Des lacs dans le désert

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Des lacs dans le désert

Plus au sud, s’étend le Salar de Atacama, petit cousin du grand Uyuni bolivien. Dans cette vaste dépression étirée sur une centaine de kilomètres, tout le sel tiré des montagnes voisines par les torrents saisonniers s’est accumulé au cours des millénaires. Le désert est ainsi tapissé d’une croûte grisâtre et chaotique, bétonnée par la poussière.

Miraculeusement, quelques plans d’eau y survivent à l’ardeur du soleil. C’est le cas de la fantastique Laguna Cejar, dont les eaux tourmaline sont serties de concrétions aux formes surprenantes : empreintes d’éléphants, dépôts cotonneux de fleur de sel, flaques saumâtres, protubérances grisées ou ouateuses…

À 100 mètres de là, la Laguna Piedra n’est pas aussi bien enguirlandée, mais elle est autrement plus accueillante : on peut même s’y baigner, au risque de flotter comme un bouchon, façon mer Morte ! L’endroit idéal pour (enfin !) réussir à faire la planche. Près de l’entrée du site, les gardes mettent à disposition quelques bidons de 5 litres d’eau, bien utiles pour débarrasser les baigneurs de leur croûte de sel…

Passé Toconao, une piste droite comme un I s’élance en plein salar. Vingt kilomètres de ce régime et voilà que le néant prend vie. Sur la Laguna Chaxa, les flamants s’éparpillent comme des pétales de roses. Trois espèces cohabitent ici : le rare flamant de James, si pâle qu’il en a presque l’air blanc ; le flamant du Chili, peu répandu, mais aisément reconnaissable à ses « genoux » roses ; le flamant des Andes, enfin, le plus beau, à l’encolure de feu et aux plumes des ailes carmin et noires. Tandis que le soleil descend vers l’horizon, les oiseaux se rassemblent, s’envolent par petits groupes pour rejoindre, un peu plus loin, un lac échappant aux regards, où ils ont bâti leurs nids.


Texte : Claude Hervé-Bazin. Photo : Claude Hervé-Bazin



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