- Situation géographique : Madagascar se trouve dans l'océan
Indien, à 9 000 km de Paris. Les côtes africaines se situent à 400 km à l'ouest,
les Comores et l'île de Mayotte au nord-ouest, l'île Maurice et le département
français de l'île de la Réunion à l'est.
- Capitale : Antananarivo ou Tananarive. 1 million d'habitants
; près de 2 millions pour le grand Tananarive.
- Population : 19,5 millions d'habitants (estimation juillet 2007), et 24 millions d'habitants
prévus en 2015.
- Densité : 30,6 hab./km².
- Superficie : 587 000km² (4 800 km de côtes).
- Espérance de vie : selon les sources, peu fiables, environ 62
ans.
- Langues officielles : le malgache, inspiré du dialecte merina des Hautes
Terres, avec des variantes dialectales régionales. Le français est la 2e
langue officielle, couramment parlée dans les villes, un peu moins dans les
campagnes.
- Monnaie : l'ariary (Ar) a officiellement remplacé le franc malgache (Fmg) depuis janvier 2005.
- Régime : république démocratique à caractère présidentiel.
- Président de la République : Marc Ravalomanana depuis 2002 (réélu fin 2006 pour 5 ans).
- Groupes ethniques : 18 officiellement, sans compter quelques
sous-groupes. Communautés d'Indo-Pakistanais, de Chinois, de Comoriens et d'Européens,
dont la plus forte communauté de Français après celle du Maroc (environ 27 000).
- Religions : culte des ancêtres pour plus de la moitié de la
population, catholicisme et protestantisme à parts égales, sans pour autant
forcément renoncer aux rites traditionnels. Communautés musulmanes également.
Économie
Comprendre comment un pays comme Madagascar s'est appauvri si vite en temps de paix constituerait un sacré casse-tête pour un économiste. Car Madagascar est riche de mille ressources : tous les produits agricoles poussent sous des climats extrêmement variés, le pays possède une flore et une faune uniques au monde, propices au développement du tourisme, et le sol renferme des trésors minéraux.
Dans la précipitation de la décolonisation, le rejet de la France à partir de 1972 et l'investissement à outrance n'ont pas permis de réaliser l'industrialisation du pays. La perte de moyens financiers et de compétences humaines mettent rapidement le système économique, industriel et agricole issus de la colonisation dans un état de délabrement qui entraîne la population vers un appauvrissement rapide.
Les années 1980 sont celles de l'inflation et d'une dette abyssale, et Madagascar devient dépendante de l'aide internationale.
Le tourisme apporte un sursaut économique à la fin des années 1990, mais la crise politique de 2002 vient balayer les timides espoirs économiques, et entraîne la poursuite de la débâcle économique (inflation, paralysie de l'activité, baisse des recettes du commerce extérieur, licenciements ...).
Plus de 50 % des Malgaches vivent en-deçà du seuil de pauvreté et le salaire minimum tourne autour de 20 € par mois.
L'instabilité politique, la lourdeur de bureaucratie et la timidité des banques freinent le développement du tourisme. Les difficultés de déplacement et les coupures de courant font face à la volonté des habitants de promouvoir les beautés de leur île.