Le lendemain matin, au-revoir chère Anika et encore un grand merci pour votre accueil!
Changeons de décor, et allons vers les monts Erongo.
Nous aurions pu faire un saut sur Spitzkoppe, pas très loin… mais il fait trop chaud pour en profiter vraiment.
Alors nous partons vers Omaruru par le chemin des écoliers, en direction de la ferme Omandumba : nous avons un clignotant allumé depuis 3 ans, où nous n’avions pas eu assez de temps pour faire ce crochet, vers le San Living Museum.
Faut dire que les pistes ne sont pas rapides, dans le coin! C36, puis D2306, D2314, D2315…
Hum!
Nous passerons tout près du fameux lodge Ai-Aiba, que nous ne connaissons pas encore…
Arrivée au village San, à côté d’un camping dans les rochers, juste après la ferme Omandumba.
Et oui, nous avons encore envie de rencontrer des San!
Rien de bien nouveau, mais nous aurons beaucoup de plaisir à retrouver quelques moments forts de leurs traditions. On révise, quoi!
Le groupe qui vit ici (une vingtaine de personnes) est originaire de Tsumkwe (mais oui!), et la ferme leur prête (ou loue?) une partie de son immense propriété pour leur permettre d’accueillir des touristes et générer quelques revenus.
Ils restent entre 2 et 3 mois, puis un autre groupe leur succède.
Celui qui nous accueille parle un peu anglais, il fait office de guide.
Nous apprendrons au passage que la langue à clicks des anciens San comportait 7 clicks différents, encore utilisés par des tribus éloignées, mais l’évolution a fait qu’il ne reste plus que 4 clicks dans la langue courante.
Et ces clicks ont une écriture, qui figure dans l’alphabet.
Par exemple, les 2 premiers sont des barres obliques : 1 barre, puis 2 barres…
Je sais dire le premier!
À l’entrée, on choisit son activité sur une petite liste (nous cochons “Vie du village”, 190 nad pp).
Les enfants gambadent, heureux, et tout à l’heure certains s’essaieront aux danses rituelles.
Bien sûr il y a l’artisanat avec les coquilles d’oeufs d’autruches…
C’est une gourde. Magnifique!
Toujours beaucoup de sérénité, partout ce ne sont que sourires. Ils sont beaux.
L’allumage du feu… C’est à la fois sérieux et ludique.
Les bâtons sont du manketti, pour ceux qui veulent essayer… 
Et la fabrication d’une corde fine…
Gestes traditionnels, qui sont transmis aux enfants.
Et le fameux piège à pintade!
Et la démonstration de chasse à l’arc, avec les explications sur la traque du gibier blessé.
Les arcs sont fabriqués avec des branches de grewia (dont on mange aussi les baies), tandis que les carquois sont faits avec des racines d’acacias.
Ça ressemble aux arcs qu’on fabriquait quand on était gosses, mais eux ils tirent drôlement bien!
Et puis les danses, accompagnées de leurs chants. C’est beau.
D’abord la danse de la girafe.
On se met d’accord.
Puis la danse de la pluie -ou de l’arc en ciel-, avec une ligne qui s’enroule et forme des ponts (ça ressemble à un jeu que nous faisions jadis dans nos maternelles!)
Le tout dans une bonne humeur générale.
Bien sûr, on termine par la boutique de souvenirs, où nous achetons encore une ou deux babioles en coquilles d’oeufs!