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Carte d’identité Madagascar

- Situation géographique : dans l'océan Indien, à 9 000 km de Paris, à 400 km à l'est des côtes africaines, au sud des Comores et de Mayotte, à l'ouest de l'île Maurice et de La Réunion.
- Population : environ 20 millions d'habitants (estimation juillet 2008) et 27 millions d'habitants prévus en 2023.
- Densité : 34,1 hab./km².
- Superficie : 587 000 km² (4 800 km de côtes).
- Espérance de vie : selon les sources, peu fiables, à peine 60 ans.
- Capitale : Antananarivo (Tananarive). 1,6 million d'habitants ; près de 2 millions pour le grand Tananarive.
- Langues officielles : le malgache et le français.
  Monnaie : l'ariary a officiellement remplacé le franc malgache depuis janvier 2005.
- Régime : république démocratique à caractère présidentiel.
- Président de la Haute Autorité de transition : Andry Rajoelina depuis 2009, pour théoriquement 2 ans.
- Premier ministre : Albert Camille Vital.
- Groupes ethniques : 18 officiellement, sans compter quelques sous-groupes. Communautés d'Indo-Pakistanais, de Chinois, de Comoriens et d'Européens, dont une forte communauté de Français (environ 25 000).
- Religions : culte des ancêtres, catholicisme et protestantisme, sans pour autant forcément renoncer aux rites traditionnels. Communautés musulmanes également.
- Indice de développement humain : 0,435 (135e rang mondial).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la réserve naturelle intégrale des Tsingy de Bemaraha (1990), la colline royale d'Ambohimanga (2001), les forêts de l'Atsinanana (2007).

Économie

Comprendre comment Madagascar s'est appauvrie si vite en temps de paix constituerait un casse-tête pour un économiste.
L'île est riche de mille ressources : climats extrêmement variés, flore et faune uniques au monde, propices au développement du tourisme, et trésors minéraux.
Dans la précipitation de la décolonisation, le rejet de la France à partir de 1972 et l'investissement à outrance ne permettent pas de poursuivre l'industrialisation. La perte de moyens financiers et de compétences humaines mettent le système économique industriel et agricole issu de la colonisation dans un état de délabrement qui entraîne la population vers un appauvrissement rapide, proportionnellement inverse à l'enrichissement de la classe dirigeante. Durant les années 1980, l'inflation entraîne une baisse importante du pouvoir d'achat, la dette est abyssale, et Madagascar devient dépendante de l'aide internationale.
Le sursaut économique de la fin des années 1990, dû essentiellement à la création de zones franches et à l'ouverture au tourisme, offre un certain regain de croissance.
La crise politique de 2002 vient balayer les timides espoirs économiques, mettant fin aux années de croissance.
Un plan de rattrapage (2007-2012) est lancé afin de booster l'économie et d'attirer les investisseurs étrangers. Un décollage du commerce extérieur semble se dessiner, mais un décalage flagrant persiste entre les efforts macroéconomiques menés et les retombées sur la population.
Le tourisme ne s'est pas envolé comme il aurait dû. Le manque de fiabilité des institutions, la lourdeur de la bureaucratie, la timidité des banques et... l'instabilité politique ont fait reculer bien des investisseurs. L'île ne parvient toujours pas à jouer son rôle de locomotive : prix globalement surestimés, difficulté de déplacement, infrastructures défaillantes alimentent le malaise global.



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