De Sancerre aux abords de Nantes, la Loire, le plus long des fleuves français, imprime sa douceur de vivre à des paysages enluminés. Grasses prairies vert sombre, moissons dorées, coteaux calcaires, taillis giboyeux et reflets des saules dans les douves des châteaux de la Loire respirent une prospérité tranquille.
La Loire des châteaux est largement ouverte aux influences mais n’en retient aucune. La Loire est « fleuve françois » par excellence. Elle siège exactement au centre du pays et ses riverains.
Les châteaux de la Loire s’élèvent dans le saint des saints de l’esprit français, dans une cocagne heureuse qui résume le génie de notre nation : belles-lettres, architectures somptueuses, vins plaisants... Notre grand fleuve est une racine plongée dans le passé de France. On rencontre là tous ceux qui ont eu du goût, du génie, du panache... À commencer par nos rois.
Les châteaux de la Loire sont les légataires universels des derniers Valois. Ils y célébrèrent avec faste les noces de la Renaissance et du goût français. Chambord, ville suspendue à ses 365 clochetons, cheminées et fenêtres ; Chenonceau, gracieux château-pont sur le Cher où folâtrait Diane de Poitiers ; Blois et son Moyen Âge revu par la Renaissance ; le palais d’Amboise hissé sur ses remparts.
Tous les 20 km, un nouveau miracle apparaît. Et sa grâce rejaillit sur toute la campagne, dans une harmonieuse ordonnance de belles pierres blanches coiffées d’ardoises, de cités douces embuées d’or.