Madagascar est une île à part. La quatrième plus grande île du monde, l'île Rouge… toutes ces images cachent en fait le sanctuaire d'une nature unique au monde, une mosaïque de peuples issus de migrations proches et lointaines, tournés vers les ancêtres.
À « Mada », la variété des paysages, des hommes et de leurs origines donnent le ton. À l’intérieur du pays, les terres se dénudent peu à peu, les fleuves charrient la latérite rouge comme de gigantesques veines, tandis que les collines et les maisons traditionnelles de pisé font tout le charme des Hautes Terres. Sur la côte est, la pluie, les vents et le souvenir lointain des pirates européens confèrent à cette verte nature une histoire à la Joseph Conrad. Plus au sud, les paysages virent au bush épineux semi-désertique. Dans l’Ouest lointain, la savane piquetée de baobabs rappelle l’Afrique. Et puis, à la pointe nord, Diégo-Suarez conserve les traces du dernier avant-poste de la colonisation française…
Madagascar est aussi le pays des ancêtres. Les Malgaches cultivent les traditions de peuplades venues d'Indonésie et d'Afrique, et qui ont vogué jusqu'à elle pour constituer une mosaïque d'une vingtaine d'ethnies dont les coutumes fascinent encore tous les ethnologues en herbe de la planète.
Séparée du continent africain, l'île a développé des espèces de plantes et d'animaux uniques au monde, dont les adorables lémuriens. Ici, le tourisme de masse ne pointe pas encore à l’horizon. Le fameux mora-mora (« doucement ») est de rigueur et, si l'on en accepte les contraintes, on retrouvera alors un plaisir tout aussi ancestral et souvent oublié : celui du voyageur.