ne vois pas cetet information sur leur site). Merci
Anne

Le lendemain matin, nous quittons Harnas peu après 8h.
Vers 8h30 nous sommes sur la C44, que nous ne quitterons plus jusqu’à Tsumkwe…
Elle est en très bon état, cette piste. Mais c’est looooong et ennuyeux!

Ça me fait penser au terme australien : The Big Empty (côte ouest).
Il ne s’y passe rien.
Quoique…
Juste avant Gam, au bout de 3 heures de route, contrôle de Police.
La barrière sanitaire ce sera plus loin, juste à l’entrée du Conservatoire Nyae-Nyae, mais comme nous venons du sud, ils ne s’intéresseront pas à nous.

Mais la Police, si!
Ils sont deux.
Ceintures et feux de route, tout est en règle.
Papiers siou plaît! Driving licence, please. The international one, please!
Tu peux toujours montrer que sur ton vieux triptyque rose y’a écrit “driving licence”, NON! Ils veulent The grey One, l’international, quoi! On l’a.

Vous pouvez ouvrir le coffre, s’il vous plaît? Et les portières arrières?
On descend de la voiture. On ouvre.
No kids? Ben non, no kids.
No kids??? Ben non, t’as vu nos âges?
Inspection du coffre, regard sur l’unique sac.
Ouverture du frigo (non mais, tu crois qu’on planquerait des gosses au frigo?).
Inspection de la banquette arrière, regard sur 2 sacs de chaussures… Pas de gosses là non plus.
OK, you can go.
Grande perplexité! Doivent s’ennuyer ferme…

Un peu plus loin, y’a des ânes sur la route, faut faire attention. C’est précieux, ici, les ânes…

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Bonjour Patou
Quel bonheur de lire comme à chaque fois tes trépidantes aventures contées de main de maître.On repart grâce à toi et toutes celles et ceux qui contribuent à faire que le forum du routard sur la Namibie est l’un des rares à être épargné par des publicités.Merci pour les précieux et judicieux conseils et le temps colossal passé pour le bien être de tous à l’écriture et la réalisation de ce forum.
Vivement la suite :wink:

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Hey!
Ça change de nos dos d’ânes :joy:
Merci Patou pour le récit, " comme si on y était"!

Coucou Patou,

Quel bonheur de te lire!

Et bien Harnas a l’air de bien t’avoir plu. Merci pour ton récit et les photos.

Je me réjouis déjà de la suite.

A plus
Annick

Hello
Harnas une destination de plus pour la prochaine fois, à ce sacré virus.

@annick
@horizons_contraires
@aude73
@almakaja81

Merci pour votre enthousiasme! Je refais le voyage, je me régale.
Et oui, Harnas nous a beaucoup plu, d’ailleurs monsieur Patou serait prêt à y repartir tout de suite!

Et oui, un sacré virus, mais pour celui-là on ne cherche pas de vaccin!!! :rofl: :rofl:

A suivre…
Patou

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Arrivée à Tsumkwe vers 14h.
Faudrait refaire le plein? Pas de station service en vue.
Mais si, y’en a une, c’est marqué sur la carte Tracks4Africa.
T’es sûre? Allez, on va demander à 2 femmes (San) qui marchent au bord de la route.
Et comment vous communiquez, vous qui ne parlez pas les clicks?
Par gestes…! on mime la voiture qui a soif (je vous laisse imaginer).
Elles nous montrent vaguement le carrefour suivant.

OK! Idiots de touristes! Ici c’est paumé, c’est rustique : seulement 2 pompes, juste devant une micro supérette avec un mec au T-shirt rouge. Important, ça, le T shirt, ca permet de le reconnaître le lendemain.
Génial, on peut faire le plein.
Sauf que…
Nos 2 commères nous rattrapent, et nous demandent de l’argent pour nous avoir renseignés. Les San de ville ont perdu leurs repères et sont vraiment dans la misère.
Je leur donne des biscuits.
Et …
Sauf que : Au bout de 15L et quelques centimes, gag! Tout s’arrête! Panne d’électricité!
Revenez plus tard?

Bon, c’est justement le carrefour du Tsumkwe Country lodge.

Accueillis par l’énergique Dikkie, qui va se démener au téléphone pour faire rapatrier le sac “sinon ils vont voir de quel bois elle se chauffe!”.
J’ai réservé un bungalow self-catering avec clim.

