Je crois bien qu’elle a augmenté sa collection . Elle a dû regretter que la bande de Robin Hood ne soit pas là comme dans le Devoluy dans les annnées 2000 pour l’aider à porter un caillou de plus de 1O kilos qu’elle avait jugé particulièrement remarquable . Nous nous étions relayés … Je ne sais pas si elle l’avait présenté à ses élèves pendant ses cours de géologie .
Nous faisons une petite pause pour admirer la vue . Confortablement installée, je dois me pousser un peu pour qu’elle puisse photographier ce rocher qui , selon elle , pourrait inspirer l’un de ses fils , créateur textile .
A part un passage de gué sur des rochers inclinés qui ne m’inspire pas une confiance absolue (je crains, peut-être à tort , qu’ils ne soient glissants , et que la pente ne puisse servir de toboggan), ce qui nous conduit à faire un tout petit détour un peu plus haut , le sentier ne présentera aucune difficulté jusqu’à la fin . Si les torrents avaient été déchaînés, les passages à gué auraient pu être dangereux, voire impossibles . Je vais descendre malgré tout lentement . Certains passages sont raides . Bien qu’ls ne soient pas exposés, je n’ai pas envie de me faire une entorse . J’ignore si ces rochers peuvent être glissants .Théodorine irait sans doute plus vite que moi, mais , après tout, avec une cheville réparée, mieux vaut qu’elle ne fasse pas de chute . Les passages plus exposés m’ont paru vraiment faciles , et bien larges la plupart du temps . La vue est magnifique et l’on aurait
tort de se hâter .
A suivre
calamity.jane42
Nous arrivons bientôt à une gorge creusée par l’Allt Granna . Nous la surplombons d’abord, mais nous allons devoir y descendre , alors qu’elle s’est élargie. Les eaux de l’Allt Grannda sortent de la partie étroite de la gorge par une cascade spectaculaire .
Le sentier , juste avant le pierrier est traversé par un ruisseau juste au bas d’une cascade . La traversée du pierrier ne pose aucun problème . Le sentier reste large et bien stabilisé .Rien à voir avec des sentiers de dahu, pour reprendre une expression de celui que j’appelle "notre
Whymper " . Je savais qu’il en est ainsi en temps normal mais lorsqu’il y a de grosses intempéries, il peut arriver d’après mes souvenirs de randonnées dans les Alpes et les Pyrénées que des familles nombreuses de cailloux déménagent . En ce qui concerne la traversée du ruisseau, cela ne posait aucun problème, le ruisseau étant peu abondant . Mais qu’en était-il à l’automne dernier au moment de la tempête Amy et du déluge qui l’a précédée ?
Nous nous sommes assez longuement arrêtées à cet endroit , en particulier pour prendre de l’eau que j’ai filtrée mais aussi parce que le but était en vue . Deux jeunes gens montaient , eux aussi ont pris de l’eau et nous ont demandé si nous n’avions pas de problèmes . Ils ont dû vraisemblablement songer à leurs grands-mères qu’ils se seraient inquiétés de voir dans un lieu pareil , avec un tel chargement …
La fin de la descente sera plus longue que je ne le prévoyais . A l’arrivée dans le glen Lichd, après avoir franchi l’Allt Grannda, le chemin fait un crochet pour rejoindre un pont permettant de franchir l’Allt an Lapain avant de revenir dans la direction de Glenlichd House et de la mer . Nous avons commencé à nous mettre en quête d’un lieu de bivouac . Les premiers endroits envisagés se sont révélés trop humides . Nous avons cherché finalement plus longtemps que prévu avant de trouver un endroit jugé satisfaisant , un peu au dessus de la rivière . Notre étape était courte mais nous étions toutes les deux satisfaites d’en finir .