Carte d'identité Madagascar

- Population : environ 24,5 millions d'habitants (estimation 2017).
- Superficie : 587 295 km² (4 800 km de côtes).
- Densité : 42,4 hab./km².
- Espérance de vie : environ 65 ans.
- Capitale : Antananarivo (Tananarive, environ 2 millions d'habitants).
- Langues officielles : malgache et français.
- Monnaie : l'ariary.
- Régime : république démocratique à caractère présidentiel.
- Président de la République : Hery Rajaonarimampianina, élu en 2013. Nouvelles élections en principen 2018.
- Groupes ethniques : 18 officiellement, sans compter quelques sous-groupes. Communautés d'Indo-Pakistanais, de Chinois, de Comoriens et d'Européens, dont beaucoup de Français (environ 20 000).
- Religions : catholicisme, protestantisme, islam, ainsi que rites traditionnels et culte des ancêtres.
- Indice de développement humain : 0,512 (162e rang mondial), plus de 90 % des emplois dans le secteur informel.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la réserve naturelle intégrale des Tsingy de Bemaraha (1990) ; la colline royale d’Ambohimanga (2001) ; les forêts humides de l’Atsinanana (2007).

Économie

Comprendre comment Madagascar s'est appauvrie si vite en temps de paix constituerait un cas d'école pour les économistes.

C’est avec la décolonisation du pays que débute le déclin de l’île.

Tous les produits agricoles y poussent sous des climats extrêmement variés, le pays possède une flore et une faune uniques au monde propices au développement du tourisme, et le sol renferme des trésors minéraux. Sans parler des milliers de kilomètres de côtes offrant aux filets des pêcheurs du poisson à foison.

Mais dans la précipitation de la décolonisation, mal préparée, le manque soudain de cadres et de sources de financement voient rapidement le système économique industriel et agricole se délabrer.

Après le sursaut...

Les années 1990, marquées par la chute de Ratsiraka, voient une certaine libéralisation économique du pays. Las, les investisseurs, échaudés, ne suivent guère et ce n’est qu’au terme de la décennie qu’un sursaut de la croissance est enfin observé. Il est motivé essentiellement par la création de zones franches (exportation de textiles) et l’ouverture au tourisme.

... les rechutes à répétition

La crise politique de 2002 voit le pays s’enfoncer dans une grave crise économique. Divers plans visant au développement rapide et durable du pays sont proposés.

Contrairement aux espoirs suscités, la libéralisation des échanges entraîne une inflation galopante, particulièrement sensible sur les produits importés.

Malgré l’annulation d’une partie de la dette de Madagascar par le G8 en 2005, le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer, et le gouffre qui sépare 95 % des Malgaches des classes nanties continue de se creuser.

Perspectives actuelles

Marc Ravalomanana a fait entrer son pays dans une économie de marché pure et dure, où l’argent est roi, dans un tissu économique encore essentiellement rural (80 % de la population vit de l’agriculture, qui représente un tiers du PIB), où le troc reste monnaie courante et où une grande partie de la population souffre de malnutrition. Confrontée à l’efficacité du productivisme global, la Grande Île n’est pas en mesure de se défendre dans la course à la concurrence. Ses taux de productivité son bien trop faibles, ses infrastructures aussi.
Le renversement de Ravalomanana en 2009 par Andry Rajoelina, qui présida la transition jusqu’en 2013, n’a certes rien arrangé. Ni l’arrivée au pouvoir du président Hery Rajaonarimampianina la même année, pourtant économiste et ancien ministre des Finances.
Sans compter les tempêtes tropicales et autres pluies ravageuses ou... sécheresses qui laissent toujours leur lot de dégâts et pertes humaines derrière elles.

Le tourisme à Madagascar

Espéré comme une planche de salut dans les années 1990, le tourisme à Mada n’a pas décollé comme il aurait pu, se classant loin derrière ses voisines l’île Maurice et La Réunion. Figure de proue en la matière, Nosy Be s’est bien développée et propose aujourd’hui quelques superbes établissements hôteliers, mais les taux d’occupation y culminent au mieux à 25 % (et souvent moins de 10 %), quand ce n’est pas 15-20 % pour l’ensemble de l’île.

Le manque de fiabilité des institutions et des infrastructures, la lourdeur de la bureaucratie, la timidité des banques, l’instabilité politique et sociale, la difficulté des déplacements et surtout l’insécurité dans l’ensemble du pays ont fait reculer bien des investisseurs et des touristes. Naturellement, les aléas climatiques (cyclones) n’aident pas.

Le gouvernement a annoncé en 2016 un énième plan pour moderniser l’aéroport d’Ivato et une privatisation progressive d’Air Madagascar, les transports restant l’un des points noirs du tourisme à Madagascar.

Services voyage



Forum Madagascar

Voir tous les messages

FILTRER LE FORUM SUR UN THÈME

Les dernières discussions du forum Madagascar

Ils cherchent un compagnon de voyage

Voir toutes les annonces

Vous cherchez un compagnon de voyage pour un trek, un voyage itinérant ou un tour du monde ? Un routard pour louer avec vous une maison à l'autre bout de la terre ?

Petites annonces Madagascar

Voir toutes les annonces

Déposez gratuitement vos annonces concernant la vente, l'achat, l'échange ou le don de guides, cartes, sacs, objets utiles, souvenirs de voyage...

Actus Madagascar

Agenda Madagascar

Madagascar Les articles à lire