En Patagonie

El Fin del Mundo

El Fin del Mundo
Olivier Page

Ushuaia, enfin. Pour nous, le bout du chemin, après 40 000 km (le tour de la Terre !), « el fin del mundo » comme l’ont surnommée les Argentins. Elle est considérée comme la ville la plus australe du monde, même si, une fois sur place, on ne nous parle plus que de Puerto Williams, la chilienne, de l’autre côté du canal de Beagle (la traversée n’est pas encore assez démocratisée à notre goût : 200 US$ l’aller-retour !). Ça parle beaucoup français dans les rues d’Ushuaia. Sans doute l’effet Hulot, mais on croise aussi pas mal de marins installés là pour la saison.

Nous sommes assez fascinés par les gens que nous rencontrons. Pour vivre ici, une génération, un an ou même une saison, il faut une bonne composition et sans doute un « petit supplément d’âme ». Sans réelle unité, Ushuaia déçoit souvent les voyageurs, mais son histoire ne peut laisser indifférent. Pour s’en convaincre, il suffit de quelques heures passées dans l’ancien bagne, devenu le Museo maritimo y del Presidio. Le temps d’une après-midi pluvieuse, nous nous laissons emporter par les destinées extraordinaires des navigateurs et des bagnards qui nous ont précédés...

Ushuaia, « el fin del mundo » ? Quel voyageur peut-il accepter une telle limite ? Sûrement pas les marins, qui font au contraire d’Ushuaia la « porte de l’Antarctique et du pôle sud ». Face aux voiliers qui appareillent, aux images de déserts blancs et de faune marine qui nous narguent dans les vitrines, on en oublierait tout, le prix de la croisière, les caprices du temps fuégien, et même mon incurable mal de mer, pour embarquer nous aussi. Un rêve est à peine réalisé qu’un autre se dessine : prochain défi, l’Antarctique ?

Texte : Bénédicte Bazaille

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