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Le marché conclu de Las Dalias

Le marché conclu de Las Dalias
Eric Milet

"Iles, îles, îles, îles où l’on ne prendra jamais terre…" déclamait Blaise Cendrars… L’île est le lieu de nulle part, le territoire inaccessible par excellence, et pourtant… Nombreux sont ceux qui ont touché du doigt le mythe de l’ailleurs merveilleux !

Dans la veine des artistes et réfugiés politiques allemands qui avait fui l’Allemagne nazie, une palanquée de hippies déboule à la fin des années 1960. Du coup, l’image d’une île paradisiaque s’enracine dans l’imaginaire occidental : éloge d’une vie préservée de l’agression du monde consumériste, comme si Ibiza s’était depuis toujours maintenue en dehors du cours de l’Histoire.

La belle devient alors le passage obligé sur la route des Z’indes. L’hiver, la communauté entame sa transhumance vers l’Orient pour acheter de la matière première, des bijoux ou de la fripe bon marché, denrée qu’elle revendra l’été sur les marchés. Pas de taxes, les conditions sont favorables et novatrices pour l’époque.

Aujourd’hui, les célèbres marchés hippys d’Ibiza, celui de Las Dalias (photo) en tête, tentent de prolonger cette tradition. Mais force est de constater que tout babas qu’ils sont restés, les « anciens » ont fini par plonger dans la conso comme tout le monde. Tout augmente. On prend désormais la carte bleue, pas question de laisser partir un client…

Car si les touristes déboulent effectivement en masse à l’occasion des marchés de nuit, c’est l’été seulement ; l’hiver, difficile de vivre d’amour et d’eau fraîche ; avec les années la power flower a laissé quelques pétales se faner…

Texte : Eric Milet

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