Transports et déplacements Chili

Bus, micros et colectivos urbains

Les grandes villes disposent d’un service de bus urbain (souvent appelé micro). La destination et les principaux points de passage sont inscrits à l’avant du véhicule et sur le côté droit. Souvent assez galère pour s’y retrouver quand on débarque.

Plus confortable, le colectivo urbano est une voiture, toute noire, semblable au taxi mais avec un panneau sur le toit indiquant numéro, destination et points de passage. Le trajet est fixé à l’avance, et il prend et dépose les passagers le long de cet itinéraire. On paie une somme forfaitaire quelle que soit la longueur du trajet, variable selon la ville ; tarif majoré de minuit à 7h. Le soir, vous pouvez demander que le colectivo fasse un léger crochet pour vous laisser a domicilio, moyennant un petit supplément. Légèrement plus cher que le bus mais plus économique que le taxi, c’est une bonne solution s’il y en a sur votre itinéraire.

- Taxis : on en trouve partout en ville. Facilement reconnaissables, ils sont noirs avec le toit jaune. Les prix sont raisonnables, sans vraiment d’arnaques. À Santiago notamment, ils disposent d’un compteur (essayez, cependant, de repérer le trajet à effectuer, car certains chauffeurs ont l’art d’« allonger » la course !). Dans d’autres villes, pas de compteur. Dans ce cas, comme pour les colectivos urbanos, pour une course en ville, on paie un montant forfaitaire fixé par les autorités locales. En principe, le tarif est majoré de 22h-minuit à 5h-7h.

Enfin, les colectivos rurales sont jaunes et peuvent vous conduire dans les environs éloignés des villes, mais ils ne sont pas autorisés à sortir de la région administrative.

Bus

- Efficace, rapide, populaire et plutôt bon marché, le bus est le moyen de transport le plus utilisé au Chili. Toutes les villes du pays sont desservies quotidiennement par de nombreuses compagnies, dont les deux meilleures : Tur Bus et Pullman Bus.

- Au choix, quatre types de bus : le clásico (le moins cher, c'est le bus courant), plutôt pour les petites distances ; le semicama ou ejecutivo, un peu plus cher, plus confortable (dossiers inclinables, moins d'arrêts en route), le cama, spacieux, direct ou presque, avec repas servis à bord et enfin le cama-premium, le plus cher et le plus confortable, avec des sièges qui se transforment en couchettes.

- Sur le bord de la route, vous pouvez toujours faire signe aux bus clásicos en indiquant avec les doigts le nombre de places désirées.

- Le prix des billets entre la haute saison touristique (grosso modo, de novembre à février) et les périodes plus creuses varie amplement. On constate aussi de grande différences en fonction des compagnies et des heures de départ. Comme partout, évitez d'acheter votre billet au dernier moment.

Avion

Étant donné les distances entre les villes, c’est un moyen de transport vraiment pratique et souvent à peine plus cher que le bus. Au besoin, prenez un aller-retour, toujours moins cher, et utilisez seulement l’aller ! Sinon, en faisant la réservation 2 semaines à l'avance, vous avez plus de chance de bénéficier de la tarifa económica.

S'il existe plusieurs petites compagnies sérieuses, voici les deux principales qui assurent l'essentiel des vols intérieurs et disposent d'agences dans de nombreuses villes : LAN, Sky Airline et PAL Airlines.

Bateau

Voyager en ferry dans le sud du pays permet, dans certains cas, d’aborder des régions autrement inaccessibles, faites de canaux, d’îles et de fjords enchevêtrés. Les principales routes maritimes relient Puerto Montt à la Carretera Austral, à Puerto Chacabuco et à Puerto Natales. La première de ces liaisons constitue une vraie croisière de 3 jours !

  • Liaisons entre l’île de Chiloé et le continent.
  • Liaisons de Punta Arenas à Porvenir (Terre de Feu) et à Puerto Williams. Depuis Punta Arenas, des croisières (chères) de 3 jours et demi permettent de gagner le cap Horn et de terminer sa route à Ushuaia, ou vice versa (voir « Punta Arenas »).

- Étudiants : emportez votre carte internationale, qui vous permet de bénéficier de réductions avec certaines compagnies.

La voiture

Elle permet d'être autonome et mobile, ce qui est loin d'être négligeable dans les régions isolées, où les transports en commun ne desservent pas les sites intéressants.

- Location de véhicules : les agences les plus connues (Hertz, Avis, Europcar, Alamo…) ont des bureaux dans les villes principales et des comptoirs aux aéroports. On trouve aussi de bonnes compagnies locales moins chères, comme Econorent.
Si vous souhaitez rendre la voiture dans une autre ville, ce qui est bien pratique au Chili, n’oubliez pas que vous devrez payer un surcoût appelé drop off - souvent assez important.

- Franchise (assurances) : en principe, pas besoin de racheter la franchise si vous avez payé votre location de véhicule avec une carte de paiement haut de gamme (style Premier ou Gold) : pensez à le vérifier avant de partir tout en vous informant sur la marche à suivre en cas de pépin, ça vous évitera un surcoût inutile.

- Attention : si vous voulez passer une frontière avec une voiture louée, il faut demander une autorisation spéciale (souvent payante) lors de la réservation, prendre une assurance supplémentaire et vous renseigner sur les formalités douanières.

- La prise d’un véhicule à l’aéroport de Santiago entraîne une taxe aéroportuaire de 5 % sur le coût total de la location ! Pour une longue durée, il est plus économique de louer un véhicule dans une agence de la capitale.

