Transports Madagascar

Distances

Les distances sont importantes entre les villes et l’état du réseau routier n’est pas extraordinaire. Sur les quelque 50 000 km de routes du pays, à peine plus de 10 % sont goudronnés ! Et encore, ces 10 % sont-ils souvent constellés de nids de poules ou même de zébus... Le reste se partage entre des grandes pistes pleines d’ornières et de petites pistes complètement cabossées. Ces dernières sont souvent impraticables en saison des pluies (de novembre à avril).

Dans tous les cas, les nationales ne permettent que rarement d’atteindre une moyenne de 50 km/h ; elle tourne même souvent plus vers 30 km/h. Quant aux pistes, tout dépend de la météo...

Bref, les distances s’évaluent en temps de trajet et non en kilomètres.

Taxi-brousse, mode d'emploi

De tous les modes de transport de l’île, le taxi-brousse est le plus typique, le moins cher et, donc, le plus populaire... mais aussi le plus dangereux vu l’état des véhicules et la manière de conduire des chauffeurs. C’est le seul moyen de déplacement pour la majorité des Malgaches qui ne peuvent se payer ni voiture ni voyage en avion. Les taxis-brousse sillonnent l’essentiel du pays, en tout cas sur les liaisons rentables. Certains vont jusqu’au fin fond de la brousse mais, là, les départs sont rares.

On s’étonne de voir certains véhicules rouler encore... Les pannes, petites ou grosses, sont fréquentes (euphémisme !), mais l’ingéniosité des Malgaches en matière de mécanique leur permet de mener leurs véhicules jusqu’à leur dernier souffle. Toujours bondé et parfois surchargé à en dépasser l’entendement, le taxi-brousse reste un excellent moyen de côtoyer de (très) près la population locale...

Les différents types de taxi-brousse

Sous le terme général de « taxi-brousse », on désigne tout véhicule de transport en commun reliant un lieu à un autre. Les plus courants, notamment pour les longues distances, sont des minibus asiatiques aux places théoriquement limitées (3 personnes par banquette).
Toutefois, pour les trajets intra-régionaux, même longs et nocturnes, il est autorisé 1 personne supplémentaire par banquette... Et beaucoup plus si le chauffeur paye le bakchich escompté aux contrôles de police ! Dès qu’on sort des sentiers battus, les 404 bâchées, 504 breaks, bus Tata, voire des 4x4 – Land Cruiser ou camions Mercedes – se substituent aux vans habituels. Dans ces cas-là, il n’est pas rare de s’y retrouver entassés à plus de 20, sans compter les bagages ! À réserver aux petits ou moyens trajets, donc.
Globalement, les compagnies régionales sont moins rapides et moins confortables : elles s’arrêtent plus et empilent davantage de passagers. A contrario, les compagnies nationales comme Kofmad sont plus agréables.

Réservation et choix des places

Il important, pour les longs trajets de réserver sa place en passant la veille au stationnement des taxis-brousse. Préférez toujours un minibus ou un break familial et évitez le transport en « bâché », vraiment trop éprouvant à l’arrière.
Pour plus de confort, il est toujours possible d'acheter deux places pour être moins serré, mais il faudra ensuite réussir à faire respecter ce choix.

La sécurité

Soyez toujours vigilant sur les conditions de sécurité : chauffeur ivre ou mort de fatigue, manière de rouler, véhicule en décrépitude, surcharge... Des accidents se produisent régulièrement, notamment sur la RN 7 (Tana-Tuléar) et la RN 2 (Tana-Tamatave). Prudence, donc.
Depuis quelques années, surtout au sud de l’île, des bandes armées arrêtent les taxis-brousse pour les détrousser. La nuit, des convois de taxis-brousse sont accompagnés par des gardes armés. Ça ne rigole pas. Mieux vaut dans tous les cas voyager de jour.

Les « horaires » et tarifs

Le trafic obéit à de vraies logiques d'exploitation. Les taxis n'arrivent théoriquement jamais à destination de nuit, ce qui détermine leur heure de départ. Cela dit, hormis sur les longues distances, on ne peut pas vraiment parler d'horaires : les véhicules ne partent généralement que lorsqu'ils sont pleins, souvent 1h ou 2h après l’heure annoncée... Chaque ligne ayant ses règles et ses contraintes, le mieux est de se renseigner auprès des autres usagers.

Les prix sont fixes pour chaque type de voiture, pour toutes les places, et ils ne se marchandent pas.

Avion

La compagnie nationale Air Madagascar possède un assez bon réseau intérieur qui permet de pallier les difficultés ou l'absence de liaison routière dans certaines régions.

Pour répondre à la première doléance, Air Madagascar offre de fortes réductions sur les vols intérieurs à ceux qui prennent leur vol international chez eux (50 % avec Easy Pass !). C’est cependant moins intéressant si on vient de La Réunion.

