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Ibiza de l'intérieur, au naturel

Ibiza de l'intérieur, au naturel
Eric Milet

Au centre de l’île, sur les hauteurs de Sant Llorenç, le hameau de Balàfia (photo), flanqué de ses tours de guet, veille sur la plaine. Au milieu des figuiers de barbarie, des amandiers, des pins et des petits vergers d’agrumes, se dresse une architecture de pierre chaulée, mangée par les bougainvilliers. Ici point de laser, ni de strass. Le stress ? Il date de l’époque où l’île tout entière était la proie des pirates, d’où la nécessité de se regrouper sur les hauteurs pour mieux se défendre.

Balàfia est l’expression même du mythe ibicenco. Non celui d’une certaine idée de la fête des chaudes nuits d’Eivissa, mais celui dicté par l’image, fut-elle littéraire. Tous les magazines se font écho de cette carte postale mettant en abyme la sacro-sainte union de l’homme et de la nature vantée par les intellectuels des années 1930, notamment par Jean Selz, écrivain et critique d’Art qui résida dans l’île entre 1932 et 1934.

C’est l’Ibiza de l’intérieur, des petits villages perchés et de ses églises fortifiées blanchies à la chaux, l’expression apologétique d’un style de vie fondé sur la réappropriation du temps en harmonie avec l’environnement, prémices des courants hippies des années 1960.

Aujourd’hui, l’office de tourisme de l’île, soucieux d’inverser un rapport à l’île que les accros à la « fête à tout prix » entraînent vers le bas, propose une foultitude d’itinéraires à parcourir en VTT ou à pied. C’est l’occasion d’un corps à corps avec une nature riante, le plus souvent vierge de toute intervention humaine et parfumée d’herbes aromatiques. Et peut-être croiserez-vous ces podencos, une race de chien de chasse autochtone d’origine égyptienne…

Texte : Eric Milet

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