Nouvelle-Zélande, le pays du bout du monde

Phoques, pingouins et pancakes

Phoques, pingouins et pancakes
Rob Suisted / Tourism New Zealand

À l’ouest de l’île du Sud, notre route continue le long d’une côte qui se fait très belle de Wesport à Greymouth.

Mise en bouche à la Tauranga Bay, au gré d’un chemin des douaniers qui révèle en 15 minutes le cape Foulwind et sa colonie de phoques alanguie sur des rochers en contrebas. Juste après, une « rose des distances » donne le tournis : Paris, 16 376 km (rien que ça !).

En reprenant la route vers le sud, des panneaux routiers avertissent de traversées de pingouins. Avec un peu de chance, on peut saisir l’un de ces blue little pinguins du coin de l’objectif. La côte se fait de plus en plus sauvage. La montagne serre la mer de près. L’écume des puissantes vagues recouvre les roches noires d’une épaisse couche cotonneuse d’écume.

Arrive ensuite le Papaora National Park. Parkings, cafés, centre d’info, on se dit « Boh, attrape touristes ». On n’est pas déçu du voyage, et on oublie vite les agglutinements de bipèdes.

Par où commencer ? Par ces roches torturées qui grimacent tels une tête de lion ou de guenon ? Par les cormorans qui se jouent du vent violent pour se poser sur quelque minuscule béquet rocheux ? Par ces strates de rochers-crêpes qui s’entassent comme des pancakes ?

On est saisi devant les trous du souffleur (photo) qui, lorsqu’une vague s’y engouffre, poussent un cri lugubre et rejettent de puissants geysers, 15 mètres au-dessus du niveau de la mer. Et que dire des crevasses maritimes d’où les flots jaillissent en gerbes magistrales ?

Texte : Fabrice Doumergue

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