Concernant les retards, la situation a récemment atteint son paroxysme. Il n’est ainsi pas rare qu’un vol soit repoussé une, deux ou même trois fois en 15 jours. Voilà pourquoi, il est essentiel de vérifier par téléphone l’horaire de son prochain vol (qu’il soit national ou international) la veille au soir : le programme de vol du lendemain peut changer jusqu’à 19h environ ! Vous pourrez aussi laisser vos coordonnées (numéro de portable par exemple) à l’agence Air Madagascar de la localité où vous vous trouvez, afin d’être – normalement – prévenu (par SMS) d’éventuelles modifications horaires. Les annulations sont moins fréquentes, sauf en saison des pluies, mais attention aux départs anticipés de quelques heures... pas si rares !

Il faut faire vos réservations au plus tôt si vous partez en haute saison (vacances scolaires), car certains vols sont complets plusieurs mois à l’avance. Ne jamais hésiter à s’inscrire sur une liste d’attente (voire plusieurs).

- ATTENTION : en cas de correspondance, mieux vaut prévoir une solide marge horaire entre deux vols, car les retards, voire les annulations pures et simples (surtout en saison des pluies), sont fréquents. Il est absolument indispensable d’envisager au minimum une nuit à Tananarive avant votre vol international de retour.

Location de véhicules

Vous trouverez dans toutes les grandes villes ou stations touristiques des tour-opérateurs et des agences proposant la location de voitures. La plupart du temps, celles-ci vous seront proposées avec un chauffeur, qui pourra s’avérer être parfois aussi un guide et surtout un bon mécanicien en cas de problème. Les hôtels peuvent également faire jouer un réseau souvent un peu moins cher mais sans assurance. Les berlines sont abordables, mais un 4x4 s’avère souvent nécessaire sur les pistes, et là les prix sont assez élevés.

Vous pourrez également trouver à louer des voitures sans chauffeur, mais il est préférable d’être déjà rompu à la conduite à Madagascar.

Transports partagés

Un excellent moyen de se déplacer à travers le pays à moindre coût. Plus cher que le taxi-brousse mais plus sûr, plus confortable et moins onéreux que l’avion. Ça vaut le coup d’étudier la question ! Direction le site internet covoiturage-madagascar.com pour entrer en contact avec de futurs partenaires de route. On recommande aussi le site transmadagascar.com, basé sur le même principe, mais tous modes de transports confondus.

Taxis-ville, taxis-be et taxis spéciaux

- Les taxis-ville sont très nombreux dans la majorité des grandes villes. Les taxis n’ont jamais de compteur et le tarif doit être fixé en montant, mais les chauffeurs sont rarement malhonnêtes. Une course tourne souvent autour de 5 000 Ar en ville, parfois 3 000 Ar seulement. Ne mégotez pas pour quelques ariary car, si le taxi appartient parfois au chauffeur, la plupart du temps il est loué, le chauffeur devant reverser chaque fin de journée entre 4 et 6 € à son loueur. Selon les villes, les taxis peuvent être individuels (prix du taxi pour une course) ou collectifs.

- Les taxis-be sont des véhicules de transport en commun, de type minibus, qui relient un quartier à un autre. Il est souvent très difficile de les utiliser si l'on ne connaît pas les lignes. En revanche, c'est très bon marché.

- Vous pourrez parfois avoir besoin de taxis spéciaux : il s'agit d'un taxi-ville que vous louerez, pour vous seul, à l'heure ou à la journée. Utile pour explorer une ville ou ses environs. Les tarifs varient un peu selon les régions et l’état des routes, mais tournent en général autour de 120 000-150 000 Ar la journée.

Tuk-tuks

Introduits à Madagascar depuis une petite dizaine d’années, ils tendent à gagner du terrain dans nombre de grandes et moins grandes villes. Consommant très peu d’essence, ils permettent de proposer des passages pour presque rien : 500 Ar, le plus souvent, dans un centre-ville, et 1 000 Ar pour se rendre en périphérie (tarifs doubles de nuit en général).

Train

Deux lignes relient Tananarive à Antsirabe et à Tamatave, et il est question qu’elles acceptent un jour des passagers (et pas seulement des marchandises), mais le projet ne semble pas avancer, alors que la gare de Tananarive est prête.
La ligne Fianarantsoa-Manakara quant à elle (train FCE ou Fianarantsoa-côte est) est à nouveau sur les rails. Mais ce trajet est aussi superbe qu’éprouvant et aléatoire. On y découvre des paysages hallucinants, escarpés, forestiers et spectaculaires.
Compter 40 000 Ar en 1re classe (25 000 Ar de ticket et 15 000 Ar de réservation obligatoire pour les étrangers), 30 000 Ar en 2e classe.

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