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Châteaux de la Loire

Itinéraires conseillés

La vallée de la Loire

- Blois : le château, la maison de la magie Robert-Houdin, les vieux quartiers.
- Le château de Chambord et le parc.
- Le château de Cheverny et le château de Beauregard.
- Chaumont-sur-Loire : le château et les jardins.

Le Vendômois

- Vendôme
- Lavardin
- Les grottes de Trôo

L'Orléanais

- Le val de Loire, de Beaugency à Orléans : Beaugency, Meung et son château, la basilique Notre-Dame à Cléry-Saint-André.
- Orléans : cathédrale Sainte-Croix, musée des Beaux-Arts, hôtel Cabu, maison de Jeanne-d'Arc, centre Charles-Péguy, muséum des sciences naturelles, parc floral de la Source.
- Autour d'Orléans : Olivet et les bords du Loiret, château de Chamerolles, Combreux et la forêt d'Orléans, Sully-sur-Loire, Gien et son château.

La Touraine

- Tours : cathédrale Saint-Gatien, musée des Beaux-Arts, musée du Compagnonnage, manufacture Le Manach, le centre autour de la place Plumereau.
- La vallée de la Loire, de Tours à Amboise.
- Chenonceau et son château.
- Azay-le-Rideau.
- Chinon, Bourgueuil et les vignobles.

Chasses en Sologne

A deux pas d’Orléans, la bourgeoise, et de Blois, la limpide, la Loire enferme en son méandre une étrange forêt vierge : la Sologne. 500 000 hectares d’air pur et de vie sauvage, de futaies gothiques et d’étangs miroitants. Un désert humain, mais une Babel animale. La Sologne, un territoire attachant de forêts, de landes, mais aussi de cultures un peu maigrichonnes. La région fut défrichée sous le Second Empire. On y planta des arbres et pour supprimer les marais, on créa des étangs (ils sont rarement naturels). La terre et l’eau sont étroitement mêlées, formant ces étangs secrets, à peine signalés par un envol de canards. Jadis, les rois avaient leur réserve de chasse, comme à Chambord, où on compte aujourd’hui plus de 500 cerfs et sangliers sur les 4 000 hectares du domaine. De nos jours, ce sont chasses présidentielles ou privées. Car, à part quelques parcs et réserves, la Sologne est dévolue à la chasse. Elle se transforme 5 mois par an en champ de tir, où, bien souvent, on ne fait finalement que canarder son poulailler (!), en lâchant des milliers de faisans, de colverts tout juste sortis des cages.

Un musée écologique en plein air

Cependant, la Sologne reste une région à part, une destination en soi, un petit paradis préservé pour se mettre au vert. La meilleure période, bien sûr, est l’automne, où les paysages se font chatoyants et magiques. De plus, la région est fine gastronome, possédant des spécialités plutôt délicieuses. Il y a le gibier bien sûr, mais aussi les champignons, les asperges, les galettes de pommes de terre et la tarte tatin, le pâté de potiron et la routie au vin (pain rôti trempé dans un vin sucré au miel, un régal !).

Si vous aimez la nature, il faut aller visiter le domaine de Ciran, un vaste site de 300 hectares fonctionnant comme un véritable musée écologique en plein air. Il a obtenu en 1994 le statut de Conservatoire de la Faune sauvage : forêt, étangs, landes et faunes en totale liberté. La balade est agréable et instructive. Un peu plus loin à Ligny-le-Ribault, on trouve l’écomusée du Vieux Ligny. Un passionnant petit musée consacré aux métiers disparus et aux anciennes traditions régionales. Tél. : 02-38-45-43-60 ou 74. Internet : www.amis-du-vieux-ligny.asso.fr.

Les sœurs Tatin

Arrêt obligatoire à Lamotte-Beuvron, une bourgade sans charme particulier, mais surtout célèbre pour ses deux soeurs : Caroline et Stéphanie. Rien à voir avec les Grimaldi. Lamotte est le fief des Tatin, créatrices de la fameuse tarte aux pommes à l’envers. La légende dit que lors d’un coup de feu, dans leur resto, l’une des deux cuisinières oublia de garnir son moule de pâte avant d’y jeter les pommes. Pour rattraper son erreur, elle disposa la pâte par-dessus.

Aujourd’hui, l’hôtel-restaurant Tatin (5, avenue de Vierzon, soit face à la gare, tél. : 02-54-88-00-03) perpétue la tradition et conserve encore le four d’origine dans lequel fut créée la tarte. Les puristes vous diront que la vraie tarte Tatin se sert nature, sans crème. Les Lamottois ont d’ailleurs créé une confrérie des lichonneux de la tarte tatin qui fustige les falsificateurs et décerne une médaille et un diplôme aux nouveaux intronisés.

Une histoire d’amour

On passe en Sologne berrichonne, un territoire parfaitement délimité, royaume de rêve hanté par Le Grand Meaulnes, dont les paysages ne sont que landes de bruyères, étangs, marais et forêts. La Chapelle-d’Angillon est son fief, celui de Henri Alban Fournier. Il vivait ici. Pendant 8 ans, il fut éperdument amoureux d’une jeune fille croisée sur les quais parisiens. Cette belle jeune fille devint l’héroïne de son roman. L’auteur fut tué dans une tranchée de la Première Guerre mondiale.
Non loin de là, il faut s’arrêter à Aubigny-sur-Nère, la cité des Stuarts et de l’alliance écossaise. Il fait bon se promener dans cette ville, pleine de maisons à colombages. De l’église Saint-Martin au château des Stuarts, on peut découvrir de nombreuses belles façades du XVIe siècle.
On peut terminer son périple par un charmant village typique et une gourmandise : les sablés de Nançay, une recette inventée en 1953 par Jacques Fleurier, suite à une erreur (encore !). Aujourd’hui, ils en fabriquent 10 tonnes par mois. Boulangerie Fleurier : place de l’Église. Tél. : 02-48-51-81-19.





 



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