Bus
Ils sillonnent tout le pays et vous mènent dans les
coins les plus reculés pour un prix modique. Demandez systématiquement
un reçu ou un titre de transport.
Trois grandes sociétés de bus, CTM, SATAS et Supratours,
ont des gares routières spécifiques dans les villes importantes. Les
compagnies locales sont souvent meilleur marché, mais la sécurité
laisse à désirer.
Malgré tout, si vous voulez vous plonger au cœur du pays, rien ne remplace les compagnies locales. Les arrêts sont fréquents et prolongés. Il est de coutume de donner un pourboire d'environ 5 Dh (0,50 €) par colis descendu. En principe, les bagages sont facturés en fonction du poids. Présentez-vous longtemps à l'avance car vous ne serez pas seul.
Avec la CTM, pour un prix légèrement supérieur, vous aurez droit à un bus confortable et à un trajet plus direct.
Les bus sont souvent complets.
La Supratours
est une agence privée. Ses services sont excellents. Pour de longs
trajets, nous vous la conseillons car deux chauffeurs se relaient
systématiquement.
La SATAS dessert pratiquement tout le Sud marocain. Tél. : 028-84-24-70.
Auto-stop
Souvent monnayé, il fonctionne principalement sur les grands axes
comme Tanger-Casablanca-Marrakech. N'hésitez pas à demander aux
touristes dans les campings.
La technique consiste à indiquer avec
le doigt la direction de la route que l'on veut prendre et non de lever
le pouce vers le ciel.
Déconseillé aux filles seules.
Voiture de location
Louer une voiture est une excellente solution.
Il existe des sociétés marocaines pratiquant des prix doux. Pour un périple dans le Sud, il est préférable de louer un modèle plus cher mais plus résistant.
ATTENTION, une location de voiture est une affaire délicate.
- Les contrats d'assurance ne vous garantissent plus si vous empruntez une piste avec un véhicule de tourisme.
- Exigez un exemplaire vierge de constat à l'amiable.
- Méfiez-vous des loueurs qui ne procèdent pas aux contrôles élémentaires entre deux locations.
- Ne signez pas votre contrat avant d'avoir vu et vérifié le véhicule, surtout l'état des pneus (y compris la roue de secours) et celui des phares.
- Assurez-vous que le tarif sur lequel vous vous êtes mis d'accord inclut l'assurance et les taxes de 20 %.
- Vérifiez que le réservoir est plein.
- Si vous louez depuis l'étranger, faites-vous confirmer par e-mail ou fax le maximum d'informations.
- Il est vivement conseillé de prendre l'assurance tous risques.
- Concernant l'assurance, il faut savoir que les petites compagnies locales prévoient une franchise d'au moins 6 000 Dh (545 €), mais qu'avec les grandes agences, celle-ci peut aller jusqu'à 12 500 Dh (près de 1 150 €), pour une voiture de catégorie A. C'est important car si vous décidez de ne pas racheter la franchise, ce montant doit être disponible sur votre carte de paiement !
Conduite sur route
On est frappé par l'anarchie totale qui règne aussi bien sur la route que dans la rue. Il y a trois concepts fondamentaux que le conducteur méconnaît complètement : celui de niveau de risque, celui d'anticipation et celui de respect d'autrui.
En 2009, un nouveau code de la route est entré en vigueur. Beaucoup plus répressif en cas d'infraction, il vise à améliorer la sécurité routière en responsabilisant davantage les conducteurs.
Conduire de nuit est vivement déconseillé. La quasi-totalité des cycles sont dépourvus de tout éclairage.
En dehors des villes, tout le danger vient des ânes, vaches, moutons et biquettes, dromadaires... L'usage du klaxon est appréciable. Ne jamais passer entre un animal isolé et ses congénères ; son instinct grégaire lui fera toujours rejoindre son troupeau au moment où vous passez... Attention aussi aux enfants.
Limitation de vitesse et contrôles de police
La vitesse sur route est limitée à 100 km/h. Dans la traversée des agglomérations,
il est interdit de dépasser les 60 km/h et en centre-ville, les 40 km/h.
Compte tenu du grand nombre d'accidents mortels de la circulation, la police marocaine est très présente sur les routes et de plus en plus sévère. Une règle générale : un grand sourire.
Attention ! Les radars fleurissent.
Taxis
Les petits taxis
Ils n'ont pas le droit de sortir des villes. Les tarifs sont très abordables. Ils sont toujours munis d'un compteur. Mais trop de chauffeurs traînent encore des pour l'enclencher. Le cas échéant, rappelez-leur poliment leur obligation à ce sujet. En cas de refus, deux possibilités : essayer avec un autre taxi ou... prendre le taxi, en négociant le prix de la course avant d'embarquer. - Si vous prenez votre taxi à la sortie d'un grand hôtel, vous payerez le prix fort.
Le coût de la prise en charge s'élève à 1,60 Dh (0,15 €) en journée et à 2,40 Dh (0,20 €) à partir de 20h ou 21h jusqu'à 6h du matin.
- À la tombée de la nuit, il y a une majoration légale de 50 %.
- En cas de litige important avec un chauffeur, dites-lui que vous allez à la brigade touristique porter plainte avec son numéro de taxi.
- On ne peut pas monter à plus de trois personnes, enfants compris.
- Ayez toujours de la monnaie. Payer avec un billet de 200, voire de 100 Dh est une gageure.
- Ne généralisez pas nos propos : nous avons rencontré beaucoup plus de chauffeurs intègres que d'escrocs.
Les grands taxis
Ce sont les seuls à pouvoir sortir de leur ville d'attache. Autre différence de taille avec leurs petits cousins : ils sont dépourvus de compteur.
Commencez par chercher le courtier, muni d'un carnet. Il est habilité à vous vendre un billet et à vous placer dans une voiture.
Les courses ont un prix fixe. Les prix sont légèrement supérieurs à ceux des bus, mais pas toujours, et les taxis sont nettement plus confortables. On s'y entasse jusqu'à 6, plus le chauffeur. Assurez-vous que l'on vous demande le même prix qu'aux autres passagers.
Les grands taxis partent quand ils sont complets ; si vous êtes pressé et que le taxi tarde à se remplir, vous pouvez payer pour les places vides afin de partir immédiatement. Vous pouvez acheter les deux places avant pour être tout à votre aise.
Les minibus
On voit de plus en plus ces moyens de transport pour dix à douze personnes, intermédiaires entre le grand taxi et le bus. Plus récents que les grands taxis, ils devraient en principe être plus fiables mais, en pratique, c'est loin d'être le cas.