Les Canaries, d'île en île

Des îles Fortunées aux Canaries

Des îles Fortunées aux Canaries
Anne-Marie Minvielle

Ne cherchez pas de canaris ici. Le nom des îles vient de Canariae Insulae, îles aux chiens. Chiens sauvages ou phoques chiens de mer ? On ne sait… Les Grecs y situaient le jardin des Hespérides sous le nom des Îles Fortunées.

Les Guanches, d’origine berbère, en furent les premiers habitants. Heureux ou presque, jusqu’en ce début du XVe siècle où le normand Jean de Béthencourt proposa au roi de France de financer une caravelle pour évangéliser les Canaries.

Il fit miroiter leurs richesses, notamment le colorant rouge du lichen orseille, (roccella tinctoria), actuellement protégé. L’Oréal n’existait pas encore…

En quelques années, Béthencourt fut reconnu roi des Canaries, mais par Henri III de Castille. Ces premiers conquistadors laissèrent leur place aux Portugais et aux Espagnols jusqu’en 1479, où les îles Canaries devinrent définitivement espagnoles.

Inutile de préciser que les pauvres Guanches en firent les frais. Entre 1492 et 1498, Christophe Colomb profita de ces nouvelles données géographiques pour y faire escale, facilitant ainsi ses différents voyages vers l’Amérique.

Les Canaries, communauté autonome espagnole, sont actuellement divisées en deux provinces. Las Palmas de Gran Canaria et Santa Cruz de Ténérife se partagent tous les quatre ans la fonction de capitale de l’archipel.

Chaque île est gérée par un Cabildo insular. Avec un niveau de vie faible, malgré le développement industriel portuaire, et une forte immigration clandestine, l’économie canarienne repose avant tout sur les 12 millions de touristes annuels.

Texte : Anne-Marie Minvielle

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