Je n’ai pas de boule de cristal ! Je n’ai pas de croyance ou de foi en quelque chimère rassurante que ce soit !
Concernant l’inéluctable déplétion des produits pétrolier, je vous invite, tout simplement, à lire la page Wikipédia : c’est ici !
Vous y trouverez ce graphique ;
Vous constaterez que la raréfaction du pétrole conventionnel a déjà commencé. Si l’on prend en considération les boues bitumineuses et le gaz de schiste, le pic est alors atteint en 2018 au lieu de 2008.
Voir le graphique ici ;
Concernant les ersatz de carburant pour les avions, il y a longtemps que les industriels “bossent” dessus ! Parce que, si le transport routier est responsable - en gros - de trois fois plus d’émission, il y a des alternatives (futures), mais pas pour l’avion !
Dans les années 2.000 , les HVO (ou Hydrogenated vegetable oil) étaient certifiés en mélange pour l’aviation. Cela consiste à utiliser des huiles végétales issues de l’agriculture (colza, tournesol, soja, palme, graisses animales…) pour produire des hydrocarbures. Le “Shift Project” à calculé que toute les terres agricoles françaises ne suffiraient pas à répondre aux besoins !
Les biocarburants de seconde génération, BAF pour bio aviation fuel, sont issus de la biomasse. C’est le biokérosène de type BtL (Biomass to Liquid), fabriqué à partir de résidus de bois, pailles de céréales, déchets forestiers. Ces carburants sont certifiés en mélange jusqu’à 50 % depuis 2009. Inconvénient : là encore, échelle de production et surtout investissement massif dans les unités de production !
En 2010, Airbus a fait voler un appareil avec un carburant fabriqué à base d’algues ! Idée géniale qui consiste à capter la carbone avec de l’élevage d’algue avant de le rejeter dans l’atmosphère !
13 ans après, aucune de ces idées n’a atteint le stade de l’industrialisation. Parce que les quantités de carburant à produire sont telles que, A CE JOUR, le pétrole est irremplaçable comme carburant de par sa compacité, son rendement, sa facilité de transport et son coût d’extraction … jusqu’alors !
Toute forme de carburant de substitution a venir devra être fabriqué, ou synthétisé au lieu d’être extrait du sol ! Son coût sera donc par essence (gag !) 8 à 10 fois plus onéreux.