Bien. Heu… Grande chambre (mal éclairée, mais on a des frontales), mini sdb (avec fuite WC), grande cuisine hyper bien équipée. Mais côté clim… le tuyau d’évacuation étant cassé, l’air chaud revient dans la chambre. Pas top! Signalé, mais pas géré. Mais bon, on va avoir le sac, tout ne peut pas être parfait. L’espace braai est chouette. On achète un énorme sac de bois qu’on a du mal à soulever (100nad).
Sinon, voilà les environs, le camping (pas trop d’ombre), les bungalows lambda et le coin piscine.

Comme il fait 43° (mais je vous rassure, ça descendra à 39°!), on enfile les maillots.
Mais l’opacité de l’eau nous refroidit ( :rofl: :rofl: :rofl:), on restera assis au bord, car déjà on ne voit plus nos pieds. Bon, peut-être est-ce normal (eau de forage)mais on a un doute sur le nettoyage. Trop méfiants?

Par contre, le braai sera génial. Le bonheur!

:clinking_glasses:

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Coucou Patou,

En effet, tu as bien fait de ne pas te baigner dans la piscine…

Tsumkwe Country Lodge n’a apparemment pas changé. Il y a toujours quelque chose qui ne fonctionne pas.

Bonne journée
Annick

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Coucou Annick,
Il suffirait pourtant d’un peu de sérieux dans l’entretien et la maintenance pour que ce soit très chouette!
Le terrain est joliment aménagé, et le staff est accueillant et aidant.
Le patron a su prendre du temps pour renseigner en détails des campeurs qui partaient vers la piste des baobabs…

Bises
Patou

Le lendemain matin, nous avons rdv avec Mooses, le frangin de Small Boy qui semble connu de tous, ici! Ah, vous connaissez Small Boy? Super!
Bon, son frère est moins performant, parfois difficile à comprendre, mais ça ira.
Ici, dès que vous parlez un peu anglais, vous pouvez jouer au guide.

Nous voilà partis pour 30 minutes de pistes dans le bush.
Aie! Les rayures sur la voiture! On serre les dents, en pensant au retour chez Savanna.

Il y a plusieurs villages possibles, mais Mooses en connaît un, celui de sa belle-famille.
Sa femme travaille à Harnas, ce qui semble être une aubaine ici.
On dépasse un petit “hameau”, méchante clôture grillagée et pauvres masures en tôle ondulée. Impression de misère. Un petit groupe d’enfants s’entasse à l’ombre sous une méchante tente dôme. Rhooo…! Des touristes!
Ah non, ce n’est pas là, ici c’est là qu’ils vivent. Nous on va plus loin : un village San reconstitué, style living museum, quoi, où nous attend un groupe de femmes avec 2 fillettes.

Salutations d’usage. J’ai apporté 2 sacs de vêtements. Ooooh la folie!
Elles déballent tout (on devine une hiérarchie selon l’âge), se lèvent, choisissent, essaient, échangent, sautent de joie, dansent, viennent m’embrasser!
Un moment magique!

Par respect, je n’ai pas pris de photos des essayages…

Et puis, on se lève et on part en vadrouille dans le bush. Pas de programme formel, on les laisse décider et on suit. Et ça papote, et ça papote, comme dirait Tanit.
Non, je n’ai pas peur des serpents.

On nous explique les arbustes et les plantes médicinales, en mimant les indications thérapeutiques et la posologie.


Son bandeau est aux couleurs du drapeau de Namibie.

Allez, un incontournable : on va faire du feu. L’épisode est très animé!

Enfin!

Merci merci!
Je donne des biscuits aux fillettes.
Bien sûr, avant de repartir nous leur achèterons quelques bijoux en coquilles d’autruches, pour les aider à nourrir leur famille…

Sur le trajet de retour au lodge, on croise 2 gros éléphants :
“Ah oui, y’en a quelques-uns par ici”. Pas fous, ils viennent boire au trou d’eau du lodge (ou du village?), auquel s’abreuvent aussi les troupeaux de bétail.

A -t- on envie d’aller assister à des chants et danses au village ce soir? J’avoue qu’un tel trajet de nuit sur ces pistes chaotiques ne nous tente guère!
Et puis, nos rencontres avec les San auront une suite…

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@agbzh
Bonjour Anne,
J’avais oublié de te donner l’info.
A Harnas, le morning feeding drive coûte 850 nad pp.
Cela peut paraître un peu cher, mais on se dit qu’on contribue à financer la fondation. Comme à Okonjima! Et comme notre drive était finalement privé, nous n’avons pas regretté.

A+,
Patou

Coucou,

J’ai loupé le début mais j’arrive quand même avant la valise :rofl:

Quel départ :frowning:

j’adore ta façon de raconter et tes photos sauf que … j’ai encore plus envie d’y retourner :slight_smile:

Bonne journée

Myriam

Coucou Myriam,

Navrée, j’avais oublié de te prévenir que j’avais démarré.
Héhé! Le sac est arrivé dans la nuit!!! J’ai bien peur qu’il t’ait doublée…`!

Ravie de te retrouver, mais … désolée d’entretenir ton addiction! :sweat_smile:
Tant pis, j’assume.

Bises
Patou

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Coucou Patou,
Toujours un plaisir de lire tes carnets, de “vivre” ton récit devrais-je dire !!
Quelle aventure !!
Bonne continuation…je te suis.
Bises.
Michèle.

Et oui, le sac est arrivé dans la nuit!!! Youpi, ça s’arrose.

D’ailleurs juste après le braai (côtelettes d’agneau, pommes de terre en papillotes et bananes au chocolat en papillote), gros orage!
S’évaporent au passage nos bribes de regrets d’avoir manqué la soirée de danses au village San.

Un saut chez notre copain au T-shirt rouge (on refait le plein, y’a du courant!), puis on retrouve la C44 (puis la D3312) pour une heure et demie de route vers Nhoma Safari Camp, posé sur une colline au milieu de nulle part.
Gravels en excellent état.

Ça, c’est encore une pépite de notre voyage (merci à Annick pour ses avis positifs!).

Mais c’est où? M’a écrit Tanit.
Une adresse secrète? Diantre!
Ici, lui dis-je illico!

Nhoma, c’est le luxe très épuré, c’est le raffinement dans la rusticité, c’est l’osmose avec la nature, c’est une éthique dans la relation privilégiée avec le village San qui palpite au bord du lodge, c’est une complicité extraordinaire de type “gagnant/gagnant” entre ces deux cultures tellement éloignées, c’est un accueil tellement simple et chaleureux de la part de Flora et Maurice que vous avez presque l’impression d’être en famille.
Leurs 2 jeunes enfants, Indigo et Eneas, passent leur vie au village avec leur nounou et leurs copains San.

Nous sommes les seuls clients, logés dans une belle tente safari toute neuve face à l’immensité du bush.


(Le “donkey”, chaudière à bois qui nous fournit l’eau chaude, est à l’arrière)


On aime!

Dans l’après-midi est prévu une découverte du village avec notre guide, Maté, qui vit là avec sa famille et ses enfants.
Juste 300m à pied.

C’est un “vrai” village, authentique, une vraie tribu. Pas de mise en scène, pas de déguisements. Ce ne sont plus des nomades, des “chasseurs-cueilleurs” : Ils vivent là, ils cultivent un potager (le lodge achète les légumes), élèvent des poulets et vont à la chasse… et les gosses vont (un peu) à l’école, mais dans un village voisin.
Le lodge leur donne du travail, et ils rendent service au lodge.

Chants d’accueil et jeux…
Ils sont très souriants, toujours de bonne humeur!


Ça, c’est un jeu … de stratégie? Chaque équipe marque des points, mais on n’a pas compris les règles :joy:

Fabrication de bijoux en débris de coquilles d’oeufs d’autruches.
On façonne les morceaux, puis on les perce (pas facile!) avant de les enfiler.
Pour avoir des “perles” plus foncées, on chauffe les morceaux. Elémentaire, non?

Et bien sûr, j’ai craqué et acheté d’autres bijoux à la boutique!

Retour au camp, dîner (délicieux!) et nuit ponctuée d’un orage…

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Merci Michèle,
Allez, je t’embarque avec nous!

C’est vrai que ce voyage ne ressemble pas aux précédents. Plein de découvertes que j’ai envie de partager!

Bises
Patou

@patoutaille
Ca , c’est la Namibie que j’aime !
Merci Patou
Tanit

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Coucou Patou,

Je suis si heureuse que le lodge soit resté entretenu! J’avais peur qu’avec le temps il y aurait du laisser aller.

Oui c’est une pépite. Une de mes adresses préférées.

Super pour le sac qui est enfin arrivé.

Bonne soirée
Annick

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Merci Annick et Tanit,

Alors ce matin je vous emmène à la chasse?
Il fait beau.

Matinée dans le bush avec 4 chasseurs (et Maté, bien sûr!).
Mais auparavant, Maurice nous équipe de guêtres. Contre l’intrusion d’herbes piquantes et très “collantes”. Moi je pense “anti serpents”!

Maurice nous dépose tous en voiture 3 ou 4 km plus bas, au bord de la piste.

Nous avons avec nous le chef du village, Joseph (à gauche sur la photo), nous nous sommes déjà rencontrés la veille et une certaine complicité va vite s’établir.

Go!

Et ça papote, et ça papote… J’adore cette langue à clicks.
Qu’est-ce qu’ils peuvent bien se raconter?
Parfois, des histoires de chasse, c’est sûr, si j’en crois la gestuelle qui raconte l’oiseau et la flèche… Et ça rigole!

Dans le carquois, il y a des flèches, certes, un couteau et des bâtons pour le feu, mais à côté, l’arc et une hache, et aussi du tabac et du papier pour faire des cigarettes … et un briquet (chut!).
L’un d’eux a une sagaie.
On zigzague dans le bush. Très vite on perd ses repères (tous les buissons se ressemblent!) mais pas eux, ils ont avalé une boussole (et une montre aussi!).

Ces petites baies un peu sucrées, ils en sont friands, faut dire que les fruits sont rares par ici.

Bien sûr on fait du feu. Ici ce sont des bâtons de manketti, mais 2 ou 3 arbres peuvent convenir. Un peu de sable est déposé au fond du petit trou, pour un meilleur frottement.
Pour la théorie, on est au point! Mais pour la pratique, il nous faudra une autre session…

Yes! C’est rapide! Tu sens l’entraînement et le matériel de qualité. :sweat_smile:

Un peu plus loin, on déterre une patate. Heu non, c’est une racine d’un “arbre à eau”.

Une fois râpée et pressée, elle produit un liquide qui permet de ne pas mourir de soif.

Pas beaucoup de gibier dans le coin.
Ah! voilà un oiseau repéré, mais il se cache dans le tronc d’un arbre, où nos chasseurs vont le traquer. C’est peu glorieux quand même!

L’oiseau (un calao) sera plumé et rôti sur place.
Et mangé illico par nos chasseurs, jusqu’à la dernière miette, os compris car les sources de calcium sont rares (les os les plus durs seront écrasés avant d’être croqués).
On s’installe à l’ombre, tous ensemble.
Le chef s’improvise cuistot.

En attendant, les autres utilisent des feuilles de sanseveria pour fabriquer des cordes : tu effiloches, puis tu étires le faisceau de fibres, et tu le roules…
Mais c’est très solide, ce truc! Tu peux tirer, ça ne casse pas. C’est ce qu’ils utilisent comme ficelle pour fabriquer un arc.

J’ouvre un parenthèse terrible : ce monsieur couvert de cicatrices est un ancien grand brûlé, seul rescapé d’un énorme feu de brousse au cours duquel il a sauvé une touriste. Il a été soigné par la tribu avec les plantes du bush…

Et là, pendant que l’oiseau cuit, la corde va servir à fabriquer un piège à pintade.
Elle est supposée picorer le bout de glue au centre du cercle, et là, clac! le lacet se resserre autour de son cou.

Ne rigolez pas : j’ai testé le piège, j’ai fait la pintade. Si, si!
Approcher (“cot cot cot”), picorer (avec les doigts), puis crier “au secours!”… :rofl: :rofl: On a beaucoup ri. Hélas, monsieur Patou a filmé la scène…

En fin de matinée, et bien ils savent le temps passé… Et on admire leur sens de l’orientation!!!
Nous avons passé quelques heures extraordinaires, hors du temps. Un grand souvenir.

Bon. Je termine sur une image choc …

Et une remarque en passant : s’il vous plaît, si vous passez dans le coin, si vous le pouvez, apportez des chaussures à donner!

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pas de soucis :slight_smile:
Bisous

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