La Tunisie, de la Méditerranée aux mers de dunes

Les oasis de plaine, autour de Tozeur

Les oasis de plaine, autour de Tozeur
Claude Hervé-Bazin

La Route 16 atteint Tozeur (35 000 habitants) et sa vaste palmeraie, 250 000 arbres éparpillés sur un millier d’hectares. À l’automne, les lourds régimes de dattes (3-10 kilos) pendent des branches, enveloppés de sacs en plastique. La Tunisie en est le 4e exportateur mondial mais le 1er en termes de revenus, grâce à la deglet nour, si sucrée et si recherchée.

Le modeste musée Eden Palm, consacré à l’épopée du palmier, s’accote à des cuisines où l’on concocte confitures et caramel de dattes, et à un paisible jardin où l’on cultive à l’ancienne légumes, fruitiers et palmiers. Alentours, les parcelles sont moins bien entretenues. Les 200 sources alimentant Tozeur en partie taries, il a fallu creuser jusqu’à la nappe phréatique. Les hôtels et le golf sont trop gourmands en eau et la palmeraie souffre.

De ruelles en cours en passages, les façades aveugles révèlent des parements de briques de terre crue typiques, dessinant de jolis motifs géométriques. On croise ici les silhouettes fantomatiques de femmes en noir, des marchands de tapis, des familles sur le pas de leur porte cloutée, enchâssée de lourds heurtoirs.

Les balades en calèche s’achèvent à l’orée du gentil dédale de la médina. De ruelles en cours, en passages, on croise ici les silhouettes fantomatiques de femmes en noir, de marchands de tapis, de familles sur le pas de leur porte cloutée.

Pour passer derrière le miroir, il faut pénétrer dans l’intimité recréée du Musée des Arts et traditions populaires. Au-delà, de nombreux marabouts, ces tombeaux de saints musulmans, font écho à la vigueur de la foi des habitants. Celui de Sidi Ali Bou Lifa se serre au pied d’un énorme jujubier.

À une vingtaine de kilomètres à l’ouest, Nefta se serre dans sa corbeille, à l’abri du sirocco. Toute une palmeraie y tient au creux d’une main invisible. Nul doute que les enfants s’agglutineront autour de vous, avec leurs roses des sables. C’est dans le Sud tunisien que l’on trouve les plus grosses de ces concrétions de gypse ; certaines atteignent plusieurs tonnes !

Texte : Claude Hervé-Bazin

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