Infos pratiques et conseils pour la conduite

- L'essence coûte un peu moins cher qu'en Europe.

- La conduite est à droite.

- Il est obligatoire de rouler avec les codes allumés en dehors des villes. Sur la Panaméricaine, la vitesse est limitée à 100-120 km/h - ce qui peut paraître lent sur des lignes droites qui n’en finissent pas... Méfiez-vous, cependant, car il y a beaucoup de contrôles effectués par des patrouilles mobiles, notamment à l’approche des villes - mais aussi, parfois, en plein désert...

- En ville, la vitesse est limitée à 50 km/h. À l’approche des villes et à certains endroits de contrôle, des panneaux vous font ralentir jusqu’à 20 ou 30 km/h.. Certaines sont compréhensives avec les étrangers, d’autres non...

- Dans le Nord, en plein désert, il y a des panneaux « Stop » quand une voie ferrée coupe la route. Respectez-les ! Les amendes sont en effet élevées et on vous retire le permis (en échange d’un papier vous permettant de circuler quelques jours).

- La priorité à droite n’existe pas au Chili.

- Concernant la ceinture de sécurité, et le téléphone au volant, la loi est la même que chez nous. Quant au taux d’alcoolémie, la tolérance est tout simplement de zéro.

- Stationnement : pas toujours facile en ville. La plupart des zones de stationnement sont payantes. Attendez-vous donc à voir surgir un(e) préposé(e) qui déposera un ticket sur votre pare-brise - on paie au retour, en fonction du temps passé.
Si vous ne reprenez votre véhicule qu’en soirée, les préposés risquent de ne plus être là. Le lendemain matin, allez régler le stationnement de la veille (normalement, on peut s’adresser à n’importe quel préposé en ville), sinon vous risquez une amende (car les numéros d’immatriculation sont enregistrés quand vous vous garez).
Il suffit parfois de s’éloigner un peu du centre pour se garer gratuitement. Sinon, les parkings en ville ne sont pas très bon marché.

Les routes

- Panaméricaine (ou Ruta 5) : elle traverse le Chili du nord au sud. Elle est en général en excellent état. Elle s'élargit sur quatre voies de Santiago à La Serena et de Santiago à Quellón, la ville située à la pointe sud de l’île de Chiloé. Elle est en général en excellent état et les tronçons abîmés sont très régulièrement réparés. Elle s’élargit sur quatre voies de Santiago à La Serena et de Santiago à Puerto Montt ; elle est alors payante.

- Distances : n’oubliez pas qu’elles sont parfois énormes entre deux villes. Antofagasta est à 1 360 km de Santiago et à près de 400 km de Chañaral par la Panaméricaine. Idem en poussant vers le nord, Iquique est à près de 1 837 km de Santiago !
Entre ces villes, s’étend seulement le désert, traversé par la Panaméricaine. La route, souvent rectiligne, se confond avec le ciel.
Avant de quitter une ville, toujours faire le plein d’essence, on peut ensuite ne plus croiser de station des heures durant. Prévoir de l’eau également et de bonnes lunettes de soleil.

- Évitez de rouler la nuit : notamment à cause de tout ce qui se promène en bord de route sans le moindre éclairage (piétons, vélos, animaux, etc.).

- De plus en plus de routes secondaires sont pavimentadas (asphaltées), les autres sont des caminos de ripio (pistes) dont l’état est en général bon.

- Au sud de Puerto Montt démarre la Carretera Austral (Ruta n° 7), qui se faufile entre la cordillère des Andes et la mer jusqu’au village pionnier de Villa O’Higgins (1 200 km). C’est une route en terre (avec quelques tronçons asphaltés)

Véhicule 4x2 ou 4x4

Le choix du véhicule dépend grandement de ce que vous souhaitez faire et des régions parcourues. Sur les axes principaux, une voiture standard suffit. En revanche, si vous souhaitez être le plus autonome possible, en particulier sur les pistes du Nord et dans la région de San Pedro de Atacama, on ne saurait trop vous conseiller de louer une voiture type SUV, avec des capacités de conduite hors route plus ou moins importantes et une garde au sol plus haute qu’une berline, ou bien un 4x2 – en général un pick-up surélevé à deux roues motrices (ceux qu’utilisent les compagnies minières locales).

Le choix du véhicule dépendra essentiellement de la météo que vous allez rencontrer au cours du voyage. Des pistes parfaitement praticables par temps sec peuvent devenir très difficiles en cas de fortes pluies. En effet, nombre de pistes se résument en trous-cailloux-tôle ondulée.

Le 4x4 revient bien plus cher, en location comme en carburant, et même bien équipé, il s'avère parfois nécessaire de faire appel aux services d’un guide, histoire de ne pas se perdre, voire d’un guide-chauffeur (avec son propre véhicule donc, puisqu’il n’a pas le droit de conduire le vôtre). C’est, par exemple, le cas de la balade au salar de Tara, vers San Pedro et la frontière argentine, où aucun repère ne permet de se diriger (et les GPS pas toujours fiables).

Bon à savoir : la plupart des 4x4 mis en location ne sont pas des 4x4 permanents (pas de différentiel central), ce qui veut dire que vous devez vous-même effectuer le passage de deux roues (H2) en quatre roues motrices (longue H4 ou courte L4). Dans tous les cas, il faut s’arrêter pour passer de 2x4 en 4x4.

Quelques règles importantes à retenir :
- ne jamais rouler en 4x4 sur le goudron ;
- sur piste, préférez rouler en 4x4 long (levier de la boîte de transfert en position H4) pour garder un maximum d’adhérence et avoir un confort de conduite optimum